Mort en préchant le Carême…

31 mars 2017 : Bienheureux Bonaventure Tornielli (Fr. Clément-Marie)

Né en 1411, Bonaventure entra dans l’Ordre des Servites, et devint prieur du couvent de Rome. Après une année de retraite dans la solitude, le Pape Sixte IV lui donna le titre de prédicateur pontifical pour l’évangélisation des foules. Il parcourut ainsi en missionnaire les régions de la Vénétie et de l’Étrurie. Par ses prédications et par ses exemples, il amenait les fidèles à la pratique des vertus, et surtout de la pénitence. En 1488, il fut nommé vicaire général de son ordre. Il accepta avec obéissance cette nouvelle charge, qu’il remplit avec sagesse et fidélité, sans renoncer à la prédication.

En 1491, il prêchait le carême à Udine. Épuisé par les austérités et par l’âge, il mourut le jeudi saint, 31 mars. Ses reliques furent transférées plus tard à Venise, où elles sont aujourd’hui vénérées. Voilà à peu près tout ce que l’on sait sur ce bienheureux !

Puisqu’il est mort en prêchant le carême, nous pouvons relire ce que dit le concile Vatican II dans la Constitution sur la liturgie, au sujet du carême. On y rappelle « Le double caractère du temps du Carême », à savoir surtout la commémoration ou la préparation du baptême et la pénitence, deux dimensions par lesquelles ce temps « invite plus instamment les fidèles à écouter la parole de Dieu et à vaquer à la prière, et les dispose ainsi à célébrer le mystère pascal ».[1] Au sujet de la pénitence que le bienheureux Bonaventure Tornielli a beaucoup prêchée et vécue, le concile ajoute encore que, dans la catéchèse, « on inculquera aux esprits des fidèles, en même temps que les conséquences sociales du péché, cette nature propre de la pénitence, qui déteste le péché en tant qu’il est une offense à Dieu ; on ne passera pas sous silence le rôle de l’Eglise dans l’action pénitentielle, et on insistera sur la prière pour les pécheurs. »[2] Il est important aujourd’hui de souligner cette définition de la pénitence : la détestation du péché en tant qu’il est une offense à Dieu. Demandons pour nous-mêmes ce véritable esprit de pénitence, qui seul peut appeler la miséricorde de Dieu.

Enfin, soulignons que le bienheureux Bonaventure Tornielli est mort un jeudi saint, comme Mère Marie-Augusta. Dans trois jours, nous commencerons notre neuvaine avec nos fondateurs, du dimanche de la Passion au jeudi saint. Que cette neuvaine centrée sur Jésus et sa Passion, guidés par le Père et notre Mère, nous entraîne à les imiter pour suivre Jésus avec eux !

 

[1] Sacrosanctum Concilium, nº 109

[2] Idem

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