Le Saint-Esprit est celui qui fait les saints !

23 mai 2017 : Bienheureuse Hélène et Sainte Jeanne Antide (Fr. Jean)

Nous fêtons aujourd’hui la Bienheureuse Hélène, peu connue en France. Lors de sa béatification, Saint Jean XXIII lui a donné le titre d’« Apôtre du Saint-Esprit », au même rang que Sainte Marguerite-Marie qui a été appelée par l’Eglise l’« Apôtre du Sacré-Cœur » ou encore Sainte Marie-Magdeleine l’« Apôtre de la Résurrection ».

La Bienheureuse Hélène est née en Italie en 1835. Elle restera marquée par sa confirmation et sa première communion. D’ailleurs le jour de sa première communion, il fallut la chercher à l’église pour la faire manger avec tout le monde, elle s’écria : « Maman, quand on est avec Jésus, il faut donc encore manger ? Sa présence ne suffit donc pas à entretenir la vie ? C’est le premier point que nous retiendrons de sa vie : Son amour de l’Eucharistie. En effet, elle nous encourage : « Le cœur des fidèles qui reçoivent la communion doit être comme un Cénacle. Les trois qualités du Cénacle étaient : d’être propre, spacieux et bien décoré. Le Cénacle était propre et pur, notre cœur l’est-il aussi ? Le Cénacle était spacieux, notre cœur n’est-il pas parfois fermé, étroit, voire craintif devant les plus petits sacrifices ? Ensuite le Cénacle était bien décoré ; ainsi notre cœur devrait être orné de vertus ».

Plus tard, elle fonda la communauté des «oblates du Saint Esprit », communauté pour l’éducation des jeunes filles et qu’elle a voulu consacrer entièrement à la Vierge Marie. C’est le deuxième point important que nous relevons. Demandons-lui la grâce de bien prier la Sainte Vierge. La Bienheureuse Hélène elle-même disait : « Ce ne sont pas les grandes et prodigieuses actions qui nous rendent chers à Dieu. Le secret de la vraie sainteté consiste à bien faire ce que nous faisons, c’est-à-dire en imitant Marie ».

Enfin, le troisième point important que nous retiendrons est celui de la dévotion envers le Saint-Esprit. Elle disait : «Comme le soleil est nécessaire à la terre pour que ne meure pas en elle toute végétation, et comme un esprit est nécessaire au corps humain pour qu’il ait la vie, ainsi l’âme a besoin du Saint-Esprit, sans lequel  il n’y a aucun bien en nous » ; ou encore « Le Saint-Esprit est celui qui fait les saints. Aspirer à ce destin et ne pas avoir la dévotion au Saint-Esprit est une contradiction ». Cette dévotion a fait d’elle une grande sainte de la joie et du courage. En effet elle attachait de l’importance à un des plus beaux fruits du Saint-Esprit : la joie « la joie est un fruit de l’humilité, de l’oubli de soi pour chercher et aimer Dieu. La joie vient de Dieu ; tandis que la tristesse, l’inquiétude et la mauvaise humeur sont propres aux personnes orgueilleuses, et réfractaires aux sacrifices. La tristesse et le trouble viennent du démon. Rappelle-toi que Dieu te veut joyeux dans le temps et dans l’éternité ». Elle en a témoigné tout au long de sa vie même au milieu des épreuves. Et le courage car elle n’a pas craint de réagir avec force contre un congrès maçonnique qui a eu lieu en 1896 en Italie, en réveillant la conscience des bons catholiques afin que, écrivait-elle « ils se préparent avec une sainte ardeur à travailler et souffrir pour l’œuvre très sainte, je veux dire la défaite de l’esprit de Satan et le triomphe de l’Esprit-Saint. » De plus, poussée par l’Esprit-Saint, la Bienheureuse Hélène n’a pas hésité à faire de nombreuses démarches auprès du Pape Léon XIII pour faire vivifier la neuvaine de Pentecôte qui commence avec la grande fête de l’Ascension que nous fêterons dans deux jours. Après beaucoup de prières et de sacrifices, elle fut exaucée. La neuvaine a été instituée dans la liturgie de l’Eglise. Elle meurt le 11 avril 1914 après avoir répété à Jésus : « je crois ».

Disons aussi un mot sur Sainte Jeanne-Antide Thouret. Elle naquit le 27 novembre 1765, en Franche-Comté, au sein d’une famille très chrétienne. Elle a environ 17 ans lorsque son père lui annonce qu’un riche jeune homme l’a demandée en mariage. Sans hésiter, Jeanne répond à son père qu’elle refuserait la main d’un roi. Après cinq longues années d’attente, elle réussit enfin à vaincre les obstacles qui s’opposent à sa vocation religieuse et entre chez les filles de la Charité. Durand la révolution elle dut se réfugier en Suisse. Aussitôt qu’elle peut rentrer en France, elle ouvre une école à Besançon. Au cours de la même année elle organise trois autres écoles dans la même ville. Sainte Jeanne-Antide donna à ses collaboratrices une Règle et elles prirent le nom de : « Sœurs de la Charité de Besançon ». Sans le sceau divin de la souffrance, il aurait manqué quelque chose à la sainteté de la fondatrice. En effet une scission apparut dans la communauté entre les française et les italiennes. Elle ne parvint pas à réunir ses filles et dut même rentrer à Naples, après s’être vue refuser l’entrée de la maison-mère de Besançon.

Dieu rappela à Lui sa digne servante le 24 août 1826. Cent ans après sa mort, on ramenait ses restes d’Italie dans le couvent de Besançon. Ses filles firent acte de solennelle réparation en chantant le Miserere de toute leur âme. Le 23 mai 1926, le pape déclarait Jeanne-Antide Thouret Bienheureuse et le 14 janvier 1934, l’Église l’élevait sur les autels.

 

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