Les vrais adorateurs du Père, en Esprit et en vérité

14 juin 2017 : Saint Méthode le confesseur (Fr. Clément-Marie)

Saint Méthode naquit à Syracuse, en Sicile, dans une riche famille, en 787 ou 788, et se rendit à Constantinople pour y parfaire ses études. Il voulait faire brillante carrière à la cour, mais la prédication d’un moine le décida à entrer dans un monastère. C’était un intellectuel, homme instruit, réputé pour sa science théologique. C’est pourquoi on lui confia la charge de copiste.

C’était l’époque de la persécution iconoclaste. En mars 815, l’empereur Léon V l’Arménien déposa le patriarche Nicéphore Ier de Constantinople et rétablit officiellement l’iconoclasme. Méthode prit la défense du culte des saintes images, et, pour cette raison, il dut s’enfuir et se réfugier à Rome auprès du Pape Pascal Ier. Mais le pape le renvoie à Constantinople à la mort de l’empereur afin de soutenir les partisans des images et des icônes. Méthode fut alors arrêté, flagellé, puis fut enfermé dans un cachot souterrain qui était une ancienne tombe, où il resta pendant sept ans dans des conditions affreuses. Libéré à la mort de l’empereur, il est cependant mis en liberté surveillée car le nouvel empereur craint son esprit d’indépendance. Plus tard, il est finalement nommé patriarche de Constantinople. Le dimanche suivant, 11 mars 843, le nouveau patriarche, accompagné de l’impératrice Théodora, de son jeune fils Michel III, âgé de trois ans, et du ministre Théoctiste, dirigea une procession solennelle jusqu’à la basilique Sainte-Sophie, symbolisant le retour des icônes dans l’église impériale. Il avait contribué à faire triompher le culte des images, et chercha dès lors à ramener la paix dans l’Église. Il fit preuve d’indulgence envers ceux qui avaient failli durant la persécution. Il fut accusé d’être trop dur par certains, trop modéré par d’autres…. Malgré cela, il restera conciliateur jusqu’à sa mort. Il mourut en juin 847.

Voici ce qu’écrit le Catéchisme de l’Église Catholique sur le culte des images, reprenant la doctrine énoncée au concile œcuménique de Nicée II, en 787 : « C’est en se fondant sur le mystère du Verbe incarné que le septième Concile œcuménique, à Nicée (en 787), a justifié, contre les iconoclastes, le culte des icônes : celles du Christ, mais aussi celles de la Mère de Dieu, des anges et de tous les saints. En s’incarnant, le Fils de Dieu a inauguré une nouvelle « économie » des images. » Le culte chrétien des images n’est pas contraire au premier commandement qui proscrit les idoles. En effet, (…) « quiconque vénère une image, vénère en elle la personne qui y est dépeinte. » »[1]

Que saint Méthode nous aide ainsi, dans notre prière, à travers les images que nous vénérons, à être ces vrais adorateurs du Père, en esprit et en vérité.

[1] Catéchisme de l’Église Catholique, nº 2131-2132

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