Session Toussaint 2017 : Amour humain et transmission de la vie, un défi pour notre temps !

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Amour humain et transmission de la vie, un défi pour notre temps !

La Famille Missionnaire de Notre-Dame invite les jeunes qui le désirent à une Session importante du 29 octobre au 1er novembre 2017 afin de mieux comprendre les défis auxquels nous sommes affrontés en vue de l’édification de la civilisation de l’amour dans la vérité. L’un de ces premiers défis est l’éducation au bel amour dans la vérité.

    Le 25 juillet 2018, nous commémorerons le 50e anniversaire de l’Encyclique prophétique Humanae Vitae” de Paul VI du 25 juillet 1968. Ce Bienheureux Pape a eu le courage d’aller à contre-courant en promulguant cette Encyclique, qui a été contestée à l’intérieur et à l’extérieur de l’Eglise. Saint Jean-Paul II n’a pas eu peur de rappeler aux jeunes qu’il était leur ami exigeant comme Jésus est exigeant. Il a conquis la génération Jean-Paul II parce qu’il l’a appelée à l’amour dans la vérité. Cette génération Jean-Paul II s’est levée avec la manif pour tous pour dire son ferme refus à la déconstruction du mariage et à la défiguration de la famille dans le plan de Dieu. Le Bienheureux Paul VI avait bien perçu le danger de la contraception artificielle. Les jeunes de notre temps ont besoin de connaître la vérité sur l’Encyclique prophétique Humanae Vitae. Puisse cette Session éclairer leur conscience et leur permettre de comprendre le plan de Dieu sur l’homme et sur la femme et sur l’amour dans la vérité.

    Tout homme de bonne volonté reconnaîtra le bien-fondé de ces prophéties de Paul VI, le 25 juillet 1968 :

Graves conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité 17. Les hommes droits pourront encore mieux se convaincre du bien-fondé de la doctrine de l’Eglise en ce domaine, s’ils veulent bien réfléchir aux conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité. Qu’ils considèrent d’abord quelle voie large et facile ils ouvriraient ainsi à l’infidélité conjugale et à l’abaissement général de la moralité. Il n’est pas besoin de beaucoup d’expérience pour connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes – les jeunes, en particulier, si vulnérables sur ce point – ont besoin d’encouragement à être fidèles à la loi morale, et qu’il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile pour en éluder l’observance. On peut craindre aussi que l’homme en s’habituant à l’usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l’équilibre physique et psychologique de celle-ci, n’en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée. Qu’on réfléchisse aussi à l’arme dangereuse que l’on viendrait à mettre ainsi aux mains d’autorités publiques peu soucieuses des exigences morales. Qui pourra reprocher à un gouvernement d’appliquer à la solution des problèmes de la collectivité ce qui serait reconnu permis aux conjoints pour la solution d’un problème familial ? Qui empêchera les gouvernants de favoriser et même d’imposer à leurs peuples, s’ils le jugeaient nécessaire, la méthode de contraception estimée par eux la plus efficace ? Et ainsi les hommes, en voulant éviter les difficultés individuelles, familiales ou sociales que l’on rencontre dans l’observation de la loi divine, en arriveraient à laisser à la merci de l’intervention des autorités publiques le secteur le plus personnel et le plus réservé de l’intimité conjugale. Si donc on ne veut pas abandonner à l’arbitraire des hommes la mission d’engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l’homme sur son corps et sur ses fonctions; limites que nul homme, qu’il soit simple particulier ou revêtu d’autorité, n’a le droit d’enfreindre. Et ces limites ne peuvent être déterminées que par le respect qui est dû à l’intégrité de l’organisme humain et de ses fonctions, selon les principes rappelés ci-dessus et selon la juste intelligence du  » principe de totalité  » exposé par Notre prédécesseur Pie XII.

L’Eglise garante des authentiques valeurs humaines

  1. On peut prévoir que cet enseignement ne sera peut-être pas facilement accueilli par tout le monde: trop de voix – amplifiées par les moyens modernes de propagande – s’opposent à la voix de l’Eglise. Celle-ci, à vrai dire, ne s’étonne pas d’être, à la ressemblance de son divin Fondateur, un  » signe de contradiction « ; mais elle ne cesse pas pour autant de proclamer avec une humble fermeté, toute la loi morale, tant naturelle qu’évangélique. Ce n’est pas elle, qui a créé cette loi, elle ne saurait donc en être l’arbitre; elle en est seulement la dépositaire et l’interprète, sans pouvoir jamais déclarer licite une chose qui ne l’est pas à cause de son intime et immuable opposition au vrai bien de l’homme. En défendant la morale conjugale dans son intégralité, l’Eglise sait qu’elle contribue à l’instauration d’une civilisation vraiment humaine; elle engage l’homme à ne pas abdiquer sa responsabilité pour s’en remettre aux moyens techniques; elle défend par là même la dignité des époux. Fidèle à l’enseignement comme à l’exemple du Sauveur, elle se montre l’amie sincère et désintéressée des hommes, qu’elle veut aider, dès leur cheminement terrestre,  » à participer en fils à la vie du Dieu vivant, Père de tous les homme ».

    Paul VI n’était pas naïf. Il savait bien, en promulguant cette Encyclique qu’il serait “signe de contradiction”. Imitons son grand courage !

 “31. Vénérables frères, chers fils, et vous tous, hommes de bonne volonté, grande est l’œuvre d’éducation, de progrès et d’amour à laquelle Nous vous appelons, sur le fondement de l’enseignement de l’Eglise, dont le successeur de Pierre est, avec ses frères dans l’épiscopat, le dépositaire et l’interprète. Grande œuvre, en vérité, Nous en avons l’intime conviction, pour le monde comme pour l’Eglise, puisque l’homme ne peut trouver le vrai bonheur, auquel il aspire de tout son être, que dans le respect des lois inscrites par Dieu dans sa nature et qu’il doit observer avec intelligence et amour. Sur cette œuvre Nous invoquons, comme sur vous tous, et de façon spéciale sur les époux, l’abondance des grâces du Dieu de sainteté et de miséricorde, en gage desquelles Nous vous donnons Notre Bénédiction apostolique”.

 

 

 

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