Avec les consacrés, témoignons de la compassion de Dieu

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Du 1er au 7 février : Avec les consacrés, témoignons de la compassion de Dieu

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            L’année de la vie consacrée se conclut, ce 2 février, en la journée mondiale de la vie consacrée. A Rome se tient un important colloque international auquel participent 4000 consacrés. Notre Famille Missionnaire de Notre-Dame y est représentée. Merci de bien prier pour tous les consacrés afin qu’ils soient renouvelés dans leur don par cette année de la vie consacrée qui s’achève. Beaucoup de consacrés souffrent de la crise actuelle des vocations. En l’an 2000, on comptait 62 205 religieux et religieuses en France avec une moyenne d’âge très élevée. En 2014, on en comptait 35 183, soit 27 000 en moins en 14 années ! La crise des vocations, cependant, ne doit pas nous décourager, mais nous appeler, en cette année jubilaire de la Miséricorde, à une vie plus fidèle à nos engagements de baptisés, d’époux, de consacrés ou de prêtres. Confions-nous à la divine Miséricorde, prions, souffrons et offrons !

  Saint Jean-Paul II, dans le numéro 40 de Vita Consecrata, écrivait : «Jésus, s’approchant, les toucha et leur dit : « Relevez-vous, et n’ayez pas peur » » (Mt 17, 7). Comme les trois Apôtres lors de la Transfiguration, les personnes consacrées savent d’expérience que leur vie n’est pas toujours illuminée par la ferveur sensible qui fait s’écrier : «Il est heureux que nous soyons ici » (Mt 17,4). C’est cependant toujours une vie que la main du Christ « touche », que sa voix rejoint, que sa grâce soutient. «Relevez-vous, et n’ayez pas peur». Cet encouragement du Maître est évidemment adressé à tout chrétien. Mais il vaut à plus forte raison pour ceux qui ont été appelés à «tout quitter» et donc à «tout risquer» pour le Christ. Cela vaut spécialement chaque fois que l’on descend de la «montagne» avec le Maître pour prendre la route qui mène du Thabor au Calvaire. En disant que Moïse et Élie parlaient avec le Christ de son mystère pascal, de manière significative, Luc emploie le mot «départ» (éxodos) : ils « parlaient de son départ, qu’il allait accomplir à Jérusalem» (Lc 9, 31). «Exode», terme clé de la Révélation, auquel toute l’histoire du salut se réfère et qui exprime la signification profonde du mystère pascal. Ce thème est particulièrement cher à la spiritualité de la vie consacrée dont il dit bien le sens. Il comprend certes ce qui relève du mysterium Crucis. Mais, dans la perspective du Thabor, cette «route de l’exode» exigeante apparaît située entre deux lumières : la lumière anticipatrice de la Transfiguration et la lumière définitive de la Résurrection. La vocation à la vie consacrée — dans la perspective de l’ensemble de la vie chrétienne —, malgré ses renoncements et ses épreuves, ou plutôt à cause d’eux, est une route «de lumière», sur laquelle veille le regard du Rédempteur : Relevez-vous, et n’ayez pas peur».

Merci de prier tous les consacrés du monde afin que nous soyons fidèles à nos engagements et à l’esprit de nos Fondateurs ! Nous avons confiance dans le nouveau printemps de la vie consacrée que l’Esprit-Saint prépare. Pour Saint Jean-Paul II, il n’était pas envisageable de concevoir l’Eglise sans ses trois états de vie : fidèles laïcs, fidèles ordonnés (évêques, prêtres et diacres), fidèles consacrés par les conseils évangéliques.


Plusieurs consacrés, dans l’Histoire de l’Eglise, sont les modèles de la compassion selon le Cœur de Jésus. Saint Camille de Lellis, Saint Jean de Dieu, Saint Vincent de Paul, la Bienheureuse Mère Térésa, Saint Padre Pio sont parmi les plus illustres. La vraie compassion, cependant, ne s’épuise pas dans «les œuvres de charité corporelles».


Saint Vincent de Paul
a été «remué» au plus profond de lui-même par une expérience qui a été la cause des missions paroissiales qu’il prêcherait et ferait prêcher. Il avait été appelé auprès d’un mourant dans le village de Gannes. Le vieillard lui fit une confession publique et générale. Saint Vincent se rendit compte alors du grand danger de la damnation éternelle qui menaçait ce mourant s’il ne s’était pas confessé. Il prit
conscience de ce grave danger du fait de l’ignorance religieuse. Le lendemain de cette expérience qui le bouleversa, à la demande de Mme de Gondi, il lança un appel à la confession au cours d’un sermon dans la paroisse de Folleville. La réponse massive des villageois à cet appel lui fit brusquement prendre conscience de l’extrême dénuement dans lequel vivait une grande partie de la population du pays. Cette compassion pour les personnes en danger de damnation, deux autres Saints l’ont héroïquement exercée: le Saint Curé d’Ars et le Saint Padre Pio !

Mère Térésa, en plus de la compassion héroïque pour les déshérités de l’Inde et d’autres pays, a exercé une autre compassion dont nous avons parlé dans notre dernière consigne de cordée: la compassion pour les enfants qui risquaient d’être avortés. Nous n’étions que 200/240 à Paris, ce dimanche 24 janvier, pour notre pèlerinage pour la vie en réparation du péché de l’avortement. Nous avons ressenti la globalisation de l’indifférence pour ces quelques 2 milliards d’enfants avortés depuis 1975, mais nous ne baissons pas les bras. La compassion pour ces enfants grandira. « Ce que vous aurez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à Moi que vous l’aurez fait » nous dit Jésus (Mt 25,40).

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