Gagne sur l’indifférence et remporte la paix

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Du 1er au 7 janvier : Gagne sur l’indifférence et remporte la paix !

             Nous vous invitons, en ce premier mois de l’année 2016, à approfondir le message de notre Pape François pour la journée de la paix. « L’indifférence par rapport aux plaies de notre temps est une des causes principales du manque de paix dans le monde. L’indifférence aujourd’hui est souvent liée à l’individualisme, qui est comme l’un des grands fléaux de notre temps. Plus d’information ne signifie pas plus d’attention aux problèmes, si cela n’est pas accompagné d’une ouverture des consciences à la solidarité et à la charité. A cette fin la contribution des familles, des enseignants, des éducateurs, des opérateurs culturels et des médias, des intellectuels et des artistes est très importante. »

Pour notre Pape François, la paix doit être remportée. La conviction du Saint-Père n’est pas une utopie. Elle répond, au contraire, à la Volonté de Dieu qui, disait Isaïe dans la Liturgie de la Nuit de Noël, nous a donné l’Enfant Jésus dont l’un des noms est : Prince de la Paix. La Paix de Dieu exige effort et conversion et n’est possible que là où le droit de chaque être humain est reconnu, respecté, connu, et compris selon liberté et justice.

Mettons en pratique ces citations du Pape François: « Il est certain que l’attitude de l’indifférent, de celui qui ferme le cœur pour ne pas prendre en considération les autres, de celui qui ferme les yeux pour ne pas voir ce qui l’entoure ou qui s’esquive pour ne pas être touché par les problèmes des autres, caractérise une typologie humaine assez répandue et présente à chaque époque de l’histoire. Cependant, de nos jours, cela a dépassé nettement le domaine individuel pour prendre une dimension globale et produire ce phénomène de la «globalisation de l’indifférence ».

            « Jésus nous enseigne à être miséricordieux comme le Père (Lc 6, 36). Dans la parabole du bon samaritain, Il dénonce l’omission d’aide devant l’urgente nécessité de ses semblables : « Il le vit et passa outre ». En même temps, à l’aide de cet exemple, il invite ses auditeurs, et en particulier ses disciples, à apprendre à s’arrêter devant les souffrances de ce monde pour les soulager, devant les blessures des autres pour les soigner, avec les moyens dont on dispose, à commencer par son temps, malgré les nombreuses occupations. L’indifférence, en effet, cherche souvent des prétextes : dans l’observance des préceptes rituels, dans la quantité de choses qu’il faut faire, dans les antagonismes qui nous tienne éloignés les uns des autres, dans les préjudices de tout genre qui nous empêchent de nous faire proche. »

« La miséricorde est le cœur de Dieu. Elle doit donc être aussi le cœur de tous ceux qui se reconnaissent membres de l’unique grande famille de ses enfants ; un cœur qui bat fort partout où la dignité humaine – reflet du visage de Dieu dans ses créatures – est en jeu. Jésus nous avertit : l’amour pour les autres – les étrangers, les malades, les prisonniers, les sans-domicile-fixe, même les ennemis – est l’unité de mesure de Dieu pour juger nos actions. De cela dépend notre destin éternel. Il n’y a pas à s’étonner que l’apôtre Paul invite les chrétiens de Rome à se réjouir avec ceux qui se réjouissent et à pleurer avec ceux qui pleurent (Rm 12, 15), ou qu’il recommande à ceux de Corinthe d’organiser des collectes en signe de solidarité avec les membres souffrants de l’Église (1 Co 16, 2-3). Et St Jean écrit : «Si quelqu’un, jouissant des biens de ce monde, voit son frère dans la nécessité et lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurait-il en lui ?» (1 Jn 3, 17 ; Jc 2, 15-16) ». Les Saints ont été des Bons Samaritains, en se faisant proches de ceux qui souffraient. Prions-les de nous aider à gagner sur l’indifférence pour remporter la paix.

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