En avant pour une année missionnaire

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Homélie du mercredi 31 août 2016. Clôture de la Retraite.

Nous avons commencé notre Messe de la dernière journée de Retraite par la procession par la Porte Sainte. Ne cessons pas de remercier Dieu des grâces de la Rédemption. Ce n’est vraiment pas pour rire qu’Il nous aime ! Mais si nous avons reçu la Miséricorde, nous sommes appelés à présent à être des témoins enthousiastes de cette Miséricorde. Puisse cette cinquième journée d’Exercices être une journée de grâces en vue d’une année missionnaire. Ne vivotons pas, ne nous contentons pas du minimum, soyons des apôtres donnés à 100% !

St Luc, dans l’évangile de ce jour, présente comme Saint Marc une journée type de Jésus pendant sa vie publique : long enseignement à la Synagogue, visite de malades dans leur maison pour les guérir, au coucher du soleil, on conduit à Jésus tous les malades de la ville. Jésus impose les mains à chacun d’eux et les guérit. Il chasse aussi des démons. Cette rencontre avec les malades a dû durer une bonne partie de la nuit. Saint Luc dit que Jésus se retire dans un endroit désert quand il fit jour. Que fait-Il dans le désert ? Il prie son Père, bien évidemment. Les foules le cherchent pour le ramener à Capharnaüm en Lui demandant de ne pas les quitter. Mais Jésus doit aller dans les autres villes pour accomplir la Mission que Son Père Lui a confiée. Nous allons repartir en nos Foyers missionnaires après notre Retraite. Imitons Jésus et demandons-Lui la grâce de participer à son zèle missionnaire. Notre Mère L’a vraiment imité. Comme Jésus, elle était « mangée » par tous ceux qui étaient heureux, ici à St Pierre, de venir la rencontrer. Elle a visité toutes les maisons de notre village. Elle s’intéressait à la vie réelle de tous les habitants de St Pierre, à leur vie de famille, à leur santé, à leur travail. Elle a vraiment exercé l’apostolat irrésistible de l’Amour. Tous ceux qui avaient le cœur ouvert ont été touchés par son rayonnement d’amour. Être apôtre de l’Amour, ce n’est pas nécessairement faire telle ou telle activité apostolique. C’est à chaque instant, en chaque rencontre, que l’on est apôtre de l’Amour ! Ayons le désir en toutes nos rencontres de rayonner Jésus et Son Amour !

            Saint Paul donne, en ce dernier jour de Retraite, des conseils très précieux. Il est sévère avec les Corinthiens parce qu’il y a encore entre eux jalousies et disputes ! « N’êtes-vous pas toujours des êtres de chair et n’avez-vous pas une conduite humaine ? » Les apôtres, pendant la vie publique, ont aussi été jaloux les uns des autres et se sont disputés. Mais après la Pentecôte, ces jalousies et disputes ont cessé. L’Esprit-Saint les avait transformés ! Puisse cette Messe et notre conclusion de retraite de cet après-midi être pour chacun de nous comme une nouvelle Pentecôte. Que l’Esprit-Saint nous renouvelle afin de ne plus être des êtres de chair, mais des apôtres de l’Amour, animés par l’Esprit-Saint ! Saint Paul explique ensuite aux Corinthiens que l’Eglise n’est pas l’Eglise d’Apollos ou de Paul, mais l’Eglise de Jésus. Gravons en nos cœurs ce que dit l’apôtre des Nations. Il se savait n’être qu’un petit ministre de Dieu. J’ai planté, leur dit-il, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui donnait la croissance. Tirons de l’exemple de Saint Paul cette grande leçon pour la mission que nous allons accomplir. Peu importe que nous semions, plantions ou arrosions ! L’essentiel est que nous agissions en tant que collaborateurs de Dieu.

Notre-Seigneur ne nous demande pas de convertir tant de nouveaux adeptes. L’année prochaine, nous ne commencerons pas la Retraite par un bilan d’année pour savoir combien de personnes sont devenues chrétiennes grâce à nous. Ce qui compte, c’est que nous exercions notre activité missionnaire extérieure en exerçant, en même temps, une intense activité intérieure. Si nous avons la joie d’accompagner de nouveaux catéchumènes et de voir leur joie de connaître et d’aimer Jésus, ne nous gonflons pas d’orgueil : nous récoltons ce que d’autres avant nous ont semé ! Si nous exerçons la mission en ressentant l’échec, ne nous décourageons pas ! Notre mission n’est pas stérile si nous sommes en vérité apôtres de l’Amour. Le temps des semailles n’est pas le temps de la moisson. Les petites graines que nous avons semées mettront du temps à se développer, mais dans 30 ou 50 ans, d’autres auront la joie de récolter ce que nous aurons semé.

N’oublions pas, enfin, de nous laisser toujours plus guider par Notre-Dame des Neiges, notre première de cordée et par Saint Joseph. Alors, à la suite de nos Père et Mère, en avant pour une nouvelle année missionnaire dans l’ardeur de l’Amour in nomine Domini !

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