Pratiquer une oeuvre de miséricorde chaque mois pour nous préparer aux JMJ

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Dans son message pour les JMJ 2016 de Cracovie, le pape François nous propose de préparer cette grande rencontre par un moyen très concret : choisir une oeuvre de miséricorde corporelle et une oeuvre de miséricorde spirituelle à mettre en pratique chaque mois. Ecoutons-le et en avant !

J’aime bien associer les Béatitudes évangéliques et le chapitre 25 de Matthieu, où Jésus présente les oeuvres de miséricorde et déclare que nous serons jugés sur la base de celles-ci. Je vous invite donc à redécouvrir les oeuvres de miséricorde corporelle :

  • nourrir les affamés,
  • donner à boire à ceux qui ont soif,
  • vêtir celui qui est nu,
  • accueillir l’étranger,
  • assister les malades,
  • visiter les prisonniers,
  • ensevelir les morts.

N’oublions pas non plus les oeuvres de miséricorde spirituelle :

  • conseiller ceux qui sont dans le doute,
  • enseigner ceux qui sont dans l’ignorance,
  • reprendre les pécheurs,
  • consoler les affligés,
  • pardonner les offenses,
  • supporter avec patience les personnes importunes,
  • prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

Comme vous pouvez le remarquer, la miséricorde n’est pas synonyme de « bonnisme » ni de pur sentimentalisme. En elle se vérifie l’authenticité de notre identité de disciples de Jésus et notre crédibilité en tant que chrétiens dans le monde d’aujourd’hui.

Je vous propose, chers jeunes qui êtes très concrets – pour chacun des sept premiers mois de l’année 2016 –, de choisir une oeuvre de miséricorde corporelle et une oeuvre de miséricorde spirituelle à mettre en pratique chaque mois. Laissez-vous inspirer par la prière de sainte Faustine, humble apôtre de la Miséricorde Divine pour notre temps :

« Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide […] pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes […] pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon […] pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions […] pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude […] pour que mon coeur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain […] (Journal, 163).

Le message de la Divine Miséricorde est donc un programme de vie très concret et exigeant parce qu’il implique des oeuvres. Et l’une des oeuvres de miséricorde plus évidente, mais aussi plus difficile à mettre en pratique, est sans aucun doute de pardonner à ceux qui nous ont offensés, ceux qui nous ont fait du mal, ceux que nous considérons comme nos ennemis. « Bien souvent, il nous semble difficile de pardonner ! Cependant, le pardon est le moyen déposé dans nos mains fragiles pour atteindre la paix du coeur. Se défaire de la rancoeur, de la colère, de la violence et de la vengeance, est la condition nécessaire pour vivre heureux » (Misericordiae Vultus, 9).

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