Jeudi Saint : l’agonie de Notre Seigneur

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Vivre le triduum avec son coeur…

Les psaumes et les sentiments du Coeur de Jésus

Après la Cène, Notre Seigneur monte avec ses disciples jusqu’au jardin des oliviers, puis, demeuré seul, il entre en agonie, voyant tous les péchés de chaque homme dans le passé, le présent et le futur, péchés dont il va porter le poids, et il voit également la somme impressionnante de souffrances qu’il lui faudra subir pour nous racheter. Et, dans un acte d’amour incroyable, il s’offre pour toute cette oeuvre de Salut. Le psaume 87 nous fait entrer dans l’angoisse du coeur de Jésus en cette heure…

J Tissot, Brooklyn Museum, L’agonie de Notre Seigneur
Seigneur, mon Dieu et mon salut, dans cette nuit où je crie en ta présence,
que ma prière parvienne jusqu’à toi, ouvre l’oreille à ma plainte.
Car mon âme est rassasiée de malheur, ma vie est au bord de l’abîme ;
on me voit déjà descendre à la fosse, je suis comme un homme fini.
Ma place est parmi les morts, avec ceux que l’on a tués, enterrés, ceux dont tu n’as plus souvenir, qui sont exclus, et loin de ta main.
Tu m’as mis au plus profond de la fosse, en des lieux engloutis, ténébreux ;
le poids de ta colère m’écrase, tu déverses tes flots contre moi.
Tu éloignes de moi mes amis, tu m’as rendu abominable pour eux ; enfermé, je n’ai pas d’issue :
à force de souffrir, mes yeux s’éteignent. Je t’appelle, Seigneur, tout le jour, je tends les mains vers toi :
fais-tu des miracles pour les morts ? leur ombre se dresse-t-elle pour t’acclamer ?
Qui parlera de ton amour dans la tombe, de ta fidélité au royaume de la mort ?
Connaît-on dans les ténèbres tes miracles, et ta justice, au pays de l’oubli ?
Moi, je crie vers toi, Seigneur ; dès le matin, ma prière te cherche :
pourquoi me rejeter, Seigneur, pourquoi me cacher ta face ?
Malheureux, frappé à mort depuis l’enfance, je n’en peux plus d’endurer tes fléaux ;
sur moi, ont déferlé tes orages : tes effrois m’ont réduit au silence.
Ils me cernent comme l’eau tout le jour, ensemble ils se referment sur moi.
Tu éloignes de moi amis et familiers ; ma compagne, c’est la ténèbre.

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