Février 2017 : Pour la conversion de la France et la fidélité à notre baptême

Prions, souffrons, offrons pour la conversion de la France et décidons-nous pour la fidélité aux promesses de notre baptême !

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Bien chers amis, bien chers jeunes amis,

Le premier mois de l’année « justice-sainteté » vient de se terminer. Avons-nous pris la ferme résolution d’obéir aux commandements de Dieu et de vivre selon les Béatitudes qui ont été proposées à notre méditation en ce dernier dimanche du mois de janvier ? Notre Famille Missionnaire et un bon nombre de nos amis ont participé à la Marche pour la Vie à Paris. Le nombre des participants n’est pas encore très élevé : 50 000, mais il est loin d’être insignifiant ! Tous ont été impressionnés par la jeunesse des marcheurs pour la vie. Les jeunes aiment la vie humaine et veulent la défendre de sa conception à son terme naturel. Merci, bien chers jeunes !

Vendredi 27 janvier a eu lieu à Washington la 44ème édition de la Marche pour la Vie. Les manifestants «pro-vie», venus de tous les Etats, ont marché entre la Maison Blanche et la Cour Suprême, alors que «le nouveau contexte politique leur est favorable». Parmi eux, le vice-président Mike Pence ainsi que des élus républicains, le cardinal Timothy Dolan de New-York et Kellyanne Conway, conseillère de Donald Trump. Le nouveau président avait estimé, avant la Marche, que ce rassemblement pourrait surpasser en nombre la Marche des femmes qui a eu lieu le 21 janvier : « Il y aura 300, 400, 500, 600 000 personnes et vous ne pourrez rien lire là-dessus », a-t-il affirmé, « accusant les médias de ne pas couvrir l’évènement en raison de leur partialité ». « Beaucoup de gens s’attendent à ce que ce soit la plus grande Marche pour la vie depuis longtemps » a pour sa part déclaré Chris Gast, de l’association Right to Life of Michigan.

La France, quant à elle, s’enfonce dans une législation de plus en plus anti-vie. La motion de rejet du délit d’entrave à l’avortement a été votée, ce jeudi 26 janvier, par 24 députés de gauche. 17 députés seulement ont voté pour cette motion de rejet. 41 députés ont participé au vote ! Où sont les défenseurs de la vie ? Le courageux député-maire d’Orange, Mr Jacques Bompard a déclaré à l’Assemblée nationale : « Avec votre loi les 50 000 personnes de la Marche Pour La Vie seraient poursuivies ! »

Prier, souffrir et offrir pour la conversion de la France est bien une urgence ! Réveillons-nous et désirons ardemment la fidélité retrouvée de la France aux promesses de son baptême. Nos approfondissements des récollections de Foyers, en ce premier trimestre, sont sur ce sujet. Nous vous invitons à visionner la vidéo sur la vocation et la mission de la France (à voir ici). La Fille aînée de l’Eglise, cependant, ne sera fidèle aux promesses de son baptême que si les baptisés sont fidèles. Levons-nous ! Allons !

I- Avant de commencer…

Prière d’introduction :

 Viens Esprit de sainteté… Notre Père… Je vous salue MarieNotre-Dame des Neiges, priez pour nous. Saint Joseph, St Théophane, Ste Claudine, Bx Martyrs de l’Eucharistie d’Aubenas, Ste Véronique, Ste Agathe, Ste Bernadette, Bse Anne-Catherine, Sts Cyrille et Méthode, St Claude, Bse Jacinthe, Bse Henriette, St Gabriel de l’Addolorata, Saints Patrons et Saints Anges gardiens.

Efforts : un effort concret quotidien en vue de la fidélité à notre baptême.

Parole de Dieu : Rm 6, 3-11.

Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

II – Approfondissement des rubriques du carnet de Cordée

            1) La première rubrique du carnet de cordée : discipline.

            Après l’hygiène, nos Fondateurs ont inscrit : Mauvais exemples. Faisons effort pour ne pas donner de mauvais exemples et combattons l’esprit critique.

            2) La deuxième rubrique : prévisions.

            Préparons la Fête de Notre-Dame de Lourdes et prévoyons de visiter un ou des malades et une ou des personnes âgées ou isolées. N’oublions pas enfin de préparer l’entrée en ce prochain carême, le mercredi des cendres, 1er mars 2017.

            3) La troisième rubrique : consigne spirituelle.

Prions, souffrons et offrons pour la conversion de la France et désirons avec conviction la fidélité aux promesses de notre baptême.

Voulons-nous vraiment la conversion de la France, Fille aînée de l’Eglise? Prenons-en les moyens et comprenons que cette conversion est liée à notre propre fidélité. Prier, souffrir et offrir ne suffit pas. Saint Jean-Paul II nous a appelés à la fidélité aux promesses de notre baptême, fidélité qui ne peut être obtenue qu’avec la grâce de Dieu.

            Dans sa première rencontre avec la France (fin mai-début juin 1980), Jean-Paul II disait : «Voici que se présente devant mes yeux la France, Mère des saints au long de tant de générations et de siècles. Oh combien je désire qu’ils reviennent tous dans notre siècle, et dans notre génération, à la mesure de ses besoins et de ses responsabilités !». Le sommet de sa première visite avait eu lieu au Bourget. Au cours de l’homélie de la Messe, il avait osé poser cette question : « France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême? » En 1986 à Lyon, St Jean-Paul II avait martelé : « Eglise qui es à Lyon, souviens-toi de ta ferveur première… Et toi, Eglise qui es en France souviens-toi de ton baptême… souviens-toi de l’Amour de Dieu… souviens-toi de l’Esprit-Saint qui t’habite« .

            Avant de poser sa question fondamentale du Bourget, Jean-Paul II avait dit : «L’homme en marche vers le progrès n’a-t-il pas pris un seul chemin, le plus facile, et n’a-t-il pas négligé l’alliance avec la sagesse éternelle ? Il n’existe qu’un problème, celui de notre fidélité à l’alliance avec la sagesse éternelle, qui est source d’une vraie culture, c’est-à-dire de la croissance de l’homme, et celui de la fidélité aux promesses de notre baptême».

Benoît XVI, le 11 juin 2012 à Rome, avait commenté les questions posées par le célébrant à celui qui allait être baptisé : «Pour vivre dans la liberté des enfants de Dieu, rejetez-vous le péché ?». « Aujourd’hui, disait Benoît XVI, liberté et vie chrétienne vont dans des directions opposées » et il semble qu’« être chrétien est un esclavage » alors que la liberté consisterait à « s’émanciper de la foi chrétienne et de Dieu ». En réalité, cette « apparente liberté dans l’émancipation de Dieu » devient immédiatement «esclavage des multiples dictatures du temps», qu’il faut suivre pour « rester à la hauteur » du temps.

            «Pour échapper au pouvoir du péché, rejetez-vous ce qui conduit au mal ?», deuxième interrogation. Pour Benoît XVI, le « pouvoir du péché » est comme «un type de culture, une façon de vivre où ce n’est pas la vérité qui compte mais l’apparence, l’effet, la sensation», une culture où «la vérité ne compte pas, et où même si apparemment on veut révéler toute la vérité, seules priment la sensation et l’esprit de calomnie et de destruction». Cette culture, poursuivait Benoît XVI, « ne cherche pas le bien », et « le mensonge y est revêtu des habits de la vérité ». Elle recherche seulement « le bien-être matériel » et elle « nie Dieu ». La renonciation du baptême est donc «renonciation à un type de culture qui est anti-culture, contre le Christ et contre Dieu ». Etre baptisé, c’est «s’émanciper, se libérer de cette culture». La décision du baptême « dure toute la vie », elle est ce «non» à la culture dominante, réalisé chaque jour, « en dépit des sacrifices ». Le chrétien dit «non», soulignait Benoît XVI, parce qu’il dit «oui», un «oui» fondamental, « le «oui» de l’amour et de la vérité ». C’est ce que montre la troisième renonciation – «rejetez-vous Satan qui est l’auteur du péché?» : il y a, explique-t-il, un «oui» à Dieu et un «non» au pouvoir du Malin « qui veut se faire Dieu de ce monde » alors qu’«il est seulement l’adversaire». Puisse ce lumineux commentaire nous aider à vivre en ce monde où sévit une anti-culture contre le Christ et contre Dieu ! Que notre oui soit oui, que notre non soit non (Mt 5, 37).

            Notre Pape François disait, le dimanche 23 juin 2013 avant l’angélus : « Combien de personnes paient cher leur engagement pour la vérité ! Combien d’hommes justes préfèrent aller à contre-courant pour ne pas renier la voix de la conscience, la voix de la vérité, des personnes droites qui n’ont pas peur d’aller à contre-courant ! Et nous, nous ne devons pas avoir peur ! N’ayez pas peur d’aller à contre-courant. Quand on veut vous voler votre espérance, quand on vous propose ces valeurs qui sont avariées, des valeurs comme un mauvais repas et quand un repas est mauvais, il nous fait mal, ces valeurs nous font mal. Nous devons aller à contre-courant ! Et vous, les jeunes, vous êtes les premiers. Allez à contre-courant et ayez cette fierté d’aller justement à contre-courant. En avant, soyez courageux et allez à contre-courant ! Et soyez fiers de le faire !» Nous n’avons pas le droit d’être inertes, passifs, mous, non réactifs alors que la France est en train d’être totalement déconstruite ! Allons à contre-courant et soyons fiers de le faire pour Jésus, pour la Vérité, pour l’évangile, pour Dieu notre Père, fondement ultime de la Loi naturelle, pour rebâtir la France dans la fidélité aux promesses de son baptême !

            4) La quatrième rubrique : formation.

            Dans notre neuvaine de mois pour les vocations, nous avons choisi, ce mois-ci, l’exercice des vertus de confiance et d’abandon. Ces vertus sont très importantes pour vivre l’esprit d’enfance. Elles nous aideront à ne pas nous décourager en ces temps de crise, de confusion et de division. En 1945, Jésus disait au « petit Van » au Viet-Nam : «Van, n’oublie pas le pays que J’aime le plus, tu entends ?….Le pays qui a produit la première petite fleur qui, depuis, en a engendré beaucoup d’autres… Cette petite fleur, c’est celle que J’ai choisie pour être ta sœur aînée, Thérèse… Van, considère cette fleur-là et comprends ceci : c’est en France que mon amour s’est tout d’abord manifesté. Hélas ! Mon enfant, pendant que le flot de cet amour coulait par la France et l’univers, la France sacrilègement l’a fait dériver dans l’amour du monde, de sorte qu’il va diminuant peu à peu. C’est pourquoi la France est malheureuse. Mais, mon enfant, la France est toujours le pays que J’aime particulièrement. J’y rétablirai mon amour. Et pour commencer à répandre sur elle mon amour, Je n’attends désormais qu’une chose : que l’on m’offre suffisamment de prières. Alors, mon enfant, de la France, mon amour s’étendra dans le monde. Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout… Surtout, prie pour les prêtres de France, car c’est par eux que J’affermirai en ce pays le «Règne de mon Amour….» Puisse cette prophétie nous garder dans la confiance et dans l’abandon à la divine Providence. Dieu veut la conversion de la France. Elle adviendra !

            Autre formation: Vidéo sur l’identité et la mission de la France ici.

 

            5) La cinquième rubrique : action.

           Faire connaître la vocation et la mission de la France et inviter les baptisés à la fidélité aux promesses de leur baptême. Il ne s’agit pas, bien sûr, de vouloir faire revivre un passé révolu, ni de rechercher un repli identitaire en se fermant aux autres cultures et religions. La fidélité de la France aux promesses de son baptême lui permettra d’être une Nation ouverte aux autres Nations en exerçant sa mission dont nous parlerons le mois prochain : être éducatrice des peuples.

 

Prière : Seigneur Jésus, apprenez-nous à être généreux, à vous servir comme vous le méritez, à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher de repos, à nous dépenser sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que nous faisons votre sainte volonté.

Ô Notre-Dame, nous nous confions en vous, en votre obédience bénie et en votre garde très spéciale. Aujourd’hui et chaque jour nous vous confions nos âmes et nos corps. Nous vous confions tout notre espoir et toute notre consolation, toutes nos angoisses et nos misères, notre vie et la fin de notre vie, pour que, par votre très sainte intercession et par vos mérites, toutes nos actions soient dirigées et disposées selon votre volonté et celle de votre Fils. Amen.

 

Nous vous souhaitons un bon mois de février et je vous assure des prières et de l’affection de Mère Magdeleine et de tous nos frères et sœurs. Je vous bénis affectueusement en confiant à vos prières toutes nos intentions et en vous remerciant de vous associer à notre neuvaine de mois pour les vocations.

                                                                                                Père Bernard

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