Votre devoir est de prier Dieu, comme le mien est de vous protéger !

2 mars 2017 (Jeudi après les Cendres) Bienheureux Charles le Bon  (Fr. Xavier)

L’Eglise nous fait vivre le saint temps du carême pour que nous nous replacions sur le chemin de la vie. C’est pourquoi elle nous rappelle le Deutéronome où Dieu nous dit en ce jour : « choisis la vie. Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. » Le chemin de la vie ne réside que dans l’amour du Seigneur notre Dieu, qui passe nécessairement par l’écoute de sa parole, c’est-à-dire de l’obéissance à ses commandements. Le reste n’est qu’un chemin de mort. Arrachons-nous à nous-mêmes. Aussi demandons aux saints de choisir la vie comme l’a  fait le Bienheureux Charles le Bon.

Le Bienheureux Charles le Bon, quatrième fils du roi de Danemark, saint Canut, naquit vers 1083. Son père ayant été martyrisé par ses propres sujets, il fut orphelin à 5 ans. Il devint comte de Flandre. Il participa à la première croisade. Il a un grand souci de son peuple aussi il demeure simple et modeste dans son comportement et réduit ses propres dépenses pour diminuer les impôts du peuple. Il institua la « paix de Dieu », rendant tout conflit interdit pendant toute la durée du carême. Un jour l’abbé de St-Bertin, ayant une plainte à formuler à propos d’une terre dont l’abbaye avait hérité, s’étant présenté au comte le jour de l’Épiphanie, ce dernier lui reprocha de n’être pas présent en son abbaye alors qu’un messager aurait suffi pour transmettre la plainte. Il lui dit : « Votre devoir est de prier Dieu, comme le mien est de vous protéger. »

L’hiver 1126-1127 est particulièrement rigoureux en Flandre : tous les blés de la contrée gèlent. Charles prend, pendant cette période de famine, des mesures de salut public qui se révèlent efficaces. Il empêche que le grain soit vendu à des prix excessifs, ordonne que la moitié des semis à planter soient des semis de pois et de fèves, qui arrivent à maturité plus rapidement que les blés, visite les greniers des riches et organise la distribution de leurs grains en les vendant à coût modéré, faisant reverser le bénéfice à leurs propriétaires légitimes. Il distribue pain et argent, et interdit la fabrication de la bière. Durant la famine, il vendit ses biens pour nourrir chaque jour cent pauvres de la ville. Sa bonté lui fit des amis chez les pauvres et sa justice lui attira la haine des grands de ce monde qui l’assassinèrent le 2 mars 1127 pendant la messe du mercredi des Cendres dans l’église Saint-Donatien de Bruges (Belgique). Ce bon père des Flandres est pleuré par son peuple. On l’invoque pour guérir les fièvres.

Que le bienheureux Charles le Bon nous aide à vivre une grande bonté envers les plus pauvres et nous permette à nous, les consacrés, d’être plus attachés à notre devoir de prière pour la sanctification du monde. Que pendant ce carême nous rejetions vigoureusement tout ce qui nous détourne inutilement de notre union avec Dieu.

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