Les premiers vendredis du mois : Pourquoi ?

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Dans la plupart de nos foyers, messe et adoration toute la journée sont proposées pour vivre plus profondément nos premiers vendedis du mois !

Mais pourquoi donc marquer les premiers vendredis?

C’est un premier vendredi du mois qu’eut lieu la grande apparition de Paray le Monial :

 » C’est un premier vendredi du mois. Sainte marguerite Marie contemple le corps entier de Jésus, tel qu’il est mystérieusement présent dans l’Eucharistie, «avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils» et son regard est immédiatement fasciné par ce qui formait le centre de cette composition: la poitrine du Ressuscité, «qui ressemblait, dit-elle, à une fournaise». Puis c’est l’ouverture de cet écrin de feu: elle discerne aussitôt le Coeur même de Jésus comme étant «la vive source de ces flammes». Le Rédempteur se plaint alors de l’ingratitude avec laquelle les hommes méconnaissent «l’excès» de l’amour qu’il leur a jadis témoigné comme aussi bien ses «empressements» d’aujourd’hui à leur faire du bien. Et, s’adressant à la jeune religieuse: «Du moins, lui dit-il, donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes autant que tu pourras en être capable. » Consciente de son incapacité à s’acquitter d’une telle « suppléance », elle reçoit, à cet instant, de ce Coeur même de Jésus une flamme, ardente à en mourir symbole de l’Esprit qui, seul, peut opérer en elle le « retour d’amour» désiré.  » ( extrait de : »Voici ce Coeur qui nous a tant aimé » d’Edouard Glotin, s.j.)

Les premiers vendredis du mois tirent leur origine de ce grand appel à l’amour du coeur de Jésus. En 1688, au cours d’une apparition à Sainte Marguerite-Marie, Notre-Seigneur lui dit :

« Je te promets, dans l’excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir leurs sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré aux derniers moments ».

Par l’insertion intégrale de cette promesse dans la Bulle de canonisation de Sainte Marguerite-Marie (Acta Apostolicæ Sedis 1920, p. 503), en date du 13 mai 1920, le Pape Benoît XV a encouragé la pratique des communions réparatrices des neuf premiers vendredis du mois, en l’honneur du Sacré-Cœur.

Ces communions ne sont pas un précepte « routinier », une dévotion extérieure, mais au contraire, elles sont importantes pour renouveler notre ardeur d’amour et notre volonté de vivre en toutes choses avec le Christ. Jésus a prescrit à Sainte Marguerite Marie la communion fréquente – notamment celle des premiers vendredis du mois, pour que notre dévotion devienne une union toujours plus parfaite de notre volonté avec celle de Jésus, en offrant tous nos actes et nos pensées à note Maître. Connaissat notre faiblesse, il demande notre bonne volonté et notre ferme intention de tout faire en union avec Lui. La Petite consécration, confiée par Jésus à la visitandine le rappelle :

 »« Je (…) me donne et consacre au sacré Coeur de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour ne plus me servir d’aucune partie de mon être que pour l’aimer, honorer et glorifier… »

 » Une fois déclarée, cette intention suffit à donner devant Dieu un prix supplémentaire à chacune de nos actions, pour peu que nous ne la rétractions jamais et vivions conformément à l’évangile. La sainte conseillait de se consacrer au Sacré Coeur de préférence un premier vendredi du mois, après la communion; et, comme elle le fit faire à ses novices, il peut être bon de rédiger soi-même sa donation. « (idem)

«Il n’y a point de plus court chemin pour arriver à la perfection, écrivait elle à son frère prêtre, ni de plus sûr moyen de salut que d’être tout consacré à ce divin Coeur, pour lui rendre tous les hommages d’amour, d’honneur et de louange dont nous sommes capables.»

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