Remercions le pape François de cette année sainte de la Miséricorde

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Homélie du dimanche 6 décembre 2015 

Bien chers amis,

Puisse ce deuxième dimanche de l’Avent nous préparer à entrer dans le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, ce mardi 8 décembre. Saint Jean-Baptiste, le Précurseur, nous redit aujourd’hui comme il y a près de 2000 ans : convertissez-vous. Le fruit du temps de l’Avent est la joie du retour des exilés dans la Maison du Seigneur.

Le prophète Baruc, dans la première lecture, personnifie Jérusalem. Elle va quitter sa robe de tristesse pour revêtir la parure de la Gloire de Dieu. Elle va être dans la joie : ses enfants qu’elle avait vus partir en exil, Dieu les ramène portés en triomphe ! Le psaume 125 décrivait la joie des exilés revenant à Jérusalem : notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie ! Puisse cette prophétie de Baruc être actualisée en cette Année Sainte extraordinaire. Ce mardi, notre Pape François ouvrira la porte sainte de la Basilique Saint-Pierre à Rome et, par ce geste symbolique, le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde sera ouvert. Samedi, à Viviers, Mgr Balsa ouvrira la porte sainte de la Cathédrale de Viviers, le Jubilé sera ouvert pour le diocèse de Viviers.

Dimanche prochain, en cette église, nous ouvrirons la porte sainte de notre église. Cet évènement sera une première : pour la première fois, en effet, notre église de Saint-Pierre sera un des lieux jubilaires du diocèse de Viviers. Invitons les membres de nos familles et nos amis à ne pas avoir peur de venir franchir la porte sainte pour accueillir le don de grâce que Dieu veut faire gratuitement.

Remercions notre Pape François de nous faire don de cette année de grâce et préparons nos cœurs à accueillir la Miséricorde de Dieu. Mais pour accueillir cette Miséricorde, il est nécessaire que nos cœurs soient contrits et humiliés. Dieu ne peut pas donner sa Grâce à celui qui lui ferme son cœur ou à celui qui est endurci par l’orgueil et qui refuse de demander pardon ! Saint Paul, dans la deuxième lecture, dit aux Philippiens sa joie parce qu’ils ont ouvert leur cœur à l’évangile.

En ouvrant la Porte Sainte, le jour de Noël 1974, Paul VI disait : « Notre parole, qui ose maintenant interpréter la voix de Noël et le langage symbolique de ce rite jubilaire, est simple et unique : venez ! Oui, Frères, venez ! Le premier pas, le grand pas, qui humilie notre orgueil fermé, notre autosuffisance présomptueuse, mais qui élargit notre esprit aux dimensions immenses et exaltantes de la Parole révélatrice de Dieu, est la foi. Au seuil de la crèche, de l’Evangile, du salut, il y a la foi. De notre côté, il faut la foi ; nous devons croire au royaume de Dieu qui est ouvert devant nous, et dire avec le personnage anonyme de l’Évangile : « Je crois, Seigneur, mais Toi, viens en aide à mon incrédulité» (Mc 9,24). Puis le second pas que la célébration du Jubilé veut signifier, avec sa discipline spirituelle simple mais profonde, et avec l’ouverture symbolique de ses portes de miséricorde et de pardon, le pas de la métamorphose intérieure, le pas courageux de la vérité morale, le pas évangélique du fils prodigue qui retourne à la maison paternelle, le pas que le Père attend et que du dedans il inspire et rend joyeux : le voilà, c’est le pas de la conversion du coeur : « Je me lèverai et j’irai. Chacun de nous peut le faire, ce pas, il le doit. C’est, au fond, si facile. C’est si beau. C’est si doux ».

Jean-Paul II, en ouvrant la Porte Sainte de sa cathédrale du Latran, le jour de Noël 1999, disait quant à lui : « Nous sommes entrés à travers cette porte, qui représente le Christ lui-même:  en effet, lui seul est le Sauveur envoyé par Dieu le Père, qui nous fait passer du péché  à  la  grâce,  en  nous introduisant  dans  la  pleine  communion qui l’unit au Père dans l’Esprit Saint. Nous rendons grâce à Dieu, riche de miséricorde, qui a donné son Fils unique comme Rédempteur de l’homme. Ici, en 1300, le Pape Boniface VIII a solennellement inauguré la première Année Sainte de l’histoire. Ici, lors du Jubilé de 1423, le Pape Martin V a ouvert pour la première fois la Porte Sainte. Ici se trouve le coeur de cette dimension particulière de l’histoire du salut, liée à la grâce des Jubilés, et la mémoire historique de l’Eglise de Rome ».

Le symbole de la Porte Sainte est très important. Puisse en cette Année Sainte voir beaucoup de personnes franchir le seuil de la Porte Sainte en cette église, porte qui sera ouverte dimanche prochain. Nous redisons avec Paul VI : venez ! Chacun doit faire un acte de foi pour franchir cette porte, mais après avoir fait cet acte de Foi, il ressentira la joie de la Foi, la joie de la conversion, la joie de l’accueil de la divine Miséricorde !

Cette porte, disait Jean-Paul II, représente le Christ Lui-même. Franchir la porte sainte, c’est donc vouloir vivre avec Jésus, en Jésus, par Jésus !

L’Année Sainte débutera en ce 8 décembre, jour du 50e anniversaire de la clôture de Vatican II. Les évêques qui ont participé à ce Concile ont promulgué plusieurs textes importants. Ces textes sont comme une boussole pour les hommes désorientés de notre temps. Beaucoup ont perdu le sens de Dieu, le sens du péché, le sens de l’homme. Ils ne savent plus qui ils sont, d’où ils viennent et où ils vont. Les actes terroristes islamistes de Paris mais aussi tous les autres actes terroristes dans le monde engendrent la peur, la tristesse et l’angoisse. L’Eglise, fidèle à l’évangile, ne peut pas ne pas annoncer la joie et l’espérance, Gaudium et Spes !

Alors, ne baissons pas les bras, n’ayons pas peur, mais soyons les disciples de Jésus, courageux, humbles et doux, patients, persévérants et surtout aimants. L’Eglise, en cette Année Sainte, doit parler à temps et à contre-temps de la divine Miséricorde. Cette Miséricorde n’est pas seulement un attribut de Dieu, c’est le Nom de Dieu. Dieu est Amour, Dieu est Miséricorde. Dieu nous aime paternellement et maternellement. Le seul remède aux maux de notre temps est l’Amour de Dieu, la Miséricorde qu’est Dieu. Quel plus beau cadeau pouvons-nous faire aux membres de nos familles, à nos amis, sinon celui de leur faire connaître et aimer Dieu ! Notre Pape François, en cette année jubilaire, enverra les apôtres de la Miséricorde. Que chacun et chacune d’entre nous aient le désir d’être un petit apôtre de la Miséricorde. A la suite de Paul VI, à la suite de Jean-Paul II, à la suite de notre Pape François, n’ayons pas peur de dire à nos amis et à nos proches : venez franchir la porte sainte en notre église, venez accueillir le don de Dieu qu’est la Miséricorde. Notre-Dame des Neiges que nous fêterons solennellement dans moins de 15 jours veut nous aider à ouvrir nos cœurs à Jésus.

 

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