La vie chrétienne sans combat spirituel n’existe pas

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Homélie du jeudi après les Cendres 2016. Notre-Dame de Lourdes.

La Fête de Notre-Dame de Lourdes, cette année, est vécue en temps de carême. La couleur des ornements est violette. Les lectures sont celles du jeudi après les Cendres, mais nous commémorons aussi avec reconnaissance la Fête de Notre-Dame de Lourdes.

Il y a 70 ans, Mgr Alfred Couderc a nommé notre Père Fondateur comme curé de la Paroisse de Saint-Pierre-de-Colombier. La lettre de nomination était datée du 11 février 1946. La divine Providence, qui guide tout dans les moindres détails, a voulu cette nomination un 11 février. Remercions Dieu en cette Messe et laissons-nous guider par la Vierge Marie comme nos Père et Mère se sont laissé guider. Le petit village de Saint-Pierre-de-Colombier est devenu, depuis l’arrivée du Père, un lieu de dévotion à Notre-Dame des Neiges et le Centre spirituel des apôtres de l’Amour.

Le baptême de Clovis

L’heure est venue, 70 ans après la nomination du Père à Saint-Pierre, de préparer la construction du sanctuaire en l’honneur de Notre-Dame des Neiges. Confions tout particulièrement cette intention à Dieu par l’intercession de Notre-Dame de Lourdes.

La lecture que nous venons d’entendre est fondamentale pour notre vie éternelle : nous devons choisir la vie et la bénédiction par l’obéissance aux commandements de Dieu. Puisse ce carême nous permettre de mieux obéir à Dieu à la suite de Jésus. Jean-Paul II, en 1996, était venu en France pour commémorer le baptême de Clovis et le baptême de la France. Il nous avait dit qu’en choisissant le baptême, nous avions choisi le Christ, le Bonheur et la Vie ! Choisir le Christ, tel est le choix fondamental que nous devons actualiser en ce temps de carême de l’Année Sainte de la Miséricorde. Choisir le Christ, telle est la bonne nouvelle que nous devons annoncer à nos contemporains.

Nous aurions aimé célébrer avec les habitants de Saint-Pierre une Messe d’action de grâces, en ce 11 février 2016. Nous espérons qu’une telle célébration pourra se faire en cette Année Sainte et en ce 70e anniversaire. Confions tous les habitants de Saint-Pierre à Jésus et à Notre-Dame de Lourdes et demandons à Dieu qu’ils aient la joie d’accueillir en leur cœur la Miséricorde divine et de choisir à nouveau le Christ, le bonheur et la vie. N’ayons pas peur de les inviter à passer la porte sainte de notre église et de leur faire découvrir la grande grâce que Dieu leur a faite, il y a 70 ans, en nommant notre Fondateur curé de leur paroisse.

L’évangile de ce jour nous invite à suivre Jésus en nous renonçant. La vie chrétienne sans combat spirituel n’existe pas !

Notre Pape François nous a avertis, dès le début de son Pontificat : il faut choisir le Christ et sa Croix ou le démon et la mondanité. Sans combat spirituel, nous courons le risque de devenir mondains ! Benoît XVI, dans son homélie du mercredi des cendres 2011, avait mis en garde contre la tentation de vouloir « être estimé et admiré pour ses bonnes actions et d’en retirer une satisfaction ». Il avait dit qu’en invitant à la prière, à l’aumône et au jeûne, Jésus ne demandait pas un respect formel d’une loi étrangère à l’homme, imposée par un législateur sévère comme un lourd fardeau. Du temps de Jésus, ces prescriptions étaient attaquées par la rouille du formalisme extérieur, voire se transformaient en un signe de supériorité. Ce n’est pas là le carême qui plaît à Dieu !
Notre Pape François disait, hier, au cours de l’audience :

Le message du jubilé biblique nous invite à construire une terre et une société basée sur la solidarité, le partage et la juste répartition des ressources. Si le Jubilé n’arrive pas à nos poches, ce n’est pas un vrai jubilé, et cela est dans la Bible, ce n’est pas le Pape qui l’invente. Nous sommes tous des hôtes du Seigneur, en attente de la patrie céleste, appelés à rendre habitable et humain le monde qui nous accueille. Et combien de prémices, le plus fortuné pourrait-il donner à celui qui est en difficulté ! Les prémices, ne sont pas seulement des fruits des champs, mais de tout autre produit du travail, des salaires, des économies, de tant de choses que l’on possède et que l’on gaspille souvent. Cela arrive aussi aujourd’hui.

Saint Jean-Paul II a décidé que la journée mondiale du malade se vivrait, chaque année, le 11 février. Lourdes, en effet, est devenu la Cité du malade. Le Ciel se penche en ce lieu béni sur tous les souffrants qui viennent implorer leur maman du ciel. Benoît XVI, le 15 septembre 2008, a donné à Lourdes une homélie qui fera date sur le sourire de Notre-Dame des douleurs, qui réconforte et fortifie ses enfants malades. Puisse ce sourire de Notre-Dame consoler et faire grandir dans l’espérance nos frères et sœurs malades ! Dans l’esprit de Saint Jean-Paul II, la journée mondiale du malade ne devait pas être seulement une journée où l’on parle du malade et de l’apostolat des malades, mais une journée où chaque malade est visité, consolé, aimé ! Confions à Notre-Dame de Lourdes tous les malades et prions pour les médecins, les infirmiers, les soignants et aides-soignantes : qu’ils vivent leur profession comme une mission au service des malades. La compétence, certes, est nécessaire, mais la compétence n’est pas suffisante si manque l’amour ! Les malades ont besoin de soins, mais ils ont besoin  davantage encore d’amour ! Notre-Dame de Lourdes, apprenez-nous à regarder chaque malade avec votre regard d’amour maternel ! Notre-Dame de Lourdes, guérissez-nous des maux de l’âme et du corps !

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