Le chrétien a les pieds sur terre et la tête au Ciel !

Homélie du 7e dimanche de Pâques 2017 (WE Foyers – P. Bernard)

Avec l’Eglise en Cénacle, nous nous préparons à la Fête de Pentecôte. Les Actes des apôtres révèlent que, depuis l’Ascension, les 11 apôtres, des disciples et des saintes femmes dont la Vierge Marie sont réunis au Cénacle, lieu où a été institué par Jésus l’Eucharistie. Le Pape François, dans l’homélie de sa Messe au Cénacle en 2014, avait dit : « Ici est née l’Église, elle est née en sortie. D’ici elle est partie, avec le Pain rompu entre les mains, les plaies de Jésus dans les yeux, et l’Esprit d’amour dans le cœur… Le grand fleuve de la sainteté de l’Église prend toujours son origine ici, toujours de nouveau, du Cœur du Christ, de l’Eucharistie, de son Esprit Saint». Vivons plus en profondeur le Cénacle de l’Eglise en nous laissant embraser par l’Esprit Saint pour marcher sur le chemin de la sainteté ! N’oublions pas le grand appel de St Jean-Paul II : n’ayez pas peur d’être des saints ! Revenons sans cesse au Cénacle avec Jésus Eucharistie, l’Eglise et la Vierge Marie.

            Saint Pierre, dans la deuxième lecture de ce dimanche, nous appelle à la joie par le témoignage d’une vie chrétienne fidèle. La joie dont nous devons être témoins n’est pas, c’est évident, la joie superficielle, la joie mondaine, mais la joie de l’évangile. C’est la joie qui se conjugue avec la Croix ! Saint Pierre disait encore : « Si l’on souffre comme chrétien, n’ayons pas honte, mais rendons gloire à Dieu ! » Jésus a donné deux Béatitudes sur la souffrance : « Bienheureux ceux qui pleurent, ils seront consolés ; Bx ceux qui sont persécutés pour la Justice, le Royaume des Cieux est à eux ». Ces deux Béatitudes, qui sont contradictoires pour ceux qui vivent de l’esprit du monde, sont en vue du Bonheur éternel. Les martyrs souffrent, c’est un fait, mais ils connaissent en même temps la joie de l’évangile. Imitons les martyrs de notre temps et n’ayons pas honte de Jésus, de son évangile, de Son Eglise mais soyons dans la joie, la vraie joie, la joie que personne ne peut nous enlever ! Sainte Jeanne d’Arc, que nous allons fêter dans deux jours, est notre modèle. Prions-la pour la France, l’Europe, le monde et l’Eglise. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a beaucoup aimé cette co-patronne de notre Nation.

Nous avons entendu, en ce dimanche, le chapitre 17 de Saint Jean, qui transmet l’ardente et émouvante prière de Jésus à Son Père. Cette prière est toujours actuelle. Jésus ressuscité prie sans cesse Son Père pour nous. Il Lui demande de nous donner la vie éternelle ! Benoît XVI, au cours de son voyage en Allemagne, avait dit que l’on ne parlait pas assez de la vie éternelle. Il est très important de rappeler aux enfants mais aussi aux adultes, dans la catéchèse, la vraie nature de la vie éternelle. Elle est une vie bien supérieure à celle que nous connaissons sur cette terre, car elle est une participation réelle à la vie de Dieu ! Cette vie éternelle, nous dit Jésus en ce dimanche, est une vie de connaissance et d’amour. Devrons-nous attendre le moment de notre mort pour vivre la vie éternelle ? Pour l’apôtre Saint Jean, dès maintenant, par le baptême, nous participons à la vie éternelle. Cette vie est nourrie par le Sacrement de l’Eucharistie ! Puisse l’Esprit Saint nous révéler la profondeur de ce mystère et nous communiquer l’enthousiasme pour en témoigner !

Jésus se réjouit en priant son Père : ses disciples savent à présent qu’Il vient du Père et qu’Il retourne au Père ! Nous venons de célébrer la solennité de l’Ascension. N’oublions pas le sens de cette Fête : Jésus est sorti du Père, disait Benoît XVI, mais Il ne remonte pas, Seul, vers le Père, Il nous entraîne avec Lui ! Vivons notre vie sur la terre en ayant toujours cette conscience que nous faisons partie, par le baptême, du Corps du Christ dont Jésus est la Tête. Nous avons les pieds sur terre, mais notre Tête, est au Ciel ! N’oublions pas, en ce dimanche, la Fête des mères. Dans sa lettre apostolique sur la dignité de la femme, Jean-Paul II écrivait : «J’ai acquis un homme de par le Seigneur»(Gn 4,1). L’exclamation d’Eve, «mère de tous les vivants», se répète chaque fois que vient au monde un nouvel être humain, elle exprime la joie de la femme et sa conscience de participer au grand mystère de la génération éternelle. Les époux participent à la puissance créatrice de Dieu! La maternité est liée à la structure personnelle de l’être féminin et à la dimension personnelle du don. Le Créateur fait aux parents le don de l’enfant. Pour la femme, ce fait se relie d’une manière spéciale à «un don désintéressé de soi». Les paroles de Marie à l’Annonciation: «Qu’il m’advienne selon ta parole!» (Lc 1,38) signifient la disponibilité de la femme au don de soi et à l’accueil de la vie nouvelle ». Pour Marthe Robin, le mystère de la Vierge Marie pouvait être signifié par deux mots : « la maternité ». Puisse la Mère de Dieu et la Mère des hommes bénir et guider, en ce dimanche, toutes les mamans de la terre. Puisse-t-elle aussi consoler toutes celles qui ont eu la grande douleur de perdre leur enfant et puisse-t-elle enfin aider toutes les épouses qui n’ont pas pu avoir d’enfant à ne pas se décourager. Elles peuvent, elles aussi, être mères d’une autre manière : par l’adoption ou par la maternité spirituelle que la Vierge Marie exerce depuis sa participation à la Rédemption accomplie par Jésus. Prions aussi en ce dimanche pour toutes les femmes consacrées, qui, par leur vœu de chasteté, participent à la maternité spirituelle de la Vierge Marie et enfantent des âmes pour le Ciel. Vivons intensément ce Cénacle de l’Eglise en priant la Vierge Marie, Mère de l’Eglise et préparons-nous à recevoir l’Esprit Saint en cette prochaine Fête de Pentecôte. Prions pour les jeunes que nous allons accueillir à St Pierre-de-Colombier.

 

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