Une âme sans oraison est incapable d’accomplir le bien

17 mai 2017 : Saint Pascal Baylon (Frère Jean-Régis)

Saint Pascal Baylon naquit en Espagne en 1540, d’humbles cultivateurs, riches des vertus chrétiennes. Occupé dès l’âge de sept ans à la garde des troupeaux, il passait son temps en prières et en lectures. Sur sa houlette, il avait sculpté l’image de Notre-Dame, surmontée d’une hostie rayonnante, afin d’avoir toujours sous les yeux le double objet de sa dévotion. Le maître chez qui ses parents l’avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens, mais Pascal ne convoitait que l’héritage de l’amour de Dieu et la pauvreté religieuse. Aussi, à vingt ans, il entra chez les Franciscains. Dès son entrée, Frère Pascal eut la fonction de portier. Il rayonnait par son amabilité et sa douceur envers tous ceux qui se présentaient à la porte du couvent. Sa charité pour les pauvres était sans borne ; du moins ses supérieurs le blâmaient à ce sujet, mais il leur répondait naïvement : « S’il se présente douze pauvres et que je donne à dix, il est bien à craindre que l’un de ceux que je renvoie ne soit précisément Jésus-Christ. » Beaucoup de gens venaient lui demander conseil, y compris des prédicateurs qui estimaient que sa théologie était celle du cœur et non pas celle d’un intellectuel. Il faisait tout son travail avec beaucoup d’amour et sa force, il la puisait au pied du tabernacle. « Si en fréquentant les sages et les savants, aimait-il à dire, on finit insensiblement par devenir soi-même sage et savant, comment, je vous le demande, ne deviendrait-on pas meilleur et plus aimant en s’approchant continuellement de celui qui est la source infinie de toute science et de toute beauté ? » Sa dévotion envers le Saint Sacrement est exemplaire. Il était le premier debout au milieu de la nuit pour les matines ; le soir, il était le dernier à regagner sa cellule pour y prendre un court repos. Pour lui, participer à la messe ou adorer le Saint sacrement n’étaient pas des actes isolés du reste de l’existence. Il passait de longues heures devant le tabernacle. Rien ne l’attirait autant que le tabernacle. « Quoi de plus beau, de plus noble et de plus profitable que de converser avec Dieu ? » Il ajoutait encore : « Un corps sans nerfs ne peut se mouvoir et demeure inerte, une âme sans l’oraison est incapable d’accomplir le bien. » Le plus souvent, quand ses fonctions ne le retenaient pas ailleurs, on le trouvait à l’église, tout absorbé en Dieu. Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il y était ordinairement en esprit. Pendant quelques temps aussi, il remplit l’office de quêteur. Sa première visite, en arrivant dans chaque village, était pour l’hôte divin du tabernacle. Sa vie répondait admirablement à la maxime qu’il s’était tracée. Il répétait souvent : « Trois choses sont nécessaires aux hommes pour gagner la vie éternelle. Il leur faut avoir : un cœur de fils pour Dieu, un cœur de mère pour le prochain et un cœur de juge pour soi-même. »

A la suite de saint Pascal, développons une plus grande dévotion envers le Saint-Sacrement. A son exemple et avec son aide, grandissons toujours plus dans un authentique esprit religieux : faisons croître les vertus d’humilité, de simplicité et d’obéissance par une union toujours plus grande, étroite et intense avec Jésus, avec Jésus présent au tabernacle dans le Saint Sacrement.

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