Messe en mémoire du Père Jacques, 1er martyr français du XXIième siècle

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Homélie du vendredi 29 juillet 2016 : jour de prière et de jeûne

Bien chers enfants, bien chers amis, nous sommes en communion avec tous les baptisés de l’Eglise catholique en France pour cette journée de prière et de jeûne.

Nous avons choisi, comme couleur liturgique pour cette Messe, le rouge, couleur du Vendredi Saint et des martyrs. Les lectures de cette Messe sont celles du Saint Patron de notre diocèse de Viviers, le diacre Laurent. Elles expriment vraiment ce que l’Eglise en France veut célébrer en ce jour. Devant l’autel a été placé le Cierge pascal, qui représente Jésus ressuscité et à côté du Cierge pascal la photographie du Père Jacques, mort martyr, ce mardi, alors qu’il venait de célébrer sa dernière Messe. Notre célébration veut mettre en valeur la foi chrétienne dont le fondement est la Résurrection de Jésus ; l’espérance chrétienne, qui annonce que la mort n’est pas la fin de notre vie mais le passage vers la plénitude de la Vie : la Vie en Dieu dans le Bonheur éternel ; et la charité chrétienne, qui est l’Amour de Dieu, infusé en notre âme au jour de notre baptême, amour qui nous commande d’aimer comme Jésus et d’aimer jusqu’à dire au dernier moment de sa vie : Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. Nous ne connaissons pas le Père Jacques, nous ne savons pas quels ont été les derniers mots qu’il a prononcés avant sa mort, mais nous avons la ferme conviction que, dans son cœur, il partageait les sentiments de Jésus crucifié : pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font !

Notre-Dame des Neiges de St Pierre de Colombier profanée avec les taches de vin dans la nuit du 23 juillet 2016
Notre-Dame des Neiges de St Pierre de Colombier profanée avec les taches de vin dans la nuit du 23 juillet 2016

Nous avons également placé à côté de la photo du Père Jacques, la photographie de la statue de Notre-Dame des Neiges, qui a été profanée dans la nuit de ce samedi 23 juillet. Cette photo révèle que nous vivons un temps de combat, qui a été décrit dans l’Apocalypse, le combat du Dragon rouge contre la Femme, revêtue du soleil. Le Dragon rouge, c’est Lucifer ou Satan. La Femme, c’est la Vierge Marie. Mais ne prenons pas peur devant ce combat ! Ayons confiance en la victoire de la Femme, prophétisée dans le livre de la Genèse, dans l’Apocalypse et dans le message de Fatima : « finalement mon Cœur Immaculé triomphera et un certain temps de paix sera donné au monde ». Puisse cette Messe, qui nous rappelle le Vendredi Saint, nous préparer à vivre la grâce du dimanche de Pâques, en ce prochain dimanche, sommet de notre colonie !

Saint Jean, dans l’Apocalypse (21, 5-7), a fidèlement retransmis les visions qu’il a reçues alors qu’il était sur l’Île de Patmos. Il a vu Jésus ressuscité déclarant : « voici que je fais toutes choses nouvelles. Je donnerai gratuitement à celui qui a soif l’eau de la source de vie : tel sera l’héritage réservé au vainqueur ; Je serai son Dieu, il sera mon fils ». Le Père Jacques est mort martyr, ce mardi. Il n’est pas le vaincu, mais le vainqueur ! Puisse sa mort en martyr être, comme le rappelait Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, une semence de chrétiens ! Puisse sa mort obtenir la conversion à ses bourreaux et à tous ceux qui militent dans l’Etat islamique. Qu’ils comprennent qu’ils blasphèment contre Dieu en tuant des chrétiens et d’autres personnes au nom d’Allah. La vraie religion ne peut qu’être une religion d’amour et de paix ! Nous avons chanté comme refrain du psaume 30, ces dernières paroles de Jésus sur la Croix, reprises par Saint Etienne avant de mourir martyr : « En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit ». Ces paroles, nous en sommes convaincus, le Père Jacques les a faites siennes, ce mardi, même s’il ne les a pas prononcées explicitement ! Dans la deuxième lecture, Saint Paul (Rm 8,35-39) nous enracine et nous fortifie dans la foi, l’espérance et la charité : rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur ! Le Père Jacques, prêtre de l’Eglise catholique, qui agissait au Nom de Jésus, avait cette conviction. Le moment le plus important de ses journées était la célébration de la Messe. Il est mort martyr, après avoir célébré sa dernière Messe. Heureux est-il aujourd’hui, car cette mort, non seulement ne l’a pas séparé de Jésus pour lequel il avait déjà tout donné, mais lui a donné d’être plus uni encore à Lui et de mourir avec deux palmes : celle du sacerdoce en étant prêtre pour l’éternité et celle de la gloire du martyre ! Père Jacques, priez pour nous aujourd’hui afin que nous vous imitions dans votre fidélité !

Saint Jean, dans l’évangile (Jn 12, 24-26), nous rapporte des paroles de Jésus peu avant Sa Passion : le grain de blé tombé en terre porte beaucoup de fruit. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive et là où Je suis, là aussi sera mon serviteur. Le Père Jacques a été le serviteur fidèle de Jésus. A 86 ans, il n’était pas en retraite. Il a voulu servir jusqu’au bout ! Quel merveilleux témoignage nous donnez-vous, Père Jacques ! Sans votre martyre, peu de personnes ne vous auraient connu en France et dans le monde, car vous n’aviez aucunement l’intention de faire parler de vous. Apprenez-nous à être comme vous d’humbles serviteurs qui imitent Jésus, Marie et Joseph ! Saint Jean-Paul II rappelait que la Vierge Marie précédait les apôtres dans son humble mission maternelle. Vous l’avez imitée, Père Jacques. Aidez-nous à mieux comprendre que servir c’est régner ! Puisse votre mort, en serviteur martyr de Jésus, aider la France à se relever et à être fidèle aux promesses de son baptême.

Ci-dessous, l’homélie commence à 16:30 :

 

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