Mars 2017 : Pour un Carême d’amour !

Que faire et faire faire pendant le Carême ? Mais la belle aventure de l’amour !

 

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Bien chers amis, bien chers jeunes amis,

                        Nous avons parlé, dans nos consignes précédentes, de la tempête qui menaçait l’Eglise. Sommes-nous entrés dans cette grande tempête ? Bien des évènements peuvent le faire penser. Les parlementaires français viennent de voter une loi en grave contradiction avec la Loi naturelle : l’avortement, non seulement est devenu un droit fondamental, mais ceux qui agiront pour inviter les mamans à garder leur enfant et qui s’opposeront à ce soi-disant droit fondamental seront condamnés par la loi !!! La confusion grandit dans notre Eglise catholique. Des voix se font de plus en plus entendre pour demander la communion aux divorcés remariés, le mariage des prêtres et le sacerdoce des femmes. Le Magistère, pourtant, a été très clair pour répondre par la négative à ces demandes. Dans le dernier numéro de civiltà cattolica, un article signé du Père Pani, Jésuite, sème de nouvelles confusions en laissant croire que l’on pourrait à nouveau ouvrir le débat sur la question de l’ordination sacerdotale des femmes. Or, le Père Pani écrit lui-même dans cet article : « A la Pentecôte 1994, le Pape Jean-Paul II résumait dans la lettre apostolique « Ordinatio sacerdotalis» l’aboutissement d’une série d’interventions magistérielles précédentes (dont «Inter insigniores») concluant que Jésus n’avait choisi que des hommes pour le ministère sacerdotal. Donc, l’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Église». La Congrégation pour la Doctrine de la foi, quelque temps après, écrit encore le Père Pani, répondait à cette question : « Peut-on considérer que l’ordinatio sacerdotalis fait partie du dépôt de la foi? » par une réponse «affirmative, qui signifiait que la doctrine était qualifiée d’« infallibiliter proposita », devant «être tenue, toujours et partout par tous les fidèles». Pourquoi ce Père Jésuite invoque-t-il les difficultés de réception de cette réponse, qui aurait soi-disant créé des «tensions» dans les rapports entre Magistère et Théologie ? Pourquoi laisse-t-il croire aux fidèles que l’Eglise pourrait à présent ordonner des femmes ?

            Beaucoup de fidèles à Lyon sont troublés par la décision du Père Gréa, qui dans sa lettre à ses paroissiens a écrit, ce dimanche 19 février 2017 : “Heureux comme prêtre je suis convaincu d’être appelé par Dieu pour ce beau ministère. Il y a quelques temps, j’ai commencé à construire une relation avec une femme avec laquelle je pense que Dieu m’appelle à vivre. Je découvre une joie insoupçonnée qui me semble dans la continuité de ce que j’ai vécu jusque là en me donnant corps et âme à votre service. J’ai souhaité être en vérité avec l’Eglise en disant ma joie d’être prêtre et mon désir de me marier.” L’Eglise n’a jamais accepté le mariage des prêtres, mais a accepté et accepte l’ordination d’hommes mariés. Il n’est pas juste de parler de «continuité» pour un prêtre qui décide de se marier. Prions beaucoup pour ce prêtre, mais rappelons la Tradition de l’Eglise et l’enseignement du Magistère. Ne nous laissons pas décourager par la crise actuelle. Approfondissons davantage encore le Catéchisme de l’Eglise Catholique et soyons des témoins de Jésus qui n’abandonne pas Son Eglise. Prions et faisons prier pour notre Pape, nos évêques, nos prêtres et nos diacres et désirons plus ardemment encore l’unité des chrétiens dans la vérité et la charité.

I- Avant de commencer…

Prière d’introduction :

Viens Esprit de sainteté… Notre Père… Je vous salue Marie… Saint Joseph, Saint Casimir, Sainte Colette, St Dominique Savio, St Clément-Marie, Sainte Louise, St Patrick, St Cyrille de Jérusalem, Marie Marthe Chambon, Sts Patrons et Anges gardiens.

Efforts : l’amour commence à la maison ! (Mère Térésa).

Parole de Dieu : 1 Co 13.

« J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant. Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité. »  1Co 13

II – Approfondissement des rubriques du carnet de Cordée

            1) La première rubrique du carnet de cordée : discipline.

            Après les mauvais exemples, nos Père et Mère ont inscrit : Gant de crin, expression qui signifie : «correction fraternelle». Le gant de crin doit toujours être fait dans l’amour, l’humilité et la vérité en vue du bien de nos frères et sœurs. N’oublions pas de considérer que les autres sont meilleurs que nous. Demandons aux Cœurs de Jésus et de Marie l’énergie d’amour pour ne pas être timides ou faibles et vouloir le vrai bien de nos frères et sœurs.

            2) La deuxième rubrique : prévisions.

           Comprenons l’importance des petites obédiences qui peuvent faire grandir nos frères et sœurs. Sans prévisions concrètes, nous ne pourrons pas vivre un bon et saint carême.

            3) La troisième rubrique : consigne spirituelle.

          Mère Marie-Augusta disait : « Que faire et faire faire pour le carême ? Mais la belle aventure de l’Amour ! Aimons et faisons aimer. Jésus en sera heureux car son Père sera glorifié. Secouons l’inertie venant du trop-plein de soi-même. Les désirs ne manquent pas, la bonne volonté non plus, mais il faut la constance, la persévérance, l’Amour. Qu’importe les temps d’action, d’arrêt, de force, de faiblesse, si c’est toujours temps d’amour. Et Lui, Jésus, nous aime toujours. Plus nous aimerons, plus notre vie sera féconde, plus elle sera la vie d’amour de Jésus ! Restons bien dépendants, enfants, abandonnés, doux, patients, toujours confiants et attachés à l’amour des nôtres. Nous devons faire la joie de Jésus, être à Lui, tout à Lui, rien qu’à Lui, pour les âmes, grâce au cœur brûlant de Jésus ! »

            Voici comment notre Père Fondateur commentait cette consigne spirituelle de Mère Marie-Augusta : « J’avais donné quelques consignes de carême. Je m’étais étendu sur la conversion et la pratique de la pénitence au service de la charité et du développement de l’amour. Ainsi la pénitence elle-même avait ce but : apprendre à aimer, et c’est cela qui comptait par-dessus tout : aimer. Il fallait éviter l’orgueil du pharisien qui « jeûne deux fois la semaine » (Lc 18,12) ou bien une austérité «vieillotte » étroite et triste. Mère Marie-Augusta savait ce qu’elle devait faire et faire faire en ce carême 1948, c’était la belle aventure de l’Amour: aimer et faire aimer. C’est ainsi que Notre-Seigneur serait heureux et que le Père céleste serait glorifié. Pourquoi parler d’aventure de l’amour ? Parce que la poursuite de l’amour authentique, divin, est aux yeux des hommes quelque chose de risqué ! De même la prise au sérieux de l’Evangile et de ses conseils qui entraîne dans l’aventure évangélique ! La découverte et la conquête de l’amour, c’est la plus belle aventure où, sans compter sur des moyens humains, sur des assurances terrestres, on poursuit, à la lumière de la Parole de Dieu, mais dans la nuit de la Foi, la conquête de ce Royaume de l’Amour qu’est le Royaume céleste. Cette conquête c’est, l’on peut dire, la grande aventure de Dieu Lui-même qui a créé et crée encore, et de plus en plus, des âmes immortelles pour que beaucoup d’esprits répondent par l’amour à Son Amour créateur, tandis qu’inversement Satan, dans sa rageuse aventure, combat sans cesse, même en sachant bien qu’il sera vaincu en définitive, ce Royaume d’Amour dont il est exclu par sa jalousie orgueilleuse. La belle aventure de l’Amour est une exploration pleine de découvertes toujours plus splendides, dépassant toute imagination humaine. Et on est sûr, dans cette aventure, d’aboutir à la joie de la vue de Dieu Lui-même, en même temps que l’on entraîne beaucoup d’autres âmes dans la réalisation de l’Unité avec Jésus le Fils qui est « UN » avec son Père ».

       Puisse cette consigne de cordée, avec les mots mêmes de nos Père et Mère, nous permettre de vivre un saint carême, malgré la crise et les confusions actuelles, dans la joie de l’Esprit et la communion profonde au Cœur de Jésus en vue du Salut des âmes !

            4) La quatrième rubrique : formation. la Parole de Dieu.

Notre Pape François, dans son message de carême, écrit : «Chers frères et sœurs, le Carême est un temps favorable pour nous renouveler dans la rencontre avec le Christ vivant dans sa Parole, dans ses Sacrements et dans le prochain. Le Seigneur qui – au cours des quarante jours passés dans le désert a vaincu les pièges du Tentateur – nous montre le chemin à suivre. Que l’Esprit Saint nous aide à accomplir un vrai chemin de conversion pour redécouvrir le don de la Parole de Dieu, être purifiés du péché qui nous aveugle et servir le Christ présent dans nos frères dans le besoin. J’encourage tous les fidèles à manifester ce renouvellement spirituel en participant également aux campagnes de Carême promues par de nombreux organismes ecclésiaux visant à faire grandir la culture de la rencontre au sein de l’unique famille humaine. Prions les uns pour les autres afin que participant à la victoire du Christ nous sachions ouvrir nos portes aux faibles et aux pauvres. Ainsi nous pourrons vivre et témoigner en plénitude de la joie pascale.

Autre Formation : Forum de Sens sur Luther et l’œcuménisme. Nous vous invitons à visionner les interventions de notre dernier Forum de Sens que vous trouverez ICI !

Ci-dessous, la vidéo d’introduction au Forum.

 

            5) La cinquième rubrique : action.

         Dans son message de carême, notre Pape François dit encore : «Le Carême est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination sûre : la Pâques de la  Résurrection, la victoire du Christ sur la mort. Et ce temps nous adresse toujours un appel pressant à la conversion : le chrétien est appelé à revenir à Dieu «de tout son cœur» (Jl 2,12) pour ne pas se contenter d’une vie médiocre, mais grandir dans l’amitié avec le Seigneur. Jésus est l’ami fidèle qui ne nous abandonne jamais, car même lorsque nous péchons, il attend patiemment notre retour à Lui et, par cette attente, il manifeste sa volonté de pardon. Le Carême est le moment favorable pour intensifier la vie de l’esprit grâce aux moyens sacrés que l’Eglise nous offre: le jeûne, la prière et l’aumône. A la base de tout il y a la Parole de Dieu, que nous sommes invités à écouter et à méditer avec davantage d’assiduité en cette période. Je voudrais ici m’arrêter en particulier sur l’homme riche et le pauvre Lazare (cf. Lc 16,19-31). Laissons-nous inspirer par ce récit si important qui, en nous exhortant à une conversion sincère, nous offre la clé pour comprendre comment agir afin d’atteindre le vrai bonheur et la vie éternelle.

Rappelons encore les trois œuvres du temps du carême : la prière, le jeûne et l’aumône. L’Eglise nous demande deux jours de jeûne et d’abstinence: le mercredi des cendres et le vendredi saint. Les vendredis de carême sont des jours d’abstinence. Ce que l’Eglise nous demande n’est pas au-delà de nos forces. Soyons donc fidèles à ces petits sacrifices qui nous aideront à être plus unis à Jésus souffrant et aimant pour nous. Méditons bien l’évangile du mercredi des cendres. Jésus nous révèle les dispositions dans lesquelles nous devons prier, jeûner et faire l’aumône : non en faisant sonner de la trompette afin d’être glorifiés par les hommes, mais en agissant sans nous faire remarquer. Notre Père qui voit dans le secret nous récompensera. N’oublions pas notre consigne de cordée : que faire et faire faire pendant le carême ? mais la belle aventure de l’Amour ! La prière, le jeûne et l’aumône, accomplis sans amour, ne porteraient aucun fruit spirituel !

 

Je vous assure des prières et de l’affection de Mère Magdeleine et de tous nos frères et sœurs et je vous bénis affectueusement en confiant à vos prières toutes nos intentions, les vocations et le sanctuaire du Cœur Immaculé de Marie. Nous vous remercions de vos prières et de votre générosité et nous vous assurons de nos prières journalières.

                                                                                                Père Bernard

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