Dieu, notre Père, n’a pas besoin d’actes grandioses et extraordinaires. Il ne demande que l’amour.

18 mai 2017 : Bse Blandine Merten (Fr Xavier)

        

Maria-Magdalena (Marie-Madeleine) Merten naît à Duppenweiler (diocèse de Trèves) en Allemagne en 1883, neuvième de onze enfants. Ses parents sont de simples fermiers qui lui inculquent une vie de foi profonde. Dès son enfance, elle passe pour “un ange” de modestie, de douceur et de pureté. De 1902 à 1908, elle exerce le métier d’institutrice avec dévouement et compétence. Mais, elle pense qu’elle servirait encore mieux les enfants dans la vie religieuse. Aussi, à 25 ans, elle entre chez les Ursulines du Mont-Calvaire (Calvarienberg) où elle prend le nom de Blandine. Avec les petites filles et les jeunes adolescentes dont elle a la charge, elle sait allier bonté et fermeté. Sa spiritualité est simple ; elle aime à répéter : « Celui qui aime Dieu n’a pas besoin d’accomplir des actions exceptionnellement élevées ; il lui suffit d’aimer. » Cette sentence de sœur Blandine nous donne la clef de sa vie profondément sainte. A son devoir d’état accompli avec une grande conscience, elle joint ce qui fait le centre de sa vie : sainte Eucharistie, Parole de Dieu et prière, unissant ainsi action et contemplation. Soeur Blandine rayonnait de joie. La chapelle se situant près de sa chambre, elle avait coutume de dire (au propre comme au figuré) :  » Jésus et moi sommes si proches !  » Lorsqu’elle fait ses vœux solennels en 1913, dans la vigueur de sa volonté et de son amour pour Jésus elle s’offre en même temps en victime. Le Seigneur agréa son offrande car, après onze ans à peine de vie religieuse marquée de profondes souffrances, elle est atteinte par la tuberculose, maladie qu’elle supporte avec patience, et elle meurt dans sa trente-cinquième année.

St Jean-Paul lors de sa béatification pour la Toussaint 1987 dira : « Au cours de sa vie, Sœur Blandine n’a rien fait d’extraordinaire ; mais ses tâches et ses devoirs de chaque jour, elle les a accomplis de manière extraordinaire. Après sa mort, sa vie et son action sont apparues dans une lumière telle qu’aujourd’hui l’Église peut la proposer solennellement comme bienheureuse à l’imitation des hommes : les maîtres, les éducateurs, les religieuses ainsi que tous les croyants qui, en accomplissant fidèlement leurs tâches quotidiennes et en aimant activement leur prochain, suivent le Christ dans la paix et l’obscurité et s’efforcent ainsi d’atteindre la perfection chrétienne. »

Bienheureuse Blandine nous a laissé quelques phrases qui font transparaître la profondeur de son âme et de son amour pour Jésus :

 » – Celui qui reste dans l’amour reste en Dieu et Dieu reste en lui.

 – Comment vit l’amour véritable ? Il est modeste, il est caché.

 – Jésus, dans la crèche, est si faible et si petit, pour que nous puissions avoir confiance en Lui et lui rendre son amour.

 – Jésus me dit « viens, donne-moi tes soucis, tes craintes et tes peines ! Pose ta tête fatiguée dans mes mains.

 – Dieu, notre Père, n’a pas besoin d’actes grandioses et extraordinaires. Il ne demande que l’amour.

 – La vie de la Vierge Marie était une vie toute simple…mais elle est le modèle de tous ceux qui cherchent Dieu.

 – La Vierge Marie a aimé Dieu toute sa vie sans interruption. « 

 

Source principale :http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0292.htm

 

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