Concilier ma vie spirituelle et les réseaux sociaux

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Ne vaut-il pas la peine de s’interroger sur la place que prennent les nouveaux moyens de communication (internet, réseaux sociaux, iphones…) dans notre vie ? Laissons-nous interroger par notre saint Père avec cet extrait de Laudato si.

technologie2Les dynamiques des moyens de communication sociale et du monde digital, en devenant omniprésentes, ne favorisent pas le développement d’une capacité de vivre avec sagesse, de penser en profondeur, d’aimer avec générosité. Les grands sages du passé, dans ce contexte, auraient couru le risque de voir s’éteindre leur sagesse au milieu du bruit de l’information qui devient divertissement. Cela exige de nous un effort pour que ces moyens de communication se traduisent par un nouveau développement culturel de l’humanité, et non par une détérioration de sa richesse la plus profonde. La vraie sagesse, fruit de la réflexion, du dialogue et de la rencontre généreuse entre les personnes, ne s’obtient pas par une pure accumulation de données qui finissent par saturer et obnubiler, comme une espèce de pollution mentale. En même temps, les relations réelles avec les autres tendent à être substituées, avec tous les défis que cela implique, par un type de communication transitant par Internet. Cela permet de sélectionner ou d’éliminer les relations selon notre libre arbitre, et il naît ainsi un nouveau type d’émotions artificielles, qui ont plus à voir avec des dispositifs et des écrans qu’avec les personnes et la nature. Les moyens actuels nous permettent de communiquer et de partager des connaissances et des sentiments. Cependant, ils nous empêchent aussi parfois d’entrer en contact direct avec la détresse, l’inquiétude, la joie de l’autre et avec la complexité de son expérience personnelle. C’est pourquoi nous ne devrions pas nous étonner qu’avec l’offre écrasante de ces produits se développe une profonde et mélancolique insatisfaction dans les relations interpersonnelles, ou un isolement dommageable.

Pape François, encyclique Laudato si n°47

Pour aller plus loin :

Combien de temps est-ce que je passe par jour sur internet ?

Ce temps empiète-t-il sur le temps que je devrais passer à faire mon devoir d’état (travail scolaire, travail professionnel, vie de famille), sur mes temps de prière, sur les temps de vie de famille ou sur les services que je pourrais rendre au sein de la famille ou à ceux qui sont plus loin?

Suis-je vrai sur les réseaux sociaux dans ce que je dis mais aussi dans l’image que je montre de moi? Est-ce que je cherche à me composer un personnage?

Mes relations via les réseaux sociaux me permettent-elles « d’entrer en contact direct avec la détresse, l’inquiétude, la joie de l’autre et avec la complexité de son expérience personnelle », ou est-ce que j’accumule des amis virtuels, sélectionnés suivant des apparences trompeuses ?

 

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