La joie des consacrés c’est Jésus

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Homélie de la fête Présentation de Jésus au Temple, Journée de la vie consacrée 2 février 2016.

Bien chers frères et sœurs consacrés,

nous vous remercions d’être venus participer à cette Messe que nous voulons vivre en grande communion avec tous les consacrés du monde. Je reviens de Rome où j’ai participé, avec les nouvelles formes de vie consacrée, au colloque organisé par la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée au terme de l’année de la vie consacrée. Ce soir, les 4000 consacrés qui participent à ce colloque seront rassemblés autour de notre Pape François pour la célébration de la Messe du 2 février. Ce sera également le Jubilé des consacrés en cette année sainte de la Miséricorde. Ce Jubilé, nous sommes en train de le vivre en cette église jubilaire. Nous avons franchi la Porte Sainte au début de notre célébration et nous venons d’entendre la Parole de Dieu, qui nous invite à nous identifier toujours davantage au Parfait Consacré qu’est Jésus, pauvre, chaste et obéissant.

Malachie a annoncé, plus de 400 ans avant la naissance de Jésus, que viendrait soudain dans son Temple le Seigneur que le Peuple de Dieu cherchait. Au jour de la Présentation de Jésus au Temple, la prophétie est réalisée. La Sainte Famille, en effet, est entrée dans le Temple de Jérusalem, en présentant l’offrande des pauvres. Deux personnes, inspirées et poussées par l’Esprit-Saint, croient en l’accomplissement de la prophétie : Syméon et la prophétesse Anne ! Mais Notre Seigneur entre pour la première fois dans son Temple sans tambour ni trompette ! Les Chefs des Prêtres ne sont pas là pour L’accueillir, aucun cortège solennel, aucune chorale pour chanter : « hosanna au Fils de David », « béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ! » Malachie, pourtant, avait annoncé : « Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’Il se montrera ? » La Rédemption accomplie par Jésus accomplira à la perfection de la prophétie de Malachie : tous ceux qui croiront en cet Enfant qui, aujourd’hui, est présenté au Temple dans la totale discrétion, seront sauvés. Voilà la grande et bonne nouvelle, l’évangile, que l’Eglise veut annoncer à tous les hommes en cette Année Sainte de la Miséricorde ! Ceux qui méditent quotidiennement le rosaire connaissent, par cœur, l’évangile de la Présentation de Jésus au Temple. Sachons nous émerveiller avec la Vierge Marie et Saint Joseph devant la Foi de Syméon et d’Anne. Le rayonnement de l’Enfant Jésus leur a suffi ! La pauvreté de ses parents ne les ont pas rebutés, comme cette pauvreté n’avait rebuté ni les bergers de Bethléem, ni les rois mages ! La pauvreté de Marie et de Joseph était la pauvreté évangélique, qui laissait transparaître l’humilité et la sainteté !

Syméon et Anne sont enthousiastes devant le signe qui leur est donné : Jésus est le Sauveur, la Lumière des Nations, la Gloire d’Israël ! Saint Joseph et la Sainte Vierge, dans leur cœur, humble et pur, ne peuvent que rendre grâce à Dieu. Ils sont entrés très discrètement dans le Temple de Jérusalem, mais l’Esprit Saint les a devancés : deux prophètes viennent à leur rencontre pour proclamer le mystère de leur Enfant.

Saint Jean-Paul II a décidé que la journée de la vie consacrée serait célébrée, chaque année, le 2 février. Notre Pape François a voulu que l’année de la vie consacrée se conclut en ce jour. Jésus, pauvre, chaste et obéissant est le modèle parfait de tous les consacrés. Son humanité appartient totalement à Dieu, elle est offerte pour le Salut de tous les hommes, ses frères. La Vierge Marie, Saint Joseph, Syméon et Anne sont aussi les modèles de tous les consacrés qui doivent se laisser guider par l’Esprit Saint. La joie des consacrés, c’est Jésus ! Ils ne doivent avoir qu’un seul désir : rayonner Sa Lumière en ce monde sombre et obscur ! Notre Pape François nous a donné, hier, un message en trois mots : prophétie, proximité, espérance.  Nous devons, en effet, être par notre vie consacrée par les trois conseils évangéliques, les prophètes du Royaume de Dieu. Nous devons être proches de nos contemporains. Sortir de nous-mêmes pour leur porter Dieu. Nous devons aussi être les témoins de l’espérance. Notre Saint-Père a lancé un grand appel aux vocations. Ne baissons pas les bras. Il a voulu aussi dire à tous,  jeunes et vieux, que notre vie consacrée avait de la valeur. Elle est féconde ! Ne nous décourageons pas, mais allons de l’avant dans la joie !

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