Juin 2017 : à l’école du Cœur de Jésus, grandissons dans l’humilité, la douceur et la miséricorde

A l’école du Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, exerçons l’humilité, la douceur, la miséricorde et l’énergie du Bel Amour

     Bien chers amis, bien chers jeunes amis,

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                                      Le centième anniversaire de la première apparition de Fatima – dont nous avons tant parlé depuis le 13 mai 2010, jour où Benoît XVI nous avait demandé de hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie – a été vécu par une foule immense dont 165 pèlerins, encordés à Notre-Dame des Neiges. Le triomphe du Cœur Immaculé de Marie n’est pas encore arrivé à son accomplissement ! Ne baissons pas les bras. Ce triomphe viendra et nous devons continuer, jusqu’au 13 octobre – et même au-delà ! – à supplier Dieu avec persévérance, ardeur et confiance. Les célébrations du centenaire des apparitions de Fatima ne se sont pas arrêtées au 13 mai. Ne nous relâchons pas : prions, souffrons et offrons afin de hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie et de collaborer avec les Cœurs de Jésus et de Marie au Salut des âmes. N’oublions pas le message essentiel de Fatima : le Salut des âmes ! N’oublions pas l’appel angoissé du Cœur Immaculé de Marie aux trois petits enfants dont nous reparlerons dans notre consigne de cordée de juillet : beaucoup d’âmes vont en Enfer parce qu’il n’y a personne pour prier et s’offrir pour elles !

            La France n’est pas encore revenue à la fidélité aux promesses de son baptême ! Là encore, continuons à prier, souffrir et offrir pour obtenir sa conversion ! En ce mois de juin, des élections importantes vont avoir lieu pour notre Nation. Prions et offrons là encore !

            Vivons dans la joie de l’Esprit-Saint, malgré les tristesses, les inquiétudes et les angoisses, causées par la crise actuelle de notre monde et de notre Eglise. Prions ainsi : venez, Esprit-Saint, venez par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie !

I- Avant de commencer…

Prière d’introduction : Notre-Dame des Neiges, Saint Joseph, Saint Justin, Sts martyrs de Lyon, Bse Anne-Marie, Bx Edouard Poppe, St Charles Lwanga, St Boniface, St Barnabé, St Antoine de Padoue, Ste Germaine, St Jean-François Régis, St Louis de Gonzague, St Jean-Baptiste, Bse Marie-Joséphine, St Cyrille, Saint Irénée, Sts Pierre et Paul, Sts martyrs de Rome, Saints Patrons et Saints Anges gardiens.

Parole de Dieu : Mt 11, 25-30.

«En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Mt 11, 25-30

II – Approfondissement des rubriques du carnet de Cordée

            1) La première rubrique du carnet de cordée : discipline.

           Nous pourrions reprendre, pour cette première rubrique, un effort qui nous aidera à avoir une vie plus sereine et plus paisible : l’ordre. Mettons de l’ordre dans notre vie spirituelle, dans notre vie humaine, dans notre vie familiale et dans notre vie professionnelle ou scolaire ou universitaire. Ne nous habituons pas au désordre et pensons à notre prochain !

            2) La deuxième rubrique : prévisions.

          Pour mieux vivre ce mois du Sacré Cœur, préparons mieux nos Messes dominicales, les solennités de Pentecôte, de la Trinité, du Saint-Sacrement, du Sacré Cœur, du Cœur immaculé de Marie, de Saint Jean-Baptiste, des Sts Pierre et Paul. Quelle richesse liturgique !

            3) La troisième rubrique : consigne spirituelle.       

A l’école du Cœur de Jésus, grandissons dans l’humilité, la douceur, la miséricorde et l’énergie du bel amour.

            L’Église nous invite, en ce mois de Juin, à contempler et à prier le Cœur de Jésus. Pour nos Fondateurs, l’éducation des cœurs consistait à développer nos cœurs à la ressemblance des Cœurs de Jésus et de Marie. Le modèle parfait de toute sainteté, en effet, est Jésus. La Vierge Marie est sa plus parfaite disciple et notre modèle : elle a éduqué son Cœur Immaculé à la ressemblance parfaite du Cœur de Jésus. Les évangiles nous révèlent beaucoup d’aspects imitables du Cœur de notre Sauveur. En ce mois de juin 2017 de l’année Justice Sainteté et du centenaire de Fatima, nous retiendrons quatre vertus du Cœur de Jésus que nous pourrions imiter : l’humilité, la douceur, la miséricorde et l’énergie d’amour.

            A l’école du Cœur si humble de Jésus

            Les évangiles nous révèlent la grande humilité de Jésus dans sa vie cachée et dans sa vie publique. Il S’est toujours présenté comme le Fils du Père. Il a donné ce témoignage admirable : ne rien dire et ne rien faire de Lui-même mais n’agir que pour obéir à Son Père. Il a privilégié – pour S’identifier – l’expression mystérieuse : « Fils de l’homme». Par cette expression, Il se révélait encore comme un fils; non plus le Fils du Père, mais le fils d’Adam (l’homme = Adam). Quelle humilité ! Jésus n’utilisait pas le «Moi, Je». Il a, cependant, utilisé ce « Moi, Je » qu’exceptionnellement : pour fonder Son autorité divine et établir la nouvelle Justice, supérieure à celle de l’Ancien Testament : «Vous avez appris qu’il a été dit… Mais Moi, Je vous dis» (Mt 5, 27). Jésus est, de fait, plus grand que Moïse ! En-dehors de ce cas précis, Il a toujours préféré s’appeler le Fils de l’homme.

L’humble travail exercé par Jésus, pendant sa vie cachée, a aussi révélé sa très grande humilité. Il pouvait dire en toute vérité : « Je suis doux et humble de Cœur » (Mt 11,29).

            A l’école du Cœur si doux de Jésus

            Pour mieux découvrir la douceur du Cœur de Jésus, contemplons-Le dans ses relations avec les pécheurs. Quelle douceur avec Marie-Magdeleine, avec la femme adultère, avec Zachée, avec Matthieu ! Regardons-Le aussi dans ses relations avec ses disciples : quelle douceur avec Pierre, avec Jacques, Jean, et même avec Judas, qui le trahit en l’embrassant. Jésus dit à ce dernier au Jardin des Oliviers : « mon ami » !

            A l’école du Cœur énergique du Bel Amour de Jésus

            La douceur de Jésus, cependant, n’était pas de la mollesse. Jésus a été énergique pour chasser les vendeurs du Père, énergique avec les Pharisiens au cœur endurci, après avoir tout fait pour conquérir leurs cœurs par la douceur de Son Amour. Son énergie était toujours en vue du changement de leur cœur, en vue de leur conversion.

Jésus viendra dans Sa Gloire pour juger toutes les Nations (Mt 25, 31-46).  Le livre de l’Apocalypse le révèle comme le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs (Ap19,16). Le Cœur de Jésus fera régner la justice. Le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs ne doit pas être faible pour combattre le Mal. Le Bien et la Justice doivent l’emporter sur toutes les puissances du Mal. Jésus est le Vivant pour les siècles des siècles. Il peut affirmer : « Je tiens les clés de la mort et de l’Hadès » (Ap 1,18).

            L’énergie d’Amour de Jésus est bien révélée dans ces derniers versets de la Bible : « Voici, Je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre … Dehors les chiens et les magiciens, les impudiques et les meurtriers, les idolâtres et quiconque aime ou pratique le mensonge … Si quelqu’un retranche aux paroles de ce livre prophétique, Dieu retranchera sa part du livre de vie et de la cité sainte qui sont décrits dans ce livre. Celui qui atteste cela dit : oui, je viens bientôt » (Ap 22, 12, 15, 19-20).

            A l’école du Cœur si miséricordieux de Jésus

            Si le Cœur de Jésus est énergique de l’énergie du Bel Amour divin et humain du Verbe incarné, nous ne devons jamais oublier que nous sommes à l’école du Cœur le plus miséricordieux de tous les cœurs humains de notre histoire ! Plusieurs textes évangéliques révèlent ce Cœur, qui est notre parfait modèle de sainteté. Le dialogue de Jésus avec la femme adultère révèle la grande miséricorde de Jésus : « Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus » (Jn 8, 11). La rencontre de Jésus ressuscité avec Pierre, au bord du lac, montre l’amour miséricordieux de Jésus, qui confirme la mission du «Rocher» de son Église : «Pierre, m’aimes-Tu ?» (Jn 21,15). Le bon larron fait l’expérience de la miséricorde du Cœur de Jésus, peu de temps avant sa mort. Jésus a révélé la soif de son Cœur à la Samaritaine. Sur la Croix, Il a crié sa soif : Il veut toucher le cœur de ses frères et sœurs pour leur donner l’eau vive du Salut. Le Cœur miséricordieux de Jésus se manifeste enfin par l’héroïcité du don de sa vie en rachat pour le salut de ses frères et sœurs. Il a accepté de prendre sur Lui tous les péchés de l’humanité en devenant le véritable Agneau pascal. Quelle héroïque et admirable miséricorde : Il nous a aimés jusque là !

            Vivons ce mois du Sacré Cœur de l’année Fatima en contemplant avec confiance le Cœur, doux et humble, énergique de l’énergie du Bel Amour divin et humain, et infiniment miséricordieux, de Jésus, Notre-Seigneur et Notre Dieu, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Efforçons-nous de L’imiter et collaborons avec Lui au Salut des âmes !

            4) La cinquième rubrique : action. Le service

        Dans nos deux dernières consignes de cordée, nous avons insisté sur la mission. Il est bien évident que la mission est inhérente à notre identité chrétienne. Mais notre témoignage missionnaire doit être accompagné de cette note qui fécondera la Mission : le service. Saint Jean-Paul II aimait à rappeler que, pour Jésus, régner, c’est servir et servir c’est régner. Imiter le Cœur humble, doux, énergique et miséricordieux de Jésus, c’est aussi imiter Notre-Seigneur, qui s’est fait le Serviteur en lavant les pieds de ses apôtres.

            5) La sixième rubrique : partage.

           N’oublions pas cette dernière rubrique importante. La vie familiale est enrichie par les partages, petits ou grands. Comment nos proches et nos amis peuvent-ils nous comprendre si nous ne leur faisons jamais part de nos joies et de nos peines ? Voici ce que Mère Marie-Augusta disait à ses enfants spirituels au sujet du partage : « N’ayons pas peur de faire souffrir en faisant partager notre souffrance, nos angoisses, nos appréhensions. Donnons pleinement notre accord à Jésus quand Il nous fait partager sa croix = souffrance. Il est bien normal de partager la tristesse de Notre-Seigneur, car notre bonheur profond nous vient du partage qu’Il nous fait de sa vie et de sa mort de Christ. Soyons bien reconnaissants des soins de Jésus à nous chercher, à nous solliciter, pour nous aimer, pour nous faire souffrir. C’est son partage plein de recherche, de tendresse et d’affection. Il nous donne tout et, par surcroît, sa force. Nul n’est plus compatissant que Lui.

            Ce qu’il nous faut, c’est une famille, une affection vivante, un besoin constant de partager le pain quotidien amer ou non, l’inquiétude de nos inquiétudes, la joie de nos joies.  Quelle tristesse, quel chagrin quand vous vous réservez dans les partages que vous devez faire intégralement : il faut parler avant le danger. Ayons bien l’intuition des âmes et des cœurs pour ne laisser pénétrer aucun trouble. Pour cela, intensifions les partages sérieux et graves. Ne les arrêtons que lorsqu’ils sont compris et inoculés.

            Exprimons nos tentations, nos ressentiments, notre amertume, mais seulement aux conseillers spirituels qui peuvent comprendre, partager notre souffrance et nous fortifier dans l’amour du Cœur de Jésus. Sachons partager le fruit de notre prière; prions souvent ensemble. Ayons beaucoup de discernement dans nos partages ; veillons pour ne pas causer le scandale des faibles qui peuvent nous entourer. Soyons de plus en plus vérité. En famille, nous n’avons pas à dissimuler notre souffrance, tout en nous fortifiant de plus en plus dans l’amour de Jésus. Prudence et discernement de partage avec les trop matériels et les trop humains ». Puissent ces conseils de notre Mère nous aider à mieux vivre la rubrique partage avec nos proches, mais avec le discernement et la prudence nécessaires dans les partages avec d’autres personnes, qui ne partagent pas notre Foi et nos convictions.

 

             En union  avec Mère Magdeleine et nos frères et sœurs, je vous assure de nos prières et de notre affection et je confie à vos prières nos intentions : le rassemblement des jeunes pour Pentecôte, les vocations, le sanctuaire du Cœur Immaculé de Marie et le développement de notre Famille Missionnaire de Notre-Dame dans la fidélité à l’esprit de nos Fondateurs. Continuons sans nous lasser à prier et offrir pour la France, Fille aînée de l’Eglise, pour l’Europe et le monde et pour notre Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Puisse l’Esprit-Saint la rajeunir sans cesse dans l’esprit de sainteté des Cœurs de Jésus et de Marie. Puisse-t-elle remplir davantage encore sa Mission d’unir les hommes en Dieu et d’unir les hommes entre eux ! Je vous bénis affectueusement.

                          

Père Bernard

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