Deux bras ouverts…

11 octobre 2017 : Saint Firmin et Saint Jean XXIII (P. Bernard)

En ce 11 octobre 2017, nous célébrons le 25e anniversaire du don du CEC par le Pape Jean-Paul II, le 52e anniversaire de l’ouverture de Vatican II, le 11 octobre 1962 en la Fête de Marie Mère de Dieu. Le 11 octobre est le jour de Fête de Saint Jean XXIII, le promoteur du Concile Vatican II. Angelo Giuseppe Roncalli était le fils d’un cultivateur pauvre, né le 25 novembre 1881 à Sotto il Monte, près de Bergame, en Italie. Troisième dans une famille de treize enfants, aîné des garçons. A 11 ans il quitte la maison pour se préparer au sacerdoce. Mais il demeure marqué par l’éducation reçue dans sa famille. «Le monde ne s’intéresse qu’à l’argent, écrivait-il à son frère Xaverio alors qu’il venait d’être élu Pape. Il lui demandait de rester humbles et d’entraîner ses frères et sœurs à ne chercher aucun honneur ni avancement et à ne tirer aucun avantage matériel de leur lien avec le pape. «Lorsque je serai mort, je veux que l’on puisse m’accorder les éloges qui ont fait tant d’honneur à sa sainteté le Pie X : né pauvre, il mourut pauvre. » Il ne lèguera à chacun de ses héritiers que 15 euros ! Angelo Roncalli a été ordonné évêque en 1925. Son premier poste de Nonce à été la Bulgarie, puis Istanbul et Paris juste après la Seconde Guerre mondiale. Ces missions diplomatiques l’ont préparé à son pontificat. Jean XXIII aura la passion de la paix. En octobre 1962, pour résoudre pacifiquement la crise des missiles de Cuba, il n’hésite pas à faire un pas vers l’Est et « joue un rôle d’apaisement entre Kennedy et Krouchtchev » dont il reçut les enfants les années suivantes. Jean XXIII a aussi marqué les esprits par son style. Pour l’ouverture du concile Vatican II, il prononce son fameux « discours à la lune »: « Le monde entier est rassemblé ici. Il semble que la lune elle même s’est hâtée ce soir de regarder ce spectacle (…) Ma personne ne compte pas, c’est un frère qui vous parle ». « Il a laissé dans le souvenir de tous l’image de deux bras ouverts », a dit Jean Paul II au moment de sa béatification en 2000. Le Bon Pape Jean ne voulait pas manger seul et il préférait utiliser le moins possible la « chaise à porteurs ». Son petit neveu Marco Roncalli disait : « il avait besoin d’être près des gens, il se sentait un peu comme prisonnier au Vatican. » Un responsable du Vatican lui aurait dit qu’il était «absolument impossible» d’ouvrir le concile Vatican II en 1963. «Bien, rétorqua le pape Jean XXIII. Nous l’ouvrirons en 1962». Citons cet extrait de son discours d’ouverture de Vatican II : « La première idée de ce Concile Nous est venue d’une façon tout à fait imprévue; ensuite, Nous l’avons exprimée avec simplicité devant le Sacré-Collège des cardinaux réuni en la basilique de Saint-Paul hors les murs en cet heureux jour du 25 janvier 1959, fête de la conversion de saint Paul. Les âmes de ceux qui étaient présents furent aussitôt frappées comme par un éclair de lumière céleste, les yeux et les visages de tous reflétaient la douce émotion qu’ils ressentaient ». Jean XXIII ne voulait absolument pas d’une révolution dans l’Eglise, mais d’un aggiornamento, d’un rajeunissement dans l’Esprit-Saint, d’un retour à la source qu’est Jésus et son Evangile, d’une vie sainte ! « Ce qui est très important pour le Concile œcuménique, c’est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit conservé et présenté d’une façon plus efficace. Cette doctrine embrasse l’homme tout entier, dans son corps et dans son âme, et elle nous demande d’être sur terre des pèlerins en route vers la patrie céleste. Nous voyons par là que cette vie mortelle doit s’orienter de telle façon que, en accomplissant nos devoirs à l’égard de la cité terrestre et de la cité céleste, nous puissions parvenir à la fin que Dieu a voulue pour nous. Cela veut dire que tous les hommes, soit individuellement, soit collectivement, ont le devoir de tendre constamment et pendant toute leur vie à l’obtention des biens célestes ». Nous avons rappelé, ces dernières années, que lors de la présentation de Son Encyclique Pacem in Terris, Jean XXIII a dit qu’elle était un appel à l’Amour de Jésus. C’était le jour de la pâque de Mère Marie-Augusta, Jeudi Saint 11 avril 1963 ! Dans le diocèse de Viviers, en ce jour, nous fêtons Saint Firmin, ainsi succinctement présenté dans le propre de notre diocèse : « évêque de Viviers au début du VIIe siècle, il aurait été avant d’être évêque, bien sûr, le père de Saint Aule et il a été de tout temps fêté dans le diocèse ». Saint Firmin, Saint Jean XXIII, aidez-nous à nous laisser guider par la Vierge Marie, Mère de Dieu et à être des apôtres de l’Amour en exerçant notre mission dans l’esprit de nos Fondateurs, dans la fidélité à la Tradition et l’ouverture aux hommes de ce temps.

Laissez un commentaire