On viendra de l’Orient et de l’Occident…

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Homélie du dimanche 21 août 2016

 

Bien chers amis, nous venons de vivre un beau 15 août et nous en rendons grâce à Dieu. Les vacances se terminent pour plusieurs d’entre vous. La moitié de la Communauté est actuellement en retraite. Ce dimanche est donc un dimanche de prière plus intense, de réflexion et de préparation à la rentrée.

 

 

La première lecture d’Isaïe est une prophétie d’espérance : toutes les Nations sont appelées au Salut. Ce Salut n’est pas réservé aux seuls membres du Peuple d’Israël par le sang. Cette prophétie a été faite au moment où le Peuple de Dieu était en exil à Babylone. Elle ne trouvera sa réalisation qu’après la Résurrection de Jésus et juste avant son Ascension lorsque Notre-Seigneur enverra ses apôtres évangéliser toutes les Nations pour en faire des disciples et leur apprendre à garder Ses commandements. Cette prophétie a été accomplie pour nos ancêtres païens lorsque Clovis et ses soldats Francs ont reçu le baptême. La Gaule romaine est alors devenue la France, la Fille aînée de l’Eglise. Rendons grâce à Dieu et désirons plus ardemment répondre enfin à la question de Jean-Paul II à la France, en 1980 : « France es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? ».

 

 

Jésus, dans l’évangile de ce dimanche, reprend la prophétie d’Isaïe : « on viendra de l’Orient et de l’Occident, du Nord et du Midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu ». Mais Notre-Seigneur a voulu avertir les membres du Peuple de Dieu : si vous n’entrez pas par la porte étroite, vous serez jetés dehors pour souffrir au lieu des pleurs et des grincements de dents, c’est-à-dire : en enfer ! Des païens, eux, qui seront passés par la porte étroite participeront au Bonheur du Royaume.

 

 

Le Pape Saint Pie X, que nous fêtons en ce jour, a pris très au sérieux l’évangile. Ce Saint Pape était un doux, il aimait les pauvres et les enfants. Il a permis aux petits enfants, dès l’âge de raison, de pouvoir communier. Mais il a été très énergique pour lutter contre la grande hérésie de son temps, erreur inspirée par le démon : le modernisme. Les modernistes voulaient moderniser l’Eglise en relisant l’évangile et en l’interprétant pour ne pas heurter les esprits du monde moderne. Les miracles de Jésus ont été déclarés non historiques. Ils n’étaient que des mythes à mettre sur le même pied d’égalité que les mythes des religions païennes. Jésus, Lui-même, n’était pas, pour les modernistes, la Personne divine du Fils de Dieu, mais seulement un homme. Il ne serait pas, non plus, ressuscité. Il fallait aussi changer la morale rigide de l’Eglise afin que le monde moderne accepte l’Eglise. L’Enfer ne peut pas exister ! Les démons, non plus ! Que reste-t-il de l’évangile ? Un livre de sagesse que chacun pourra interpréter à sa façon ! Christ – car les modernistes ne parlent jamais de Jésus ! – est ainsi devenu, pour certains, un révolutionnaire ou pour d’autres un libéral. Mais ce Christ réinterprété par les idées modernistes n’est plus Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Merci à Saint Pie X d’avoir été énergique pour condamner la grave hérésie moderniste qui n’en finit pas de ressurgir en nos temps ! Merci à Benoît XVI d’avoir travaillé jusqu’à l’épuisement pour donner à l’Eglise un chef d’œuvre : Jésus de Nazareth en trois volumes. Dans ce chef d’œuvre, Benoît XVI répond aux graves erreurs modernistes-progressistes, dont plusieurs sont toujours enseignées dans des universités catholiques, et il nous redonne confiance en l’historicité des évangiles. Les évangélistes ne nous ont transmis que des paroles et des faits, vrais et vérifiés, sur Jésus. Ils le pouvaient parce qu’ils en ont été les témoins oculaires ou parce qu’ils ont été les collaborateurs de ces témoins ! Nous remercions aussi notre Pape François qui, dans sa première homélie aux cardinaux, avait dit qu’il fallait faire un choix : soit Jésus et sa Croix, soit Satan et la mondanité. Notre Saint-Père a, plusieurs fois, rappelé qu’il ne fallait pas avoir peur d’aller à contre-courant et que l’on devait, tous, nous dépouiller de la mondanité spirituelle. Voilà ce que veut dire aujourd’hui Jésus en nous demandant d’entrer par la porte étroite. Le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de Saint Pie X. Mais est-il meilleur ? Le « politiquement correct » que voudraient suivre les néo-modernistes de notre temps consiste à accepter toutes les lois, votées par nos Etats dits démocratiques, qui ont légalisé le divorce et le remariage, la contraception artificielle, le concubinage, le mariage homosexuel, l’avortement, les bébés éprouvettes, les grossesses pour autrui et bientôt l’euthanasie. Nous devons avoir l’énergie de Saint Pie X pour dire : « non » à ces lois qui sont en contradiction avec la Loi de Dieu ! Autre grave erreur de notre temps : le relativisme, toutes les religions se valent ! Non, toutes les religions ne se valent pas. Jésus est le seul Médiateur et Sauveur et Il n’a fondé qu’une seule Eglise : l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

 

La deuxième lecture révèle ce que doit être l’autorité dans la famille, la Nation et l’Eglise : elle doit être au service de la Vérité en vue du Salut des âmes. L’autorité doit savoir imiter Dieu qui corrige ses enfants parce qu’Il les aime. Les Encycliques morales Humanae Vitae, Veritatis Splendor et autres ne doivent pas être interprétées comme des interdits en vue du malheur des hommes mais comme des lumières venant de Dieu en vue de la sainteté.

 

Reprenons en conclusion l’oraison de ce dimanche : « Donne à tes fidèles d’aimer ce que Tu commandes ». Demandons la grâce d’aimer les commandements de Dieu, d’être fidèles aux promesses de notre baptême, de ne pas avoir peur d’aller à contre-courant. « d’attendre ce que Tu promets ». Nous sommes faits pour le Ciel. Notre vie sur la terre est une préparation à la vie du Ciel, ne l’oublions jamais ! « pour qu’au milieu des changements de ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies ». Nous avons souvent entendu, en ces dernières années : le monde change, nous devons changer ! Oui, c’est un fait : le monde a changé, mais Dieu, Lui, n’a pas changé ! Que nos cœurs soient fermement établis là où se trouvent les vraies joies : en Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Confions-nous à Notre-Dame des Neiges pour vivre cette prochaine rentrée en témoins de Jésus et de son évangile de Vérité, d’Amour, de Justice, de Liberté et de Paix.

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