Nous espérions…

19 avril 2017 : Mercredi de Pâques – Saint Léon IX (Fr. Jean-Régis)

Toute cette semaine, la liturgie nous donne de méditer sur les différentes apparitions de Jésus ressuscité aux Apôtres et aux saintes femmes. Les attitudes des uns et des autres sont si différentes : hier Marie-Magdeleine se tenait auprès du tombeau cherchant Celui que son cœur aime. Aujourd’hui, nous voyons deux disciples qui préfèrent quitter et s’éloigner de Jérusalem.

« Nous espérions… » (Lc 24.21). Ce verbe au passé dit tout : nous avons cru, nous avons suivi, nous avons espéré…, mais maintenant tout est fini. Ils sont tristes et découragés. Combien nous pouvons aisément voir notre propre expérience dans celle de ces deux disciples. Les soucis et les difficultés de la vie, les limites de notre nature et de notre caractère peuvent tant nous décourager alors que Jésus chemine toujours à nos côtés. Que ce récit des disciples d’Emmaüs nous stimule pour que les grâces reçues en ce Triduum ne soient pas un simple feu de paille mais portent beaucoup de fruits. Chaque jour, nous rencontrons Jésus réellement vivant, ressuscité, dans l’eucharistie. Ne faisons pas à Jésus l’injure et la peine de douter de Lui. Oui, que notre cœur est lent à croire ! Que la belle aventure de l’amour que Mère Marie-Augusta nous a invités à vivre en ce temps de carême puisse non pas s’arrêter en ce temps pascal mais au contraire, qu’elle puisse s’intensifier et se développer avec la force que Jésus ressuscité veut nous transmettre !

Aujourd’hui, nous faisons mémoire du pape saint Léon IX, pape alsacien. Après avoir été pendant 25 ans archevêque de Toul, il sera pendant 5 années le 150ème successeur de Saint Pierre. Malgré toutes ses entreprises, il ne pourra pas éviter le schisme d’Orient de 1054. Les anathèmes réciproques lancés entre le patriarche de Constantinople et le Pape de Rome ne seront levés que le 7 décembre 1965 par le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras pour purifier la mémoire et ouvrir la voie vers l’unité. St Léon se dépensa à réformer l’Eglise et le clergé, notamment en évitant les pratiques de la simonie qui achetait les charges épiscopales et monastiques. Il sut s’entourer de grands et fervents collaborateurs dont le futur Grégoire VII. C’est pourquoi St Léon IX est aussi appelé le Père de la réforme grégorienne. En ce jour, prions spécialement Saint Léon IX pour notre pape François et pour l’unité de l’Eglise.

Enfin, en ce temps pascal, partageons les dispositions et l’invitation du psalmiste : « Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face. Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu ! »

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