Seigneur, Tu sais tout, Tu sais bien que je T’aime

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Du 24 au 30 juin 2016 : Seigneur, Tu sais tout, Tu sais bien que je T’aime (Jn 21,17) !

Concluons notre consigne de cordée du mois du Sacré Cœur par ce passage de l’évangile si émouvant. Le 30 mai 1980, dans son homélie à Notre-Dame de Paris, Jean-Paul II le commentait ainsi :

« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? ― Oui, Seigneur, tu sais bien que je t’aime ». Pierre s’engageait déjà, avec cette question et avec cette réponse, sur le chemin qui devait être le sien jusqu’à la fin de sa vie. Partout devait le suivre l’admirable dialogue où il avait aussi entendu trois fois : « Sois le pasteur de mes agneaux », « Sois le pasteur de mes brebis… Sois le pasteur de cette bergerie dont je suis, moi, la Porte et le Bon Pasteur ». Pour toujours, jusqu’a la fin de sa vie, Pierre devait avancer sur le chemin, accompagné de cette triple question: « M’aimes-tu ? ». Et il mesurait toutes ses activités à la réponse qu’il avait alors donnée. Quand il fut convoqué devant le Sanhédrin. Quand il fut mis en prison à Jérusalem, prison dont il ne devait pas sortir… et dont pourtant il sortit. Et quand il s’enfuit de Jérusalem vers le nord, à Antioche, puis, plus loin encore, d’Antioche à Rome. Et lorsqu’à Rome il eut persévéré jusqu’à la fin de ses jours, il connut la force des paroles selon lesquelles un Autre le conduisait là où il ne voulait pas. Et il savait aussi que, grâce à la force de ces paroles, l’Eglise était assidue « à l’enseignement des apôtres et à l’union fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » … et que « le Seigneur ajoutait chaque jour à la communauté ceux qui seraient sauvés ». Il en fut ainsi à Jérusalem. Puis à Antioche. Puis à Rome. Et ensuite encore ici, à l’ouest et au nord des Alpes : à Marseille, Lyon, Paris… Tout cela, Pierre l’a su dans l’absolue certitude de sa foi. Et tout cela, il le sait, et il continue à le confesser aussi dans ses successeurs. Il sait, oui, et il confesse que cette pierre angulaire, qui donne à toute la construction de l’histoire humaine la forme de l’amour, de la justice et de la paix, fut, est et sera, véritablement, la pierre rejetée par les hommes…, par les hommes, par beaucoup de ceux qui sont les constructeurs du destin du monde ; et cependant, malgré cela, c’est vraiment lui, Jésus-Christ, qui a été, qui est et qui sera la pierre angulaire de l’histoire humaine. Et c’est de lui que, en dépit de tous les conflits, les objections et les négations, en dépit de l’obscurité et des nuages qui ne cessent de s’accumuler à l’horizon de l’histoire ― et vous savez combien ils sont menaçants aujourd’hui, à notre époque ! ― c’est de lui que la construction qui ne passe pas surgira, c’est sur lui qu’elle s’élèvera, et c’est à partir de lui qu’elle se développera. Seul l’amour a la force de faire cela. Seul l’amour ne connaît pas de déclin ». Que ces paroles de Saint Jean-Paul II, prononcées lors de sa première visite en France, nous aident à conclure ce mois du Sacré Cœur dans une grande confiance : l’amour ne connaît pas de déclin.

Prions plus intensément, le 29 juin, mais aussi chaque jour, pour celui qui exerce en notre temps le ministère pétrinien : notre Pape François. Demandons à Jésus de lui donner les grâces d’état dont il a besoin pour aider les hommes de notre temps à entreprendre avec humilité et sans peur le grand retour à Dieu. Depuis le début de son Pontificat, notre Saint-Père ne cesse de nous demander au terme de son discours de l’angélus ou de l’audience : et n’oubliez pas de prier pour moi ! Pouvons-nous dire que nous n’oublions pas de prier pour lui ? Répondons à ses demandes et, chaque jour, prions pour lui et pour Benoît XVI, le Pape émérite. N’oublions pas la dévotion aux trois blancheurs !

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