C’est la Miséricorde que je veux et non les sacrifices

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Du 8 au 14 février : C’est la Miséricorde que je veux et non les sacrifices

            Le carême de l’année jubilaire de la Miséricorde commence ce mercredi 10 février.  En cette Année sainte, disait Radio Vatican, le Pape François souhaite que ce temps de pénitence soit vécu de manière «plus intense» pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu, notamment à travers les œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde. Le Saint-Père invite à ne «pas laisser passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion». La miséricorde «illustre le comportement de Dieu envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire. En Jésus, Dieu veut rejoindre l’homme pécheur jusque dans son éloignement le plus extrême. La miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son tour, miséricordieux».
 Et c’est pour le Pape un miracle renouvelé que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Car notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain, et corporellement, et spirituellement. Sur ces actes, rappelle François, nous serons jugés. Le Souverain Pontife souhaite que le jubilé permette un réveil des consciences «souvent endormies» face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Évangile, «où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine», et en particulier nos frères en Christ qui souffrent en raison de leur foi.

           Le Pape décrit ensuite, dans son message, cet homme qui se croit riche, mais qui est en réalité «le plus pauvre des pauvres», «esclave du péché qui le pousse à user de la richesse et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien d’autre qu’un pauvre mendiant».

Cet aveuglement est accompagné «d’un délire de toute puissance», à la racine de tout péché. Or, prévient le Saint-Père, «un tel délire peut également devenir un phénomène social et politique, comme l’ont montré les totalitarismes du XXème siècle, et comme le montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles de la technoscience qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance et les hommes à des masses qu’on peut manipuler. Ceci, de nos jours, peut être également illustré par les structures de péché liées à un modèle erroné de développement fondé sur l’idolâtrie de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir ». Cet état de fait n’est pas irréversible. Au contraire, au contact du pauvre, «en touchant la chair de Jésus Christ, le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant». Et c’est ce qu’espère le Pape: «que le Carême soit pour tous l’occasion de «sortir de notre aliénation existentielle». Que «les hommes au cœur superbe» ne sombrent pas «dans cet abîme éternel de solitude qu’est l’enfer», mais qu’ils puissent «reconnaître qu’ils sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié». «Cet amour constitue la seule réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis que l’homme croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du pouvoir et de l’avoir».
N’oublions pas, le 11 février, de prier pour tous les malades et d’exercer auprès d’eux la compassion du bon Samaritain. Nous ne perdrons jamais notre temps en allant visiter les malades, nous pourrons même être évangélisés par eux. Beaucoup sont seuls en notre pays, visitons-les, apportons-leur la consolation de Jésus.

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