Ne nous laissons pas voler notre joie en ce temps de grand combat

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Homélie du 30e dimanche ordinaire. 25 octobre 2015. Foyers amis.

La Parole de Dieu, en ce dimanche nous préparant à la Toussaint, nous invite à la joie. Ne nous laissons voler ni notre Foi, ni notre espérance, ni notre joie ! Les évènements du monde engendrent tristesses et angoisses. La crise économique, morale et spirituelle atteint un degré inimaginable. La France et l’Europe peuvent-elle encore tomber plus bas ? Ne sommes-nous pas des utopistes bien idéalistes en continuant à témoigner de la joie et de l’espérance ? La joie et l’espérance que nous devons annoncer ne sont pas, c’est évident, la joie et l’espoir superficiels et mondains mais la joie et l’espérance dont l’unique fondement est Jésus.

La première lecture de ce dimanche rapporte la prophétie de Jérémie, inspirée par l’Esprit-Saint, qui a redonné confiance aux Juifs exilés à Babylone : « poussez des cris de joie … ils étaient partis dans les larmes, dans les consolations je les ramène. Je suis un Père pour Israël ».

Le psaume 125 décrit le retour de l’exil : « quelles merveilles fait pour eux le Seigneur, nous étions en grande fête. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie ».

Les prophéties de Jérémie et du psaume 125 sont-elles toujours d’actualité ? Nous concernent-elles encore ? Nous ne pouvons que répondre avec conviction : Oui et en voici la preuve. Benoît XVI, au terme de son pontificat, nous a appelés à rester dans la joie et la confiance. Le Pape émérite que nous aimons n’est pas un utopique. Il sait ce qu’est le réalisme de l’espérance des Pères de Vatican II. L’unique fondement de son espérance est Jésus ressuscité, le Vivant à jamais, qui ne nous décevra jamais, parce qu’Il est le Fils de Dieu ! Il a aussi une très grande confiance dans la prophétie de la Vierge Marie à Fatima : finalement mon Cœur Immaculé triomphera et un temps de paix sera donné au monde. Le 13 mai 2010 à Fatima, ce même Pape avait dit que nous devions prier et offrir pour hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie.

J’ai rappelé à la Messe d’hier soir l’une des dernières prophéties de Sœur Lucie de Fatima : la bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan portera sur le mariage et la famille. Nous sommes dans le temps de cette bataille finale. Les idéologues du Gender veulent imposer à tous les Etats du monde la déconstruction de la famille, la défiguration de l’amour, la désacralisation de la vie. Mais ils échoueront car la Vierge Marie a écrasé la tête du serpent !

Les Médias, pendant les trois semaines du Synode qui se conclut en ce moment, ont laissé croire que l’Eglise allait enfin changer les lois du mariage et de la famille et s’ouvrir aux valeurs de la post-modernité et du « meilleur des mondes » ! Mais l’Eglise ne changera pas car Jésus ne change pas, l’évangile ne change pas, Dieu ne change pas !

Si l’Eglise ne change pas, elle n’en est pas moins une Mère miséricordieuse, qui se penche sur tous ses enfants qui souffrent, qui voit avec un cœur serré tant de familles blessées, divisées, recomposées. Que de drames familiaux aujourd’hui ! Comment venir en aide à ces familles ? En leur rappelant le beau plan de Dieu sur la famille, l’amour et la vie et en les invitant à s’ouvrir au Cœur Miséricordieux de Dieu. Rien n’est impossible à Dieu ! Jésus a conquis le cœur de Marie Magdeleine, de la Samaritaine et de la femme adultère. Toutes les trois se sont converties. Dieu leur a beaucoup pardonné parce qu’elles ont beaucoup aimé Jésus ! Voilà la bonne nouvelle que nous devons proclamer en cette prochaine année sainte de la Miséricorde ! Paul VI, dans l’Encyclique Humanae Vitae, avait dit que l’homme ne peut trouver le vrai bonheur que dans le respect de la Loi naturelle dont Dieu est le fondement. Rappeler la loi de Dieu, ce n’est pas condamner les pécheurs mais leur ouvrir la porte du Salut, de la vraie liberté et de la joie dans l’Esprit Saint.

Alors, oui, nous pouvons faire nôtres les paroles de Jérémie en ce dimanche : « qui sème dans les larmes moissonne dans la joie ». Mais une question demeure encore : quand, Seigneur, moissonnerons-nous dans la joie ? Je ne peux pas répondre à cette question. Je ne sais pas quelles sont les tempêtes que nous aurons encore à traverser, mais nous pouvons nous appuyer sur cette phrase de Jésus : autre est celui qui sème, autre celui qui moissonne. Alors, semons et nous ne soucions pas de savoir qui récoltera ! Si nous croyons, disait Jésus à Ste Marguerite Marie, nous verrons la Puissance du Cœur de Jésus. Croyons et ainsi nous hâterons le triomphe du Cœur Immaculé de Marie !

La deuxième lecture de ce dimanche nous invite à contempler Jésus, Grand Prêtre selon l’Ordre de Melchisédech. Chaque jour, en cette église et en tous nos Foyers, nous pouvons adorer Jésus à partir de 16h30 et jusqu’à 19h. Venons plus souvent L’adorer. Nous comprendrons mieux alors ce que l’auteur sacré de la lettre aux Hébreux veut nous dire. Le Fils de Dieu nous a aimés jusqu’à prendre sur Lui tous nos péchés et les expier en mourant par amour sur la Croix. Il nous a aimés jusque-là ! Mesurons-nous cette folie d’amour ? Saint Bernard disait que nous devions rendre amour pour amour à Jésus. L’aimons-nous vraiment ? L’aimons-nous un peu ? L’aimons-nous beaucoup ? L’Aimons-nous passionnément ? Si, aujourd’hui, en cette église, sont rassemblés des frères et sœurs Domini et des Foyers amis, c’est parce que notre Père Fondateur et Mère Marie Augusta ont vraiment rendu amour pour amour à Jésus. Imitons-les et préparons-nous à la Fête de la Toussaint par une semaine d’amour ! N’oublions pas la consigne de Mère Térésa : l’amour commence à la maison.

L’évangile de ce dimanche révèle comment Jésus a aimé. Bartimée, le mendiant aveugle, était un trouble-fête. On voulait le faire taire, parce que la foule était compacte pour voir passer Jésus. C’est la fête aujourd’hui, il y a trop de monde, Jésus n’a pas le temps de s’arrêter pour toi, Il a bien d’autres choses plus importantes à faire ! Mais Notre-Seigneur a entendu le cri de Bartimée, Il s’arrête et le guérit en lui disant : « Va, ta foi t’a sauvé ! » Demandons à la Vierge Marie de nous aider à entendre les cris des Bartimée de ce temps. Nous devons, bien sûr, exercer le discernement. Tous les migrants ne sont pas des réfugiés et des persécutés ! Mais beaucoup de personnes souffrent en ce monde. Soyons des bons samaritains et imitons Jésus. Mais nous sommes aussi, ne l’oublions pas, chacun et chacune, des Bartimée. Alors, crions vers Jésus : « Jésus, Fils de David aie pitié de moi ! ». Comment pourrait-Il ne pas nous entendre ?

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