Unité des esprits dans la vérité, union des cœurs dans la charité

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3) La troisième rubrique : consigne spirituelle : Mon Dieu, faites l’unité des esprits dans la vérité et l’union des cœurs dans la charité !

            Au cours du mois de janvier a lieu la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, du 18 au 25 janvier. Il est donc important d’orienter notre consigne de cordée en fonction de cette grande et urgente intention, qui hantait le cœur du Pape Jean-Paul II, mais aussi de tous les autres Papes du vingtième siècle dont notre Pape François. Nous ne devons pas nous résigner au fait de la division des chrétiens. Ce n’est pas ce que Jésus veut. Notre Fondateur nous rappelait souvent le chapitre 17 de l’évangile selon Saint Jean, qui rapporte l’ultime prière de Jésus à Son Père avant de souffrir Sa Passion. L’unité pour laquelle Jésus prie Son Père trouve son fondement dans l’UN des Personnes divines. Les Personnes du Père, du Fils et du Saint-Esprit sont bien distinctes mais, cependant, elles sont UN. Nous pouvons souligner que cet UN est au singulier (un seul Dieu) alors que les Personnes divines sont au pluriel. Jésus demande à Son Père que nous soyons UN comme Son Père et Lui sont UN. En ce mois de Janvier, demandons au Saint Esprit d’éclairer notre intelligence sur le mystère de l’UN divin et de l’UN ecclésial. Les baptisés sont plusieurs, mais en Jésus-Christ ils doivent être UN! Saint Augustin a compris ce mystère grâce à Saint Paul : l’Eglise est le Christ Total. En participant à l’UN du Christ total, nous participons aussi à l’UN divin.

            Le baptême est le sacrement qui nous fait entrer dans le mystère du Christ Total. La division des chrétiens est donc, comme l’a rappelé le Concile Vatican II, un scandale. Nous professons l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique et nous donnons aux non-chrétiens le contre-témoignage de disciples de Jésus divisés !

            La prière que nos Fondateurs désiraient que nous disions chaque jour révèle la double dimension de l’unité des chrétiens : l’unité des esprits dans la vérité et l’union des cœurs dans la charité. Demandons, chaque jour, à Dieu cette unité pour l’Eglise. Saint Jean-Paul II a parlé de la splendeur de la Vérité. Le démon, père du mensonge, est le diviseur. Le mensonge divise, la vérité unit !

            L’unité dans la Vérité révélée, c’est : l’adhésion aux 12 articles du Credo et aux dogmes promulgués par l’Eglise, qui en donnent la sûre  interprétation ; l’adhésion aux 10 commandements de Dieu et aux enseignements donnés avec autorité pour éclairer notre conscience morale ; la vie spirituelle et liturgique par la fidélité aux 7 sacrements institués par Jésus ; la prière du Notre-Père. L’unité dans la Vérité révélée, c’est aussi l’acceptation de la structure hiérarchique de l’Eglise fondée par Jésus : Pierre et le collège des 12 apôtres, auxquels succèdent, par le ministère ecclésial, le Pape et les évêques. Ne nous lassons pas de prier et d’offrir pour cette unité des esprits dans la vérité.

            L’union des cœurs dans la charité est indissociable de l’unité dans la vérité. Soyons en notre Eglise, qui est sous la menace d’une grande tempête, des témoins de l’Amour. L’œcuménisme selon Vatican II est animé, c’est évident, par le primat de la charité. Nos frères orthodoxes, protestants et anglicans ne sont pas responsables des divisions dont nous souffrons tous.

            Tout en étant fidèles, chaque jour, à la prière de notre consigne de cordée : « mon Dieu, faites l’unité des esprits dans la vérité et l’union des cœurs dans la charité », gravons en nos cœurs cette devise dont on ne connaît pas avec certitude l’auteur : « in necessariis unitas, in dubbiis libertas, in omnibus caritas » = dans le nécessaire : unité, dans le doute : liberté, en tout : charité. Vivons cette devise, nous demeurerons dans la sérénité. Les choses nécessaires concernent les valeurs non négociables, qui ne peuvent pas être remises en question. Les doutes, les choses indéterminées concernent les domaines où chacun peut suivre librement un engagement différent (politique, social, économie). La charité, quant à elle, concerne toute notre vie, toutes nos relations et tous nos engagements.

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