Le purgatoire n’est pas une punition mais un don de la miséricorde de Dieu !

2 novembre 2017 : Messe des défunts (P. Bernard)

Bien chers amis, en ce mois de novembre, comme chaque année, l’Eglise par sa liturgie nous invite à vivre plus en profondeur la communion des saints. Cette communion est la réalité de l’Eglise. L’ecclésiologie du Concile Vatican II, comme l’ont souvent rappelé Jean-Paul II et Benoît XVI est l’ecclésiologie de communion. L’Eglise est communion parce qu’elle est le Corps du Christ dont nous sommes les membres. Ce Corps a une âme : l’Esprit Saint. La communion des membres du Corps du Christ ne se conclut pas avec la mort terrestre mais elle se continue et s’intensifie par des liens spirituels plus forts encore après notre pâque, notre passage de cette vie terrestre à la vie dans le Royaume de Dieu. Nous avons rappelé, dans l’homélie de la Messe de funérailles de frère André, l’enseignement de l’Eglise au sujet du purgatoire. Cet enseignement, est remis en question et c’est la raison pour laquelle il me semble important de revenir encore sur cet enseignement en ce 2 février. Ceux qui disent que, dès la mort, on passe de cette terre dans le « Face à face » avec Dieu mentent, car telle n’est pas la Foi de l’Eglise catholique. Certes, Dieu est tout-puissant. Il peut permettre à Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de passer sans transition de cette vie terrestre à la vie céleste dans la vision béatifique. Mais ce n’est pas le cas pour tous ! Rappelons la Foi de l’Eglise et remercions Dieu notre Père d’avoir créé le Purgatoire pour une ultime purification avant de Le voir face à face. Qui peut dire : « j’ai le cœur parfaitement pur et je peux voir Dieu » ? Le purgatoire, redisons-le, n’est pas une punition vengeresse de Dieu mais un don de Sa Miséricorde. Toutes les âmes du purgatoire, en ce jour, pourraient en témoigner !

Dans la première lecture de cette Messe, l’auteur inspiré du livre de la Sagesse disait : « Dieu les a mis à l’épreuve et les a reconnus dignes de lui. Comme on passe l’or au feu du creuset, Il a éprouvé leur valeur ». Cette affirmation ne concerne pas les âmes du purgatoire mais les âmes des justes. L’Eglise a retenu ce texte pour les Messes des défunts.

Le psaume 129 nous permet de vivre plus en profondeur la communion avec les âmes du purgatoire. Elles vivent vraiment ce psaume : des profondeurs, elles crient vers le Seigneur. Elles souffrent, c’est certain, mais elles ont la foi, l’espérance et la charité. Leur souffrance n’a rien à voir avec la souffrance des damnés en Enfer. Elles savent qu’auprès du Seigneur est la Miséricorde et qu’un jour, elles verront Dieu. Elles espèrent ardemment le Ciel et elles savent que leur espérance sera un jour récompensée. Partageons la prière des âmes du purgatoire et communions à leur espérance.

La deuxième lecture est une invitation de Saint Paul à vivre pour le Seigneur et à mourir pour le Seigneur. Que veut dire l’apôtre des Nations ? Ce qu’il a déjà écrit, dans le chapitre 6 de sa lettre aux Romains : le baptême est une mort au péché et une vie pour Dieu. N’attendons pas le jour de notre mort pour mourir au péché. Les âmes du purgatoire, en ce 2 novembre, voudraient nous dire : «vivez votre vie sur la terre en mettant davantage en pratique ce qu’écrit Saint Paul : mourez davantage au péché par le sacrement de pénitence, la réception fréquente de la communion, l’obéissance à la Loi de Dieu et l’exercice des vertus. Ainsi, vous mourrez en vérité au péché, vous vivrez pour Dieu et votre purgatoire sera abrégé ».

L’évangile selon Saint Marc, que nous avons choisi pour ce 2 novembre, est le fondement de la Foi chrétienne. L’Eglise, en cette journée de prière pour les défunts, veut rappeler à tous les baptisés et à tous les hommes de bonne volonté le cœur de notre Foi : Jésus est mort crucifié pour l’expiation de nos péchés et il est ressuscité pour notre justification. Vivons cette journée des défunts en témoins de la Foi chrétienne. La mort, certes, est une souffrance, une épreuve, une séparation physique. Mais, pour les chrétiens, la communion commencée sur cette terre, n’est pas détruite par la mort. Bien, au contraire, nos défunts morts dans le Seigneur demeurent dans la communion avec nous. S’ils sont encore au Purgatoire, nous les aidons par nos prières et les indulgences que nous offrons pour eux. Eux prient et offrent pour nous. Ils nous aident. Ensuite, lorsqu’ils seront au Ciel, ils nous aideront davantage encore. Merci Dieu notre Père d’avoir créé le Purgatoire, temps de purification et d’espérance. Merci, Jésus et Marie, Esprit-Saint, de permettre à l’Eglise d’accorder des indulgences pour la purification plus rapide des âmes du purgatoire. Aimons et aidons les âmes pour lesquelles personne ne prient. Chaque jour, en mois de novembre, désirons obtenir des indulgences pour ces âmes. C’est une œuvre de grande miséricorde !

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