Des bienfaits d’un roi très chrétien !

16 août 2017 : Saints Étienne de Hongrie et Roch (Fr Jean-Régis)

Les rois de France avaient parmi bien des titres celui de « roi très chrétien », même si pour certains ils ne brillèrent pas par leur sainteté ! Aujourd’hui le martyrologe romain nous donne d’honorer la mémoire d’un roi non du doux royaume de France mais qui cependant fut réellement, profondément un roi très chrétien. Il s’agit de St Etienne de Hongrie.

Étienne naquit en 975. Il est baptisé lors de la conversion de son père vers 982, alors qu’il est âgé une dizaine d’années. Il est couronné roi de Hongrie avec l’approbation du pape Sylvestre II le 25 décembre de l’an 1000. La couronne que lui envoya le souverain Pontife est devenue le symbole national de l’identité hongroise.

Étienne commença par défendre l’indépendance de la Hongrie contre les Bulgares voisins, et il se déclara vassal du Saint-Siège.

Il va également consacrer les quarante années de son règne à organiser et christianiser son nouveau royaume, fondant huit évêchés et de nombreux monastères, faisant venir des missionnaires de Bavière ou de Bohême, construisant de nombreuses églises pour les fidèles. Il va faire venir des apôtres pour évangéliser cette nation aux mœurs encore barbares ; il publia des lois très sévères contre le meurtre, le vol, l’adultère, le blasphème et d’autres crimes ; il pourvut à la protection des veuves et des orphelins et à la subsistance des pauvres. Il fonda et enrichit bien des églises. La christianisation du pays fut lente et rude, mais bientôt ce pays offrit une magnifique floraison chrétienne. Saint Etienne de Hongrie fut le premier souverain à consacrer un royaume à la Vierge Marie.

Dans toutes ses œuvres, le saint roi était secondé par sa pieuse épouse, Gisèle, sœur de l’empereur saint Henri II d’Allemagne, elle-même bienheureuse. L’humilité accompagnait tous les bienfaits du prince ; souvent il choisissait la nuit pour accomplir ses œuvres de charité ; il lavait en secret les pieds des pèlerins, et cachait discrètement ses aumônes. Un jour qu’il était sorti incognito pour distribuer de l’argent aux malheureux, comme il n’avait point réussi à contenter tout le monde, il fut dévalisé et foulé aux pieds ; loin de s’en fâcher et de se faire connaître, il offrit à la Sainte Vierge cette humiliation et résolut de ne jamais rien refuser à aucun pauvre.

Sa vie de famille n’a pas été épargnée par les épreuves : en 1031, son fils Aymeric meurt d’un accident de chasse. Mais c’était un garçon qui avait profité des enseignements de son père car lui aussi est considéré comme saint. La lecture de l’office des matines est remarquable. C’est un extrait des conseils que saint Etienne a donné à son fils sur les vertus qui composent la couronne d’un roi : la douceur, l’humilité, la bonté, la force, la miséricorde…

Ses dernières années furent éprouvées par des maladies qu’il supporta avec patience et courage jusqu’à sa mort qui survint le 15 août 1038.

Le diocèse de Viviers nous invite en ce jour à faire mémoire également de Saint Roch qui est resté très populaire dans le diocèse, son culte s’étant implanté depuis des siècles. Né vers 1295, Saint Roch était le fils du gouverneur de Montpellier. Ses parents, âgés, obtinrent sa naissance par de persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l’enfant qu’il leur accorderait. Roch se signala en grandissant par une grâce spéciale d’hospitalité envers les pauvres et les voyageurs. A la mort de ses parents, il avait 20 ans. Il décida alors de vendre ses biens, de se faire pauvre du Christ à l’exemple de Saint-François d’Assise. Il entra dans le Tiers-Ordre franciscain, et vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome en demandant l’aumône. La peste sévissant en Italie, il se dévoua aux soins des pauvres et des pestiférés et à son contact, il y eut beaucoup de guérisons. Il vécut trois ans à Rome sans faire connaître son nom, ni son origine. Atteint lui-même de la maladie, il se retira, mourant, dans une cabane où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Miraculeusement guéri, il revint au pays, mais à cette époque la ville de Montpellier était en proie à la guerre civile. Il fut pris pour un espion. Il mourut oublié en prison après cinq années de détention. Il fut identifié en raison d’une tache de vin en forme de croix qu’il portait sur sa poitrine depuis sa naissance. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l’Église.

Hier, nous avons renouvelé notre consécration et la consécration de la France à la Vierge Marie. En ce jour, confions à saint Etienne tous nos gouvernants : qu’à son exemple ils puissent, en cette année du centenaire des apparitions de ND à Fatima, consacrer leur pays et leur royaume au Cœur Immaculé de Marie pour qu’advienne enfin la civilisation de la paix, de la justice et de l’amour. Que nos gouvernants comprennent ce que saint Etienne avait compris avec son intelligence et encore plus avec son cœur : la foi en Jésus n’enlève rien, la foi en Jésus n’est pas le problème de nos sociétés mais le remède. Croire en Jésus n’enlève rien mais donne tout. La foi en Jésus était le plus grand trésor que possédait saint Etienne et c’est pourquoi il a voulu le partager à son peuple. Que nos gouvernants n’aient pas peur de dire qu’ils sont catholiques, qu’ils n’aient pas honte de Jésus. Qu’ils découvrent qu’il n’y a qu’en Jésus que nous trouvons la vraie liberté, celle qui nous libère du péché et de la mort et nous ouvre à la Vérité, au pardon et à l’amour.

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