Mercredi Saint : la trahison de Judas

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Vivre le triduum avec son coeur

Les psaumes et les sentiments du Coeur de Jésus
Le baiser de Judas, J Tissot, Brooklyn Museum

Le mercredi saint, nous chantons à l’office du milieu du jour le psaume 54, qui annonce la trahison de Judas que nous méditons en ce jour. Nous rappelons en effet ce jour où Judas fut allé voir les pharisiens pour convenir du prix pour sa trahison…

Mon Dieu, écoute ma prière, n’écarte pas ma demande. *
Exauce-moi, je t’en prie, réponds-moi ; inquiet, je me plains,
Je suis troublé par les cris de l’ennemi et les injures des méchants ; *
ils me chargent de crimes, pleins de rage, ils m’accusent.
Mon coeur se tord en moi, la peur de la mort tombe sur moi ; *
crainte et tremblement me pénètrent, un frisson me saisit.
Alors, j’ai dit : « Qui me donnera des ailes de colombe ? +
Je volerais en lieu sûr ; *
loin, très loin, je m’enfuirais pour chercher asile au désert. »
J’ai hâte d’avoir un abri contre ce grand vent de tempête ! *
Divise-les, Seigneur, mets la confusion dans leur langage !
Car je vois dans la ville discorde et violence : *
de jour et de nuit, elles tournent en haut de ses remparts.
Au-dedans, crimes et malheurs ;
au-dedans, c’est la ruine : *
fraude et brutalité ne quittent plus ses rues.
Si l’insulte me venait d’un ennemi, je pourrais l’endurer ; *
si mon rival s’élevait contre moi, je pourrais me dérober.
Mais toi, un homme de mon rang, mon familier, mon intime ! *
Que notre entente était bonne,
quand nous allions d’un même pas dans la maison de Dieu !
Pour moi, je crie vers Dieu ; le Seigneur me sauvera. *
Le soir et le matin et à midi, je me plains, je suis inquiet. Et Dieu a entendu ma voix,
il m’apporte la paix. *
Il me délivre dans le combat que je menais ; ils étaient une foule autour de moi.
Que Dieu entende et qu’il réponde, lui qui règne dès l’origine, *
à ceux-là qui ne changent pas, et ne craignent pas Dieu.
Un traître a porté la main sur ses amis, profané son alliance : +
il montre un visage séduisant, mais son coeur fait la guerre ; *
sa parole est plus suave qu’un parfum, mais elle est un poignard.
Décharge ton fardeau sur le Seigneur : il prendra soin de toi. *
Jamais il ne permettra que le juste s’écroule.
Et toi, Dieu, tu les précipites au fond de la tombe, +
ces hommes qui tuent et qui mentent. *
Ils s’en iront dans la force de l’âge ; moi, je m’appuie sur toi !

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