Septembre 2017 : confiance, Jésus veille sur ses amis !

Soyons confiants et abandonnés : « Jésus veille sur ses amis, Il garde jalousement ses frères et déverse son Cœur sur ses bien-aimés » nous dit Mère Marie-Augusta

 

Bien chers amis, bien chers jeunes amis,
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     Nous voici dans le temps de la « rentrée », redouté par beaucoup. Après ce mois d’août, marqué par de nouveaux attentats terroristes islamistes et de nombreux incendies, mais aussi  – ce que les Médias ne soulignent pas ! – par les nombreux rassemblements de chrétiens en plusieurs sanctuaires de la Fille aînée de l’Eglise, il nous a semblé important de centrer notre consigne de cordée sur la confiance et l’abandon à la divine Providence et à Sa Sollicitude. Rien n’arrive sans la permission de Dieu ! Méditons dans la paix du cœur les versets de l’évangile selon Saint Matthieu, que nous avons choisis et qui donnaient sérénité, joie et consolation à notre Père Fondateur : « Ne vous inquiétez pas en disant : qu’allons-nous manger ? Qu’allons-nous boire ? De quoi allons-nous nous vêtir ? Tout cela les païens le recherchent sans répit ! Il sait bien, votre Père céleste, que vous avez besoin de toutes ces choses. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et la Justice de Dieu, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas pour le lendemain : le lendemain s’inquiètera de lui-même. A chaque jour, suffit sa peine » (Mt 6, 31-34).

            N’oublions pas le centenaire des apparitions de Fatima ! Le 13 septembre 1917, 30 000 fidèles étaient présents à la Cova da Iria à Fatima. Notre-Dame dit : «Continuez à dire le chapelet afin d’obtenir la fin de la guerre. En octobre, Notre Seigneur viendra, ainsi que Notre-Dame des Douleurs, Notre-Dame du Carmel et saint Joseph avec l’Enfant-Jésus ; Il bénira le monde.» La Sainte Vierge demanda aux enfants d’adoucir leurs pénitences : «Dieu est satisfait de vos sacrifices, mais il ne veut pas que vous dormiez avec la corde. Portez-la seulement pendant le jour. » Lucie demande à Notre-Dame des guérisons. Elle le fera pour une petite fille, mais il faut citer ce qu’elle dit pour d’autres : « Je guérirai les uns, mais les autres non, parce que Notre Seigneur ne se fie pas à eux». La Vierge Marie veut faire comprendre que la guérison physique dans l’évangile n’est pas le plus important. La guérison de l’âme est ce qui est d’abord à rechercher ! N’interprétons pas mal, cependant, les paroles de Notre-Dame. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas obtenu la guérison de tel ou tel malade que cela signifierait que Notre-Seigneur ne se fiait pas à lui ! La guérison de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus n’a pas été obtenue. Elle est morte à 24 ans ! La mort de Mère Marie-Augusta, le Jeudi Saint 11 avril 1963, a été une grande épreuve pour notre Père Fondateur. Pourquoi Dieu l’a-t-Il appelée si tôt alors que la branche masculine n’avait pas encore commencé ? La mort sera toujours un mystère et une épreuve. Puisse la Vierge Marie nous aider à nous abandonner à la Volonté de Dieu, tout en ressentant douloureusement la souffrance et l’angoisse. La mort d’un être cher est toujours une très grande épreuve. Jésus, ne l’oublions jamais, a pleuré devant le tombeau de son ami Lazare !

            La Sainte Vierge conclut son message du 13 septembre 1917 par cette promesse : « en octobre, je ferai le miracle, pour que tous croient». Puisse cette conclusion nous aider à aborder la rentrée avec confiance et abandon: « Si tu crois, tu verras la Puissance de mon Cœur», disait Jésus à Ste Marguerite-Marie. Jésus, fais grandir notre Foi !

            La Retraite pour tous, début août, a été suivie par 50 retraitants. Le pèlerinage des jeunes à Fatima, le camp arc-en-ciel Notre-Dame au Grand-Fougeray, le rassemblement de Foyers amis, familles et jeunes, le 15 août à St Pierre-de-Colombier, nous ont profondément réjouis. Nous confions à vos prières nos sœurs Claire-Luce, Colombe et Marie-Joséphine, qui vont professer les vœux perpétuels de pauvreté, chasteté et obéissance, ce 3 septembre, et notre frère Thomas qui va être ordonné diacre ce 2 septembre. La neuvaine de mois de prière pour les vocations a porté des fruits : un garçon vient de nous rejoindre et plusieurs jeunes filles vont l’imiter. Merci d’avoir supplié avec nous pour ces vocations et, en retour, nous prierons davantage encore pour vous ! Nous savons aussi que vous avez porté nos retraites de communauté. Notre grand désir est de répondre à l’appel de la Vierge Marie, écho de l’appel de Dieu : « soyez saints, vite saints, grands saints ! » Soyons-en convaincus : la sainteté est le seul remède aux maux de notre temps !

I- Avant de commencer…

Prière d’introduction :Viens Esprit de sainteté… Notre Père… Je vous salue Marie… ND des Neiges, St Joseph, Bse Dina, Ste Mère Teresa, St Jean Gabriel, St Grégoire le Grand, St Jean Chrysostome, St Matthieu, St Maurice, St Padre Pio, St Vincent de Paul, Sts Côme et Damien, Ste Thérèse Couderc, St Venceslas, Sts Michel, Gabriel et Raphaël, St Jérôme, Saints Patrons, Saints Anges gardiens.

Parole de Dieu : Mt 6, 25-34

« C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » (Mt 6, 25-34)

II – Approfondissement des rubriques du carnet de Cordée

1) La première rubrique du carnet de cordée : discipline.

Fixons-nous des horaires pour la prière et les repas et efforçons-nous de nous y tenir. Les familles, bien sûr, ne peuvent pas avoir la même discipline que les religieux, mais le respect des horaires est important pour tous.

2) La deuxième rubrique : prévisions.

Obédiences : sachons donner à ceux dont nous avons la charge de petites obédiences qui leur permettront de progresser et recevons avec humilité et gratitude les obédiences que l’on nous donnera et qui nous aideront « de bons à devenir meilleurs ! »

3) La troisième rubrique : consigne spirituelle.   

La consigne spirituelle de ce mois de rentrée vient de Mère Marie-Augusta et de sa conviction puisée dans son union au Cœur de Jésus, en un temps d’épreuve pour notre Père Fondateur et pour elle : l’hospitalisation nécessaire du Père au sana de Thorenc dans l’arrière-pays niçois, en mai 1955, à cause de la tuberculose. Voici comment notre Fondateur parlait de cette épreuve et de la conviction de Mère Marie-Augusta : « La séparation par 350 kms et mon obligation d’être comme « prisonnier » dans cet hôpital n’était pas ce que les évènements menaçants depuis 1948 auraient pu produire: mobilisation, emprisonnement réel, persécutions d’un régime communiste. Il y avait la liberté d’écrire des lettres, la possibilité pour Mère Marie-Augusta, et de temps en temps pour ses filles, de venir à Thorenc. Donc, il n’y a pas d’impossibilité de collaborer étroitement, malgré la difficulté réelle et la souffrance pour moi et pour Mère Marie-Augusta de ce qu’elle ne puisse pas me soigner elle-même, comme elle l’avait tant espéré ! Mais il est bien certain que Notre-Seigneur savait tout cela et que, s’Il l’avait voulu dans sa Providence divine, que nous vivions cette épreuve, ce n’était pas un oubli de sa part, c’était au contraire une preuve qu’Il nous faisait confiance en nous faisant vivre cette souffrance et ces difficultés. Ce n’était pas sans but surnaturel. C’était l’occasion d’exercer notre confiance, notre abandon absolu qui seraient certainement riches de grâces dans notre offrande totale, grâce de choix dont nous devions rendre grâce de tout notre cœur au Père céleste et à son Fils bien-aimé. C’était un temps de « vacances », qui me rendait plus libre pour la prière et la réflexion. Car il est vrai et il sera toujours vrai que Jésus veille sur ses amis, qu’Il garde, comme dans un amour jaloux, ses pauvres humains qui croient en Lui. Et, quant à ses bien-aimés qui ne veulent être qu’un avec Lui, dans sa joie et dans sa souffrance rédemptrice, Il déverse sur eux la ferveur de son Cœur. Selon le Cantique des cantiques: « Mon Bien-aimé est à moi et je suis à mon Bien-Aimé » (Ct 2,16).

            Puisse ce témoignage de notre Fondateur nous aider à vivre ce temps de «rentrée», redouté par beaucoup comme nous venons de le dire, dans la confiance et l’abandon à la sainte Volonté de Dieu et la conviction que Jésus veille sur ses amis, garde jalousement ses frères et déverse Son Cœur sur ses bien-aimés ! Jésus a les paroles de la Vie éternelle. Dieu notre Père, qui s’occupe si bien des fleurs des champs et des oiseaux, veille beaucoup plus encore sur ceux qu’Il a créés à son image et à sa ressemblance. Abandonnons-nous comme des enfants confiants à ce Père qui nous aime avec des entrailles maternelles. N’oublions pas enfin que l’Esprit-Saint, qui nous a été donné, nous inspirera et nous fortifiera pour affronter toutes les difficultés qui pourraient advenir. Répétons sans nous lasser : «Venez Esprit-Saint, venez par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie ».

4) La quatrième rubrique : formation.

Défendons notre liberté. Se décider pour la sainteté est une décision personnelle. Personne ne prendra la décision à notre place ! Mais pour prendre une telle décision fondamentale, il est nécessaire de mieux comprendre que notre liberté, comme le disait Jean-Paul II le 15 août 2004 à Lourdes, est une liberté libérée par le Christ. Développons les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité pour affermir notre liberté.

5) La cinquième rubrique : action.

Ayons le souci de «responsabiliser» ceux dont nous avons la charge. Nous responsabiliserons si nous avons le souci d’être responsables, nous-mêmes, dans l’exercice de notre devoir d’état, accompli dans un esprit de perfection et avec beaucoup d’amour.

6) La sixième rubrique : partage.

Développons le partage simple avec nos proches, ceux avec qui nous travaillons ou étudions, les baptisés et ceux avec qui nous partageons activités sportives ou loisirs. Nous avons souffert de la mort d’un être cher ou de la maladie d’un autre, partageons nos souffrances. Nous avons tissé de nouvelles amitiés, participé à des sessions ou retraites qui nous ont enrichis, vécu des temps forts en famille ou entre amis, partageons nos joies.

7) Actualités de l’Eglise et du monde

Les Médias, en ce mois d’août, ont beaucoup parlé des catastrophes naturelles (feux de forêts, inondations, ouragan, tremblements de terre), d’attentats terroristes islamistes pratiquement chaque jour, de menaces contre la paix du monde. Mais ces mêmes Médias n’ont pas beaucoup parlé des Centres spirituels qui, en France, ont accueilli beaucoup de pèlerins. Nous avons vécu, à Saint-Pierre-de-Colombier, un 15 août exceptionnel, conclu par une procession très fervente à Notre-Dame des Neiges. L’Esprit-Saint agit et nous devons savoir lire les signes des temps. Que de grâces ont été données par le Ciel à Lourdes, Paray-le-Monial, Taizé et bien d’autres lieux ! Réjouissons-nous profondément pour cette proximité du Ciel tout en partageant la souffrance des Cœurs de Jésus et de Marie devant l’immoralité qui ne cesse de grandir dans le monde avec la crise de la famille et la crise des valeurs non négociables.

            Le Cardinal Parolin, Secrétaire d’Etat du Vatican, vient de faire une visite officielle, au nom du Pape François, en Russie. Il a rencontré la communauté catholique, et les responsables de l’Eglise orthodoxe russe (le Patriarche Kyril et le Métropolite, chargé des relations avec les Etats et les autres Eglises ou communautés ecclésiales) et les responsables politiques (le Président Poutine et le ministre des affaires étrangères). Cette visite officielle nous réjouit profondément en cette année du centenaire des apparitions de Fatima. Intensifions nos prières pour hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie et obtenir du Ciel le don de l’unité entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe afin que notre Eglise puisse à nouveau respirer avec ses deux poumons, selon la belle expression de Saint Jean-Paul II.

Nous vous souhaitons une bonne rentrée et nous vous assurons de nos prières et de notre affection. Je vous bénis paternellement et confie à vos prières toutes nos intentions : les vocations et le sanctuaire du Cœur Immaculé de Marie.           

                 

Père Bernard

One Response

  1. Merci Père Bernard pour ce blog de rentrée, il enrichit notre foi, il approfondit notre réflexion, oui nous devons faire confiance, Jésus ne nous abandonne jamais.
    C’est dommage que les médias parlent si peu de ce qui se vit dans les Centres spirituels en France.
    Dès que nos obligations du dimanche à l’église de Vogüé nous le permettront, ce sera un grand bonheur spirituel d’assister une nouvelle fois à une célébration dans votre famille missionnaire Notre Dame.
    En union de prière,
    Janine Mathian

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