Que vienne ton règne !

Homélie dimanche 20 novembre 2016, Solennité du Christ Roi

Bien chers amis, l’année jubilaire de la Miséricorde se conclut avec cette solennité du Christ Roi. Remercions Dieu avec un cœur d’enfant très reconnaissant pour cette année de grâces et ne nous lassons pas de témoigner de la Miséricorde dans la Vérité et la Justice et le respect de toute liberté. La première lecture de cette Messe rapporte le sacre du roi David. Jésus est le Christ Roi, parce qu’Il est le Fils de David, le Seigneur des seigneurs. Le psaume 121 rappelle l’importance de Jérusalem, la Cité du Christ Roi. Jésus, le Roi des rois, règne à jamais dans la Jérusalem céleste. La seconde lecture révèle le mystère de Jésus : Il n’est pas un homme comme les autres, mais la Personne divine du Fils unique du Père qui, par Son Incarnation, a assumé notre nature humaine pour devenir le Fils de l’Homme, le nouvel Adam. Par la Rédemption, Jésus a réconcilié la terre et les cieux et fait la paix par le sang de sa Croix, Il est le Roi Sauveur. L’évangile révèle enfin ce qu’est le trône royal de Jésus : il n’est pas un trône en bois précieux, orné d’or et de pierres précieuses, mais un instrument de torture et de malédiction : la Croix ! Pilate, inconsciemment, a été prophète en faisant inscrire au-dessus de la Tête de Jésus : « Celui-ci est le roi des Juifs » ! Le bon larron, sur sa croix, a reconnu la royauté de Jésus : « souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer Ton Règne ! » Admirons la foi de cet homme, qui n’est pas rebuté par le scandale de la Croix de Jésus. Il croit que cet homme, qui meurt comme un maudit comme lui, viendra inaugurer Son Règne ! Quelle foi admirable, qui ne peut provenir qu’un don de l’Esprit-Saint ! Au dernier moment de la vie, le pécheur peut encore accueillir la Miséricorde de Dieu, qui voudrait sauver tous les hommes. Mais la Miséricorde divine ne veut pas contraindre la liberté de qui que ce soit. L’autre larron, appelé par la tradition le « mauvais larron », lui, s’est endurci et s’est damné en refusant la Miséricorde. Jésus en a souffert, c’est évident. Au terme de cette année de la Miséricorde, imitons le bon larron et disons à Jésus, avec Sainte Faustine et Saint Jean-Paul II : « Jésus, j’ai confiance en Toi » !

L’année de la Miséricorde n’a pas permis l’ouverture de tous les cœurs à l’Amour miséricordieux de Dieu, mais nous ne devons pas nous décourager. Nous devons, au contraire, continuer à croire que Jésus a vaincu le monde et qu’Il vaincra Lucifer et tous les anges révoltés en instaurant son Règne d’Amour par le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Nous ne pouvons que constater la vérité des messages du Cœur Immaculé de Marie donnés à Don Gobbi : nous vivons vraiment le temps de la grande apostasie. Les cardinaux et les évêques sont divisés, comme la Vierge Marie l’avait annoncé. La France, quant à elle, est tombée bien bas. Elle est infidèle aux promesses de son baptême. Pouvons-nous encore espérer en sa conversion ? Oui, bien sûr ! Jésus et le Cœur Immaculé de Marie nous appellent à vivre ces temps de tempête dans la confiance, la sérénité et la douceur de l’amour. Mère Marie-Augusta disait, en 1948 : « Le temps presse. Les démons sont déchaînés à travers ce monde perverti. Les cœurs sont pleins de désirs de vengeance, de crimes horribles. Et cependant au milieu d’eux  s’élève droit, fort, impératif : l’Amour. C’est Jésus dans ses amis fidèles ». Notre Mère disait encore à la suite de Sainte Marguerite Marie : «Jésus régnera malgré Satan et ses suppôts : chaque fois que l’œuvre du Sacré-Cœur ne produit pas ce qu’elle doit produire, ce n’est certes pas que Jésus a oublié ses promesses ou que la puissance de son Amour a diminué ; mais il ne faut pas vouloir moissonner le soir ce qu’on a semé le matin. Si vous croyez, si vous croyez, vous verrez la puissance du Cœur de JésusNe nous effrayons pas des vagues qui montent, de la tempête qui gronde. Mes enfants très chers, méritez, méritez ; aimez Notre-Seigneur comme Il nous aime, d’un amour grand, généreux, d’un amour de croix ». Puissent ces paroles de Mère Marie-Augusta nous donner confiance au terme de cette année jubilaire de la Miséricorde. Devenons des amis fidèles de Jésus en faisant nôtre cette autre conviction de Mère Marie-Augusta, inspirée du Cœur de Jésus : « Il faut des centaines de mécréants pour pervertir une population ; il suffit d’un apôtre véritable, d’un seul pour sauver le monde entier du naufrage ». Les apôtres véritables de Jésus pendant le vingtième siècle ont été : Padre Pio, Marthe Robin, Mère Térésa, Sœur Faustine, Jean-Paul II et les si nombreux saints martyrs. Nos Père et Mère font également partie de ces apôtres véritables. Aujourd’hui, Jésus continue à lancer ses appels à l’Amour. Il nous demande par le Cœur Immaculé de Notre-Dame des Neiges : « voulez-vous M’aider à sauver ce monde ? Voulez-vous être apôtres ou témoins de Mon Amour ? » Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus se savait petite et faible, mais, en même temps, elle voulait être virile pour Jésus : « je veux T’aimer comme un petit enfant, je veux lutter comme un guerrier vaillant … dans le champ de mon apostolat, comme un guerrier je m’élance au combat ». Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a annoncé les apôtres des derniers temps, consacrés à la Vierge Marie, la croix d’une main, le chapelet dans l’autre. Ils embraseront le monde au Feu de l’Amour du Cœur de Jésus. Le premier de ces apôtres a été Saint Jean-Paul II. A sa suite, désirons faire partie de la cohorte de ces apôtres des derniers temps pour hâter, en œuvrant avec toutes les forces vives de l’Eglise au triomphe du Cœur Immaculé de Marie et au Règne du Cœur de Jésus. Allons de l’avant et soyons de joyeux et courageux témoins de l’Amour de Jésus !    

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