Dieu ne change pas. L’Évangile ne change pas.

29 octobre 2017 : 30e dimanche du temps ordinaire (P. Bernard)

Bien chers amis, la Parole de Dieu, en ce 30e dimanche ordinaire, nous prépare à la Grande Fête de la Toussaint que nous allons célébrer mardi. Les Saints du Ciel ont eu à cœur de mettre en application les demandes de Dieu tant dans l’AT que dans le NT. Le Seigneur, par Moïse, demandait aux membres de Son Peuple de ne pas être injustes envers les immigrés, les veuves, les orphelins et les pauvres. « S’ils crient vers moi, disait Dieu, j’écouterai leurs cris, car je suis compatissant ». Dans la prophétie du Jugement dernier, que nous entendrons à nouveau dans le dernier dimanche du temps ordinaire pour la solennité du Christ Roi, Jésus dira à ceux qui ont obéi à la Loi de Dieu : « venez les bénis de mon Père » et à ceux qui auront refusé sa Loi : « Allez-vous en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges ». Ces paroles de Jésus sont énergiques. Nous devons les prendre au sérieux. Elles révèlent ce qui se vivra au Jour du Jugement dernier.

L’évangile de ce dimanche est très important. Il permet de mieux comprendre la Loi de Dieu, révélée sur le Mont Sinaï. Notre-Seigneur, soulignons-le, ne rabroue le pharisien, docteur de la Loi, qui lui pose une question pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? ». Jésus connaît très bien l’importance de la Loi. C’est Lui, en effet, en tant que Verbe de Dieu, qui l’a inspirée ! Déjà, dans le discours sur la montagne, Il avait dit à ses disciples et à la foule : je ne suis pas venu abolir la Loi mais l’accomplir ! Nous allons entrer dans le cinquantième anniversaire de l’année 68, l’année symbole du libéralisme absolu, qui rejetait toute Loi : « il est interdit d’interdire », tel était le slogan des soixante-huitards ! Avec le pontificat de Jean-Paul II et celui de Benoît XVI, l’esprit soixante-huitard semblait définitivement enterré, mais voici qu’il refait surface actuellement, mais pour peu de temps, rassurez-vous, car il est stérile, il n’engendre aucune vocation. Les jeunes qui se donnent à Dieu aujourd’hui, tant dans la vie sacerdotale que la vie consacrée, veulent vivre leur sacerdoce et leur vie consacrée dans la fidélité à l’évangile et à la Loi de Dieu. Ne nous laissons pas influencer par l’idéologie progressiste, qui, depuis les années 70, ne parle que de changement. L’Eglise ne peut pas changer. La doctrine de l’Eglise ne peut pas changer. La morale ne peut pas changer. Dieu ne change pas. L’évangile ne change pas. Jésus était libre par rapport à l’esprit de son temps. Il est, ne l’oublions jamais, le Verbe éternel. Ses paroles, prononcées il y a près de 2000 ans, sont toujours actuelles. Elles ne sont pas dépassées et ne le seront jamais ! Il nous donne en ce dimanche la clé de compréhension de la Loi des 10 commandements donnés par Dieu : l’Amour ! Les trois premiers commandements concernent Dieu. Pour aimer Dieu en vérité, il faut pratiquer ces trois premiers commandements. Les 5 autres commandements concernent notre prochain. Pour aimer notre prochain en vérité, nous devons pratiquer ces commandements. Les deux derniers commandements nous concernent. Pour aimer en vérité, nous devons mener le combat contre nos mauvaises tendances. N’ayons pas peur, à la suite de Saint Jean-Paul II d’être les témoins de la Loi de Dieu dont le Cardinal Lustiger a été, en tant que fils du Peuple Juif, le grand chantre. La Loi de Dieu nous permet d’agir comme Dieu et de tendre à la sainteté. Ce mardi, nous proclamerons les Béatitudes. Elles ne s’opposent pas à la Loi mais elles permettent de l’accomplir en suivant l’exemple de Jésus !

Saint Paul, dans la deuxième lecture, fait l’éloge des Thessaloniciens. Ils ont imité l’apôtre des Nations. Ils ont accueilli la Parole de Dieu en se convertissant, en se détournant des idoles et en servant Dieu. Ils sont dans la joie de l’Esprit ! La vraie joie dans l’Esprit ne peut pas venir du péché mais seulement de l’obéissance à Dieu et à Sa Loi d’Amour !

Une bienheureuse que nous fêtons aujourd’hui l’a bien compris : Chiara Luce. Cette jeune italienne, née le 29 octobre 1971 à Sassello et décédée le 7 octobre 1990, en la Fête de Notre-Dame du Rosaire, a vécu héroïquement sa devise : «Jésus, si tu le veux je le veux aussi ». La Bse Chiara Luce a été atteinte d’un cancer. Elle a beaucoup souffert et tout offert en union avec Jésus en gardant la joie. Elle a préparé minutieusement ses obsèques pour les vivre comme un mariage avec Jésus. Elle a demandé d’être vêtue de blanc avec une ceinture rose sur son lit de morte. Les derniers mots à sa maman : «Maman, au revoir. Sois heureuse parce que moi je le suis». Avec Chiara Luce et Notre-Dame des neiges préparons-nous bien à la Toussaint.

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