Rappeler le plan de Dieu sur le mariage

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Homélie du dimanche 4 octobre 2015. Journée ND des Neiges au Grand Fougeray

Bien chers amis de Notre-Dame des Neiges du Grand Ouest,

Puisse cette journée Notre-Dame des Neiges être pour chacun de vous une journée de grâce et de joie en ces temps si troublés. Notre Pape François vient d’ouvrir le deuxième Synode sur la famille. Nous l’avons dit, dans notre conférence, de graves menaces pèsent contre elle, mais nous avons confiance en la prophétie de Saint Jean-Paul II : le troisième millénaire sera celui des familles ! L’Enfer ne pourra pas réussir son plan de déconstruction de la famille, parce que la famille est d’institution divine.

La Providence a permis qu’en ce dimanche où s’ouvre le Synode, soit médité le texte de la Genèse, qui révèle le plan de Dieu sur le mariage et la famille. Ce texte inspiré révèle que l’homme et la femme, unis dans le mariage, ne font qu’un ! Jésus, dans l’évangile de ce dimanche, a répondu avec clarté et fermeté aux pharisiens, qui voulaient Le mettre dans l’embarras pour l’accuser de contredire Moïse, qui avait permis aux époux de renvoyer leurs épouses. Jésus est le Verbe Incarné, la Plénitude personnelle de la Révélation. Il est donc plus grand que Moïse. Il ne craint pas d’aller à contre-courant en renvoyant les pharisiens au plan de Dieu Créateur. L’homme à l’image de Dieu, au commencement, est l’homme et la femme. L’idéologie satanique du Gender combat cette différence des sexes, voulue par Dieu. L’homme masculin n’est pas supérieur à la femme. Ils sont égaux en dignité mais complémentaires. Le premier homme, Adam, et la première femme, Eve, ont été créés par Dieu pour être un dans et par le mariage. Saint Jean-Paul II, le Pape de la famille, a souvent rappelé que la grâce du sacrement du mariage était le deux en un ! Jésus répond sans ambiguïté aux pharisiens : « Donc, ce que Dieu a uni que l’homme ne le sépare pas !» Il leur fait comprendre aussi que Moïse a permis de renvoyer son épouse à cause de l’endurcissement du cœur.

Le Verbe incarné, par les grâces de la Rédemption, redonne à l’homme la grâce sanctifiante. Le cœur n’est plus alors endurci, il est temple du Saint-Esprit. L’homme racheté par la grâce de la Rédemption ne peut donc plus en appeler à la permission de Moïse. L’Eglise catholique est à jamais liée par cet évangile et ne peut que rappeler l’indissolubilité du mariage sacramentel. Les disciples ont été étonnés par cette réponse de Jésus. Notre-Seigneur leur dit alors des paroles plus fortes encore : « celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre, est coupable d’adultère envers elle. Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d’adultère ». Le CEC enseigne que le péché d’adultère est un péché grave. Le 6e commandement le proscrit absolument. Il est une injustice. Celui qui le commet manque à ses engagements. Il blesse le signe de l’alliance qu’est le lien matrimonial, lèse le droit de l’autre conjoint et porte atteinte à l’institution du mariage, en violant de contrat qui le fonde. Il compromet le bien de la génération humaine et des enfants qui ont besoin de l’union stable des parents. Prenons au sérieux l’enseignement du Catéchisme qui se fonde sur l’évangile.

L’adultère, cependant, n’est pas un péché irrémissible comme le péché contre le Saint-Esprit. Jésus a pardonné Marie-Magdeleine, la grande pécheresse, à la Samaritaine qui était avec son sixième homme, et à la femme adultère. Mais soulignons ce fait historique : Jésus n’a jamais justifié le péché, Il a justifié ces femmes pécheresses qui, après leur rencontre avec Son regard miséricordieux, se sont converties et ont vécu en cohérence avec leur Foi. Jésus a dit à la femme adultère : « va et ne pèche plus ! ». Il a dit de Marie-Magdeleine : il lui a été beaucoup pardonné, parce qu’elle a beaucoup aimé.

Préparons avec notre Pape François l’année sainte de la Miséricorde. Imitons pour cela Jésus qui, disait l’auteur de la lettre aux Hébreux, a enduré la Passion pour le Salut de tous. Pour aider Jésus à sauver les âmes, nous devons avec le Cœur Immaculé de Marie, prier, souffrir et offrir. Soyons généreux. Ne jugeons pas durement le cœur de ceux qui sont divorcés remariés. Jean-Paul II et Benoît XVI les invitaient à ouvrir leur cœur à Dieu Miséricorde sans se décourager, même si leur situation objective les empêche de recevoir les sacrements de pénitence et d’Eucharistie. Dans l’Exhortation apostolique sur la famille, en 1981, Jean-Paul II avait proposé aux divorcés remariés une voie pour recevoir ces deux sacrements : vivre en frère et sœur. Le Saint-Esprit a donné à Danielle Bourgeois, une Canadienne divorcée remariée, la grâce de vivre cette voie avec Maurice, cet homme avec qui elle s’était remariée. Ils décidèrent de vivre frère et sœur, en chambre séparée et de faire une promesse de chasteté. Avec l’accord de leur évêque, ils ont fondé une communauté « Solitude Myriam », qui permet à des divorcés remariés de faire, eux aussi, une promesse de chasteté et de recevoir les sacrements de pénitence et d’eucharistie. Rien n’est impossible à Dieu !

Puisse ce second Synode sur la famille permettre à l’Eglise de rappeler le plan de Dieu sur le mariage dans la fidélité à la Tradition et la continuité avec Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. Les Encycliques Humanae Vitae et Veritatis Splendor sont prophétiques. Nous ne devons pas avoir peur de les présenter fidèlement et intégralement. La Splendeur de la Vérité ne culpabilise pas les consciences, elle les libère au contraire. Elle permet à tous de vivre selon la Loi de l’Esprit et de ne plus être esclaves de la loi de la chair !


Saint François d’Assise
, que nous fêtons en ce dimanche, dans sa lettre à tous les fidèles, nous invite à la sainteté et à ne pas avoir peur d’évangéliser ceux qui refusent de se convertir. Puisse ce mois du rosaire être mois de la famille et mois de la mission. Encordons-nous à Notre-Dame des Neiges et désirons ardemment répondre à ses appels : soyez saints, vite saints, grands saints ! Saint François est le frère universel parce qu’il a été identifié à Jésus. A la suite de notre Pape François, désirons imiter le saint de « Laudato si » et vivons, malgré ces temps si troublés, dans la louange et l’action de grâce.

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