L’heure est à la prière persévérante et au retour à Dieu

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Homélie du samedi 14 novembre 2015

Bien chers amis, nous ne pouvons que prier ardemment en cette Messe pour les victimes des horribles attentats d’hier soir à Paris, pour leurs familles et pour la conversion des terroristes islamistes. L’heure est plus que jamais à la prière et au retour à Dieu. Les tempêtes, hélas, ne sont pas terminées. Puisse cette première récollection de foyers de l’année, en ce contexte si dramatique et en ces derniers mois de la vie consacrée et quelques semaines après le Synode sur la famille nous apporter consolation, force et espérance. Nous confions au Cœur Immaculé de Marie, Notre-Dame des Neiges, cette récollection afin que vous receviez toutes les grâces dont vous avez besoin pour obtenir des grâces de fidélité pour vos engagements d’époux et de parents et pour vivre dans la sérénité, la foi et la charité ces temps d’angoisse, de souffrances, de confusion, de division et de violences.

La première lecture de ce samedi doit nous donner une grande confiance en la Parole de Dieu. Cette Parole est la Sagesse personnifiée, comme le livre de la Sagesse le révèle. La Parole, qui est le Verbe de Dieu, est plus puissante que toutes les forces du Mal. L’auteur inspiré du livre de la Sagesse, en quelques mots, présente la pâque juive comme le passage de la Parole toute-puissante de Dieu, qui a libéré le Peuple de Dieu de l’esclavage d’Egypte. Il est dit dans le premier chapitre de l’Apocalypse que de la bouche du Fils de l’homme sortait un glaive acéré à deux tranchants (Ap 1,16). Ce Fils de l’homme se présente comme le Premier et le Dernier, le Vivant, ressuscité. Il est évident qu’il s’agit de Jésus ressuscité. Jésus tient les clés de la mort et de l’Hadès. Il est le Seigneur, qui combat le mal et veut purifier les 7 Eglises d’Asie mineure. Dans le chapitre 19 de l’Apocalypse, Jésus est appelé le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, le Fidèle et le Véritable. C’est avec l’épée aiguë à deux tranchants, sortant de sa bouche, qu’Il exercera le jugement sur les nations et établira son règne. Au chapitre 4 de la lettre aux Hébreux, il est écrit que la Parole de Dieu est vivante, énergique, plus tranchante qu’aucun glaive à double tranchant … Il n’est pas de créature qui échappe à sa vue, tout est nu à ses yeux. Benoît XVI, dans son Exhortation sur la Parole de Dieu (93), écrivait :

La Parole elle-même, nous envoie vers nos frères: c’est la Parole qui illumine, purifie et convertit; nous ne sommes, nous, que des serviteurs. Il est nécessaire donc, de redécouvrir toujours davantage l’urgence et la beauté d’annoncer la Parole, en vue de l’avènement du Règne de Dieu prêché par le Christ lui-même. En ce sens, renouvelons en nous la conscience, combien familière chez les Pères de l’Église, que l’annonce de la Parole a comme contenu le Règne de Dieu (Mc 1, 14-15), qui est la personne même de Jésus (l’Autobasileia) comme le rappelle bien Origène. Le Seigneur offre le salut à tous les hommes de toute époque. Nous comprenons tous combien il est nécessaire que la lumière du Christ illumine tous les domaines de l’humanité: la famille, l’école, la culture, le travail, le temps libre et les autres secteurs de la vie sociale. Il ne s’agit pas d’annoncer une parole de consolation, mais une parole de rupture qui invite à la conversion, qui rend possible la rencontre avec Dieu, germe d’une humanité nouvelle.

Notre Pape François, dans son exhortation apostolique sur la joie de l’évangile, nous rappelle dans le dernier chapitre l’esprit de la nouvelle évangélisation, qui se développe sous l’action de l’Esprit Saint qui anime de façon toujours nouvelle l’élan missionnaire à partir de la vie de prière où la contemplation tient la place centrale. La Vierge Marie « étoile de la nouvelle évangélisation » est présentée comme l’icône de l’annonce et la transmission de l’Évangile que l’Église est appelée à vivre avec enthousiasme et dans l’amour du Seigneur Jésus. Ne nous laissons pas voler la joie de l’évangélisation ! dit notre Pape François. L’Évangile doit être adressé à tous sans exclusive et surtout les pauvres, les infirmes, ceux qui sont souvent dévalorisés et oubliés. Ayons donc une plus grande intimité avec la Parole de Dieu et surtout l’évangile et annonçons-le dans la joie !

          Jésus, dans l’évangile, nous invite à imiter la persévérance de la veuve qui a obtenu justice d’un juge inique, par ses persévérantes demandes. Prions avec patience, persévérance et confiance et soyons sûrs que Dieu nous exaucera. Confions à Dieu notre Père tous nos soucis de famille et de santé. Prions-Le pour tous ceux qui souffrent en ce monde et qui sont si nombreux et soyons des témoins de la joie et de l’espérance dont parlaient les Pères du Concile Vatican II, malgré les tristesses et les angoisses de ce temps. En ce samedi, rappelons la prophétie de Fatima sur le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. La Vierge Marie, après avoir révélé aux enfants tous les évènements douloureux du vingtième siècle, concluait par cette prophétie : finalement mon Cœur Immaculé triomphera et un certain temps de paix sera donné au monde. Benoît XVI, à Fatima, le 13 mai 2010, disait que la prophétie de Fatima était la plus grande prophétie du vingtième siècle et que nous devions prier et offrir pour hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Nous le hâterons par la prière du rosaire, la consécration au Cœur Immaculé de Marie, la dévotion des premiers samedis

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