Par l’obéissance à Joseph et son travail à Nazareth, Jésus est venu « diviniser » le quotidien

1er Mai 2017 : Saint Joseph artisan (Fr. Jean-Régis)

 

Le 1er mai est la journée qui est sous le patronage de la sainte Famille : nous fêtons saint Joseph artisan, nous ouvrons en même temps le mois de Marie et tout ceci ce vit dans la joie profonde du temps pascal.

Tournons-nous d’abord vers St Joseph artisan ! Dans l’évangile, lorsque Jésus vient à Nazareth pour enseigner, ses compatriotes s’étonnent et sont même scandalisés. Ils connaissent Jésus depuis longtemps, ils l’ont connu dans sa vie ordinaire et ils ne comprennent pas : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-ce pas le fils du charpentier ? » Pour nous, qui avons connu que Jésus est le Fils de Dieu, nous pouvons nous poser la question inverse lorsque nous considérons sa vie ordinaire partagée de longues années avec saint Joseph. Nous pouvons nous dire : « mais comment se fait-il qu’il fasse un travail si ordinaire si ignoré du monde, n’est-il pas le Fils de Dieu ? » N’oublions jamais les trente années de vie cachée du Fils de Dieu, vie si humble, si simple, la plus ordinaire. Sachons nous émerveiller et que la méditation de cet abaissement du Fils de Dieu nous stimule et nous fasse brûler d’enthousiasme. Oui il est étonnant que le Fils de Dieu ait accompli une tache si humble et si discrète. C’est étonnant, et c’est merveilleux. Voilà le style de Dieu ; il est venu vivre ce qui est le plus ordinaire : notre quotidien. Que la contemplation de Jésus qui partage la vie de saint Joseph artisan charpentier nous apporte lumière et force. Voici que le Fils de Dieu a partagé les activités qui semblent sans aucune influence sur le cours des événements du monde et cela, il l’a fait pendant trente ans. Si Jésus a fait cela, c’est que ce n’était pas inutile, ni du temps perdu : Jésus nous fait saisir qu’il est venu ainsi porter Dieu au cœur de ce qui est le plus ordinaire et le plus quotidien. Jésus est venu en quelque sorte diviniser le quotidien. Voilà ce que nous apprenons à l’école de Nazareth : c’est dans le quotidien que nous honorons Dieu et servons nos frères. C’est là que se vit la patience, le désintéressement, la sollicitude, le service, le pardon, c’est là que se vit l’amour. Et c’est l’amour qui compte, c’est l’amour qui transforme le monde. Apprenons de Saint Joseph à accomplir nos actions les plus ordinaires avec Jésus, par amour. Ainsi nos actions les plus ordinaires deviendront extraordinaires et auront valeur d’éternité. Jésus confiait cela à l’une de ses confidentes : « Quand je balayais et travaillais dans l’atelier de Nazareth, je donnais autant de gloire à mon Père que lorsque je prêchais au cours de ma vie publique ». Dans l’épître aux Colossiens, Saint Paul nous donne le même enseignement: « tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père… C’est le Christ, le Seigneur, que vous servez. » Dans nos humbles travaux, dans nos tâches les plus ordinaires de notre quotidien, en les offrant et les vivant avec amour en union avec Jésus, nous les recouvrons d’or surnaturel et nous amassons un trésor dans le Ciel. En travaillant de la sorte, nous aidons Jésus à sauver les âmes. Imitons saint Joseph : son cœur était tourné vers Dieu et il voyait le Fils de Dieu partageant cette condition si humble si simple et parfois même difficile. Alors certainement, saint Joseph offrait, il adorait et il aimait. Imitons-le, c’est le chemin qui mène le plus surement à Dieu !

Permettez-moi une petite parenthèse ! Saint Paul dit encore : « faites tout pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes ». Cette petite exhortation est brulante d’actualité ! On ne sait pas ce que sera l’avenir mais les dictatures du relativisme sont de plus en plus oppressantes ! Même si cela demandera de plus en plus de courage, il nous faut résister à l’invasion du mal et promouvoir la vérité. Il faut savoir appeler le mal par son nom. Il est bon de se rappeler qu’il faut agir pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes. Cela signifie qu’il ne faut accepter aucune compromission avec le mal. Certes, cela peut être très difficile parfois, mais ayons confiance, le Seigneur est là. Il nous en a averti : « Dans le monde vous aurez des tribulations, mais ayez confiance, j’ai vaincu le monde » (Jn 16).

Tournons-nous maintenant vers la Vierge Marie. En ce 1er mai 2017, nous entrons aussi dans le mois de Marie de l’année du centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima. Cette après-midi, nous approfondirons le message que Notre-Dame nous a transmis à Fatima. Nos aïeuls aimaient dire que le mois de Marie est le mois le plus beau. Ayons une confiance plus grande, plus filiale et plus affectueuse envers la Vierge Marie. Soyons fidèles à notre prière du chapelet et même du rosaire. Prions le chapelet en famille,  dans nos paroisses, entre amis, entre voisins. Prions la Vierge Marie, prions avec la Vierge Marie. Confions-lui notre pays, confions-lui la paix dans le monde, l’Eglise. Cependant, la prière seule ne suffit pas. Dans bien des régions de France, pendant tout le mois de mai, l’autel de la Vierge Marie dans nos églises et les statues aux croisées des chemins sont particulièrement fleuris. C’est une bonne tradition qu’il faut garder. Mais nous pouvons aussi cueillir et offrir à la Vierge Marie les fleurs du jardin de notre cœur. Chaque jour nous pouvons lui offrir un bouquet formé de la rose de l’amour en renouvelant notre acte de consécration à son cœur Immaculé, un bouquet de myosotis par la fidélité à notre prière du chapelet, de la violette de l’humilité, de la fleur de la passion et du sacrifice, du lys de la pureté en menant courageusement le combat olympique de la pureté.

Saint Joseph et la Vierge Marie nous conduisent toujours à Jésus. Le mal et le péché déferlent de plus en plus dans notre monde. Nous en faisons tous l’expérience aujourd’hui. Certains ont de lourdes épreuves à porter, et peut-être parmi vous certains sont confrontés à de grandes souffrances physiques ou morales. L’insécurité, la peur, l’incertitude règne de plus en plus. Cependant, n’oublions pas les grâces du temps pascal. Jésus est le Vivant, le Vainqueur. Par Sa Résurrection, Il a définitivement triomphé de Satan, du péché et de la mort. En ces temps troublés, ne doutons pas. Jésus est ressuscité et il vit au milieu de nous ! Quelle vérité plus sûre, quelle réalité plus consolante que ce double fait sur lequel se fondent la certitude de la foi et l’espérance du salut. N’ayons pas honte de Jésus, n’ayons pas peur de dire que nous sommes catholiques, fils et filles de l’Eglise ! Dans nos milieux de travail, dans nos familles, rayonnons la vraie joie qui nous vient de Jésus mort et ressuscité, éternellement vivant. Soyons des apôtres infatigables de la paix et de la justice sainteté, soyons des apôtres de la charité dans la vérité, avec courage !

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