Vidéo de la messe d’ordination de frère Paul par Monseigneur Jean-Louis Balsa, évêque de Viviers :

La liturgie est précédée de l’office du milieu du jour, d’un exposé de Père Bernard sur le lien entre la famille et les vocations (17:40 à 38:50) et d’un temps de prière préparatoire.

 

Vidéo de la première messe de frère Paul :

Homélie de frère Paul à partir de 47:25.

 

Homélie de la première Messe de frère Paul – lundi 24 octobre 2016 – 30°TO

C’est une grande joie de pouvoir célébrer cette première messe en cette église sanctifiée par la prière du Père et de Mère Marie Augusta. A cet autel le Père a offert quotidiennement le sacrifice du Christ durant de longues années en unissant sa propre offrande à celle de Jésus. Sur ce même autel, nous tous ses fils et filles spirituels nous avons scellé avec Jésus notre Alliance éternelle. Cette église de saint Pierre est pour nous domini ce que la Portioncule est pour les franciscains et c’est pour moi un grand bonheur et un grand honneur de pourvoir y célébrer la messe pour la première fois.

Avant de dire un mot sur l’évangile de ce jour, je voudrais encore dire un grand merci pour toutes les prières et les sacrifices que vous avez offerts pour la préparation spirituelle de cette ordination. Parmi vous certains ont de dures épreuves à vivre, physiques ou morales, et les ont offertes pour la fécondité de ce sacerdoce. De tout cœur je vous remercie pour votre générosité et je demande à Jésus et à la Vierge Marie de vous apporter la force et la consolation pour continuer à porter votre croix quotidienne dans l’espérance en union avec Jésus.

Je voudrais dire aussi un immense merci à mes parents pour l’éducation humaine et spirituelle qu’il m’ont donnée. Elle est comme la bonne terre dans laquelle le Seigneur a semé la grâce de la vocation et où elle a pu s’épanouir peu à peu. Merci pour votre patience et votre persévérance. Merci pour votre générosité à nous conduire dans les activités scoutes, les trajet sur Sélestat et compagnie … et tout le reste dont je n’ai peut-être même pas pris conscience. Je ne peux oublier aussi que l’appel du Seigneur a retenti en mon cœur de la manière la plus claire le jeudi saint de l’année 2003. Je ne connaissais pas saint Pierre de Colombier. Or en ce même moment, la communauté rappelait ici les 40 ans de la mort de Mère Marie-Augusta. Elle a beaucoup prié, souffert et offert pour engendrer ses fils spirituels et je suis bien convaincu qu’elle m’a obtenu beaucoup alors même que je ne la connaissait pas. Puisse Dieu hâter le temps où avec notre Père fondateur, Mère Marie-Augusta sera connue de l’Église universelle.

L’Évangile de ce jour nous présente la guérison d’une femme que Satan rendait faible, malade. Elle était toute courbée et par elle-même incapable de se redresser. Elle ne pouvait plus lever les yeux vers le ciel pour s’adresser à Dieu. Après 18 longues années Jésus va mettre fin à sa souffrance par un miracle : il l’interpelle, puis par sa parole et l’imposition des mains il la rétabli totalement en la rendant de nouveau capable de glorifier Dieu.

Qu’est-ce Seigneur veut nous dire aujourd’hui à travers le récit de cet événement historique ? Notre humanité ne ressemble-t-elle pas à cette femme, en proie au déchaînement diabolique de Satan ? Les hommes de notre temps ne sont-il pas contaminés par la tentation du repli sur soi, de l’égoïsme ? Englué dans le matérialisme l’homme ne cherche plus du côté de Dieu le remède aux souffrances de notre temps. Et nous, qui essayons tant bien que mal de vivre en imitateurs de Dieu comme ses enfants bien-aimés comme disait saint Paul, ne nous sentons-nous pas souvent écrasés par le poids du mal : guerres, terrorisme, maladie, divisions dans les familles, soucis pour l’avenir de nos enfants, et tant d’autres souffrances que nous devons porter ? Nous vivons un grand hiver de la foi. Plus que jamais, Satan dans son orgueil diabolique pense pouvoir remporter la victoire contre Dieu. La dernière grande bataille, avait écrit sœur Lucie de Fatima au cardinal Caffara, sera la bataille contre la famille. Nous y sommes. L’Église elle-même est secouée par de grandes bourrasques. Mais Jésus nous rappelle en ce jour que Satan n’aura pas le dernier mot. Jésus est là. Jésus est le maître. Jésus humiliera l’orgueil de Satan. A temps fixé, il interpellera cette humanité dans un grand appel à la conscience, il imposera les mains sur ce monde pour que vienne la nouvelle Pentecôte et il prononcera la parole qui nous libérera de l’emprise de Satan. Alors viendra le triomphe du Cœur Immaculée de Marie. Alors l’humanité sera restaurée dans sa vocation de glorification de Dieu : Jésus régnera dans son Eucharistie. L’Église connaîtra son plus beau printemps. Alors viendra la civilisation de l’Amour. Quand cela adviendra-t-il ? Dieu seul le sait. Mais ce que nous savons c’est qu’il est en notre pouvoir de hâter la venue de ce temps, comme le disait Benoît XVI à Fatima le 13 mai 2010. Nous tous ici présent nous sommes appelés à hâter ce triomphe. Parmi les jeunes qui sont ici, certains sont appelés d’une manière particulière. Jésus a besoin aujourd’hui d’Apôtres de l’Amour pour préparer les cœurs à l’accueillir. Jésus lance aujourd’hui encore son Appel à l’Amour. Si Jésus frappe à la porte de votre cœur, nous vous en supplions ; ne fuyez pas en disant : je ne suis pas capable, je n’y arriverai pas ou pire encore : on verra plus tard ! N’attendez pas qu’un ange vous apparaisse ! Le temps presse. Jésus a besoin de vous, l’Église a besoin de vous, le monde a besoin de vous. Alors dite comme la Vierge Marie : me voici, je suis la servante du Seigneur. Jésus n’a pas besoin de votre force, c’est lui qui sera votre force et votre fidélité. Jésus ne vous enlèvera rien, mais il vous donnera tout et vous serez profondément heureux. Tous les frères et les sœur peuvent en témoigner. Et vous les parents, n’ayez pas peur de donner vos enfants à Dieu. Après les larmes de la séparation, vous connaîtrez les larmes de joie en voyant vos fils et vos filles profondément heureux et vous serez fier de les avoir donnés au Bon Dieu. N’ayons pas peur de Dieu, n’ayons pas peur d’être des saints. Que Notre-Dame des Neiges nous fasse grandir dans l’espérance. Amen.

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