Aimer et laisser faire Jésus et Marie

4 septembre 2017 : Bse Dina Bélanger (Fr. Jean-Régis)

Dina Bélanger est née à Québec le 30 avril 1897, fille unique de Séraphia Matte et d’Olivier Bélanger. Elle fait ses études primaires et complémentaires chez les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame au couvent de Saint-Roch puis à l’école Jacques-Cartier. À quatorze ans, elle demande à être pensionnaire au couvent de Bellevue pour y terminer ses études. Elle fait alors la prière suivante : « O mon Dieu, accordez-moi, pendant mon séjour ici, de ne pas vous offenser par la plus légère faute vénielle volontaire». À quatorze ans, elle consacre à Dieu sa virginité.

Ses études terminées, elle revient chez ses parents et poursuit des études de piano. Elle se trace un règlement de vie axé sur la prière, la messe, la communion, le chapelet et la méditation et garde secret son goût exclusif pour la piété. Elle accompagne sa mère dans l’exercice des œuvres de charité de la paroisse auprès des pauvres et des malades. Elle est très active dans l’Œuvre des tabernacles, confectionnant nappes d’autel, linges et vêtements liturgiques pour le bénéfice des paroisses pauvres et des missions, elle s’inscrit comme zélatrice de l’Apostolat de la prière et se joint au tiers ordre de saint Dominique. En 1916, elle accepte avec plaisir de s’inscrire au Conservatoire de New York. Pendant deux ans, elle y fait des études supérieures de piano et remporte de brillants succès en musique, notamment en harmonie. De retour à Québec, Dina donne de brillants concerts en faveur d’œuvres de charité et poursuit des études d’harmonie par correspondance.

À vingt-quatre ans, elle entre au noviciat des Religieuses de Jésus-Marie à Sillery. Elle prend l’habit l’année suivante sous le nom de Marie Sainte-Cécile de Rome et prononce ses vœux annuels de religion le 15 août 1923. En septembre, elle est désignée comme professeur de musique au couvent de Saint-Michel-de-Bellechasse. Elle n’y demeure toutefois que cinq semaines : après avoir soigné une élève malade, elle contracte la fièvre scarlatine et doit revenir à Sillery, où la maladie dégénère, vu sa faible constitution, en tuberculose. À partir de ce temps, Dina Bélanger consume sa vie dans l’amour et la souffrance, en enseignant par intermittence la musique aux jeunes, qui découvrent en elle une amie privilégiée du Seigneur. Elle meurt le 4 septembre 1929, à l’âge de 32 ans, après huit ans de vie religieuse, marquées par la maladie.

C’est par son autobiographie, écrite à la demande des supérieures de sa communauté et publiée en 1934 sous le titre Une vie dans le Christ, que Dina Bélanger se fait connaître après sa mort. Le récit de son expérience humaine et de son cheminement spirituel fait découvrir en Dina Bélanger une mystique, c’est-à-dire une personne qui perçoit à un degré élevé la présence de Dieu en elle et dans le monde. Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II le 20 mars 1993, en même temps que Claudine Thévenet, fondatrice de la congrégation religieuse à laquelle elle appartenait.

Selon le pape Jean-Paul II, lors de la messe de béatification, le 20 mars 1993 : « De cette fidélité aux intentions du Cœur eucharistique de Jésus et du Cœur immaculé de sa Mère, jaillissent les traits les plus simples et les plus beaux de charité à l’égard de ses Sœurs. Comme si elle avait reçu la grâce de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, sortie de ce monde l’année même de sa propre naissance, Dina Bélanger veut « consumer le monde entier dans l’amour » ; elle devient apôtre et missionnaire selon le cœur de Dieu. Son message nous est livré avec une pureté, une limpidité merveilleuse. L’accueil de Jésus dans notre vie, l’union de son cœur au nôtre, l’amour de la Vierge très Sainte, l’esprit fraternel dans les communautés, telles sont les grâces que nous pouvons demander au Seigneur par l’intercession de Bse Dina Bélanger, elle qui nous laisse comme ultime devise : « Aimer et laisser faire Jésus et Marie« . »

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