Si tu savais le don de Dieu…

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Homélie du dimanche 2 octobre 2016

Par l’oraison de ce dimanche (Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles ceux qui t’implorent, bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs ; répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander.), l’Eglise nous invitait à nous émerveiller devant le mystère de la Miséricorde divine. Dieu veut nous donner plus que ce que nous osons demander. En cette année jubilaire de la Miséricorde, Il désire, non seulement nous pardonner tous nos péchés, mais nous absoudre aussi de toute la peine temporelle de nos péchés. Pourquoi hésitons-nous à puiser dans le trésor des indulgences de l’Eglise ? La révolte de Luther contre les indulgences ne doit pas faire oublier nos traditions catholiques. L’indulgence, certes, ne remplace pas le sacrement de pénitence, mais elle est un don divin, qui s’ajoute au pardon de Dieu reçu dans ce sacrement. Le CEC nous dit : « Le péché grave nous prive de la communion avec Dieu, et par là il nous rend incapables de la vie éternelle, dont la privation s’appelle la  » peine éternelle  » du péché. D’autre part, tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification, soit ici-bas, soit après la mort, dans l’état qu’on appelle Purgatoire. Cette purification libère de ce qu’on appelle la  » peine temporelle  » du péché. Ces deux peines ne doivent pas être conçues comme une espèce de vengeance, infligée par Dieu de l’extérieur, mais bien comme découlant de la nature même du péché » (CEC 1472). Paul VI, dans sa constitution apostolique sur les indulgences disait : «L’indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l’action de l’Église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints » (Paul VI, const. ap. « Indulgentiarum doctrina », Norme1). Dans le tambour de notre église sont données les conditions pour obtenir l’indulgence de l’année sainte de la miséricorde. N’attendons pas la fermeture de la Porte Sainte et obtenons, en ces deux derniers mois, des indulgences pour nous et pour les défunts. N’ayons pas peur, nous ne ferons pas de péchés de gourmandise !

La première lecture du prophète Habacuc se concluait ainsi : « le juste vivra par sa fidélité ». Demandons à la Vierge Marie, en ce mois du rosaire, la grâce de la fidélité et désirons imiter Saint Joseph, qui est appelé par Saint Matthieu, le juste. La fidélité est le thème majeur de l’évangile de ce dimanche. Le mot fidélité vient du mot latin « fides » qui signifie la Foi. Les apôtres ont demandé à Jésus d’augmenter en eux la Foi. Faisons nous aussi cette même prière : Jésus, augmente notre Foi. Notre Fondateur et Mère Marie-Augusta avaient une grande Foi. Leur Foi était forte parce qu’elle était alimentée quotidiennement à la Source de la Foi qu’est le Cœur de Jésus ! Si l’on ne prie pas, chaque jour, si l’on n’adore pas Notre-Seigneur et que l’on ne participe pas à la Messe, notre Foi ne peut pas grandir ! Nos Père et Mère nous ont aussi éduqués à avoir confiance en la divine Providence. Ils s’appuyaient sur l’évangile selon Saint Matthieu. Jésus nous dit que Dieu le Père habille magnifiquement les fleurs des champs et nourrit les oiseaux. Il s’occupe davantage encore de nous. Nos Fondateurs n’ont jamais douté de la divine Providence. Tous les bâtiments construits ici à Saint-Pierre l’ont été par l’action providentielle et la Foi de notre Père Fondateur !

La Foi permet aussi d’accomplir fidèlement son travail, c’est ce que Jésus veut faire comprendre par la parabole de ce serviteur qui n’a fait que son devoir. Nos Père et Mère nous invitaient à faire les plus petites choses dans un esprit de perfection et en y mettant beaucoup d’amour. Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus, que nous fêtions hier, est la grande sainte de la petite voie. Dieu ne nous demande pas des exploits, mais de nous sanctifier en imitant la petite Thérèse, qui est devenue, selon Pie XI, la plus grande sainte des temps modernes ! N’oublions pas que les disciples de Jésus sont appelés les fidèles. En ce temps de troubles et de confusion, demandons aux Cœurs de Jésus et de Marie la grâce d’être fidèle, la grâce d’être témoin de Jésus !

 

Saint Paul, dans la deuxième lecture, encourage son disciple Timothée. Faisons nôtres ses paroles : nous n’avons pas reçu un esprit de peur, mais un esprit de force, d’amour et de raison. N’ayons pas honte de rendre témoignage à Notre-Seigneur ! Ce témoignage sera, peut-être, de plus en plus difficile en France du fait de la dictature du relativisme et de la crise de l’Eglise ! Mais l’Esprit-Saint nous fortifiera par le don de force ! Le mois d’octobre est le mois du rosaire et le mois de la Mission. Ayons du zèle pour évangéliser. Imitons Saint Paul !

 

N’oublions pas, enfin, les anges gardiens en ce 2 octobre. Prions-nous notre ange gardien, chaque matin et chaque soir ? Il nous protège des accidents, mais surtout de toutes les ruses des démons. Cependant, si nous ne recourons pas à lui, il ne peut pas exercer comme il le voudrait la mission que Dieu lui a confiée ! Remercions notre ange gardien et disons-lui, en ce 2 octobre : merci et pardon ! Oui, merci pour tout ce que tu fais pour moi depuis ma naissance et pardon pour toutes mes prières oubliées. Tu es trop souvent le grand oublié dans ma vie ! Et pourtant, toi, tu ne m’oublies jamais ! Je t’aime mon bon ange gardien !

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