Misericordias Domini in aeternum cantabo !

Homélie du dimanche 13 novembre 2016.

Bien chers amis, en ce 13 novembre, nous nous souvenons avec toute la France des attentats terroristes islamistes de l’année dernière et nous prions pour toutes les victimes mais aussi pour les agresseurs qui, par de tels actes barbares, ont blasphémé le Nom de Dieu. Nous venons de passer, une dernière fois, en procession la Porte Sainte. Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir permis, pour la première fois, d’ouvrir une Porte Sainte en cette église où ont prié nos Fondateurs. Cette porte sera refermée, ce soir, comme toutes les portes saintes dans les diocèses du monde entier. Nous demandons au Cœur de Jésus et à Notre-Dame des Neiges qu’elle puisse être ré-ouverte pour les prochaines années saintes et pour des jubilés propres à la Famille Missionnaire de Notre-Dame. Nous le constatons de plus en plus : beaucoup de grâces sont données en cette église où notre Père Fondateur et Mère Marie-Augusta ont prié et où tous les actes importants de notre Famille missionnaire se sont déroulés. Misericordias Domini in aeternum cantabo !

L’évangile (Lc 21, 5-19) est bien difficile à interpréter. Jésus parle de la destruction du Temple de Jérusalem et de la fin du monde. Attention à ne pas mal interpréter les paroles de Notre-Seigneur. La destruction du Temple a bien eu lieu, comme Jésus l’avait annoncé. La fin du monde aura bien lieu, mais nul ne connaît ni le jour, ni l’heure. Jésus, c’est évident, n’a pas cherché à décourager ses disciples en leur disant : «vous serez détestés de tous à cause de mon Nom». Il a voulu les préparer à Sa propre Passion qu’Il allait souffrir dans quelques jours et les préparer aussi à leur propre Passion en les invitant à garder confiance dans l’espérance : « Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. Dans votre patience, vous posséderez vos âmes ! » L’Eglise, en ce mois de novembre, ne doit pas cesser d’annoncer les fins dernières et d’inviter tous les baptisés et tous les hommes de bonne volonté au retour du Seigneur. Ce retour, dit le CEC (n°673), est imminent. Nous devons faire nôtre la prière des premiers chrétiens : « Amen, Viens Seigneur Jésus, Marana tha». Cette prière était conforme à ce que Jésus avait demandé à ses disciples par ses dernières paraboles. Saint Louis de Gonzague attendait le retour de Jésus : je suis prêt. La devise des scouts révèle l’attente du retour du Seigneur : « toujours prêts !» Soyons prêts au retour de Jésus. Ce soir, peut-être ! Si je ne suis pas prêt, il est encore temps de recevoir l’indulgence plénière de l’année jubilaire de la Miséricorde !

La première lecture rapportait la prophétie de Malachie : le Jour du Seigneur sera le jour de la victoire de Jésus sur toutes les forces du Mal et la guérison pour tous ceux qui Lui ouvriront leur cœur. La deuxième lecture était une invitation de Saint Paul à ne pas attendre le retour de Jésus dans l’oisiveté. Saint Paul est le parfait modèle de tous les baptisés, imitons-le ! Jésus a travaillé de ses mains avec Saint Joseph, l’artisan charpentier. La Sainte Vierge a travaillé comme mère au foyer. La société a besoin du travail de tous. Mais, aujourd’hui, tous, hélas, ne trouvent pas du travail. Puissent les dirigeants des Nations permettre à chacun de se réaliser par son travail, en servant ses frères et en rendant gloire à Dieu. Il n’est ni utopique, ni irréaliste de désirer cela. Mais il faut que l’homme et non l’argent soit le fondement des décisions des dirigeants des Nations !

Aujourd’hui, sont rassemblés à Rome plusieurs milliers de frères qui vivent en marge de nos sociétés. La question de la grande pauvreté, des réfugiés et des migrants est une question complexe, qui demande des hommes politiques écoute, dialogue, réflexion, courage, vérité, confiance. Les baptisés ont un témoignage important à donner : l’amour de charité. Ne rougissons pas de Jésus et de Son Eglise, mais témoignons de la doctrine sociale de l’Eglise, que Benoît XVI a résumé ainsi : Caritas in Veritate, l’Amour dans la Vérité. Quel homme politique, aujourd’hui, a le courage de dénoncer les lois contraires à la Loi naturelle : la déconstruction de la famille, la défiguration de l’amour, l’avortement, l’euthanasie. Les hommes politiques ne doivent pas s’intéresser seulement aux questions sociétales mais aux questions fondamentales. La civilisation de l’amour ne peut être édifiée que sur ces fondements solides. En-dehors d’eux, les promesses électorales sont du vent ! Puissent les grâces de l’année de la Miséricorde nous permettre de vivre davantage avec Jésus et le Cœur Immaculé de Marie ! Préparons bien à présent le 70e anniversaire de la bénédiction de la statue de Notre-Dame des Neiges à St-Pierre-de-Colombier. Notre-Dame des Neiges donnera de grandes grâces les 10 et 17 décembre prochains.

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