Qu’Est-ce que le Salut et la Vie éternelle ? (1/5)

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Avec la Consigne Spirituelle, approfondissons les rubriques du carnet de cordée :

4) La quatrième rubrique : formation.

Nos Fondateurs avaient le souci d’éduquer la liberté des cordites en vue de la liberté des saints. Posons-nous deux questions pour demeurer dans la vraie liberté : suis-je suffisamment libre face aux personnes qui me flattent ou qui me calomnient ? Ai-je comme seul souci « la sainte volonté de Dieu » ?


Pour ceux qui le veulent, vous pouvez approfondir la causerie sur le Salut et la Vie éternelle que nous vous proposons dans les prochains articles. Ci-dessous, la 1ère partie.

 Session jeunes, 29 octobre – 1er novembre 2016 sur la Vie éternelle. Père Bernard.

Qu’est-ce que le Salut et la Vie éternelle ? (1/5)

Bien chers jeunes amis, c’est toujours une grande joie pour nous de vous accueillir pour une session, une retraite, un rassemblement ou un pèlerinage. Merci d’avoir pris du temps, en ces vacances de Toussaint, pour vous former. Dans le temps de graves confusions qui est le nôtre, il est de plus en plus important d’avoir une bonne formation afin de ne pas se laisser emporter par n’importe quel vent d’idéologies ou de se laisser emporter par des torrents ou tempêtes. Pour aller à contre-courant, rappelons-le, il faut être un poisson vivant. Les poissons morts, en effet, se laissent emporter par le courant ! Soyons des poissons vivants de la vie de Jésus sous le souffle de Son Esprit Saint.

La question du Salut qui sera au cœur de cette Session est une question très importante. Le mot Salut revient « trois fois » dans le cantique du Benedictus, inspiré au père de saint Jean-Baptiste, Zacharie, et que nous chantons tous les matins à Laudes. Le mot « Salut » n’est pas employé dans le cantique du Magnificat mais il y est fait une référence explicite dans le premier verset : « exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ». Le Sauveur, en effet, c’est celui qui apporte le Salut.

Notre Père Fondateur aimait faire chanter, tous les trois ans, par les enfants de la colonie deux cantiques qu’il aimait beaucoup : « je n’ai qu’une âme qu’il faut sauver » et : « des milliers d’âmes sont à sauver ». Benoît XVI, quelques mois avant sa renonciation, avait dit que l’on ne parlait pas assez du Salut des âmes. L’expression « Salut des âmes » révèle la dimension spirituelle du Salut. Ceux qui ne croient pas en Dieu et qui refusent de croire que nous avons une âme spirituelle ne peuvent pas comprendre l’expression « salut des âmes ». Il est significatif de constater que les sectes, qui réduisent l’homme à son corps et le spirituel aux « énergies physiques », publient beaucoup de documents sur la santé. Mais la santé du corps est distincte du salut des âmes.

LE SALUT DANS L’EVANGILE

Jésus, dans l’évangile, a utilisé, plusieurs fois, l’expression « va, ta Foi t’a sauvé ». Saint Luc nous transmet dans le chapitre 7 un témoignage très important pour cette année jubilaire de la Rédemption. Un pharisien, Simon, a invité Jésus à un repas et une pécheresse publique (probablement Marie Magdeleine) vient verser des parfums sur les pieds de Jésus. Le pharisien critique intérieurement Notre-Seigneur : s’Il savait qui elle est, Il ne la laisserait pas s’approcher de Lui. Jésus lui dit en se tournant vers la femme: « Tu vois cette femme ? Dit-il à Simon. Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds; elle, au contraire, m’a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas donné de baiser; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n’a cessé de me couvrir les pieds de baisers. Tu n’as pas répandu d’huile sur ma tête; elle, au contraire, a répandu du parfum sur mes pieds. A cause de cela, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d’amour ». Puis il dit à la femme: « Tes péchés sont remis. » Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: « Qui est-il celui-là qui va jusqu’à remettre les péchés? » Mais il dit à la femme: « Ta foi t’a sauvée; va en paix. » (Lc 7, 45-50). Le contexte est clair : le Salut dont parle, Jésus, est le Salut de l’âme de Marie-Magdeleine : sa foi l’a sauvée, parce que ses péchés sont pardonnés et ils ont été pardonnés parce qu’elle a montré beaucoup d’amour.

Saint Marc rapporte le récit de la guérison de Bartimée : « comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée (Bartimée), un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. Quand il apprit que c’était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier: « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi! » Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle: « Fils de David, aie pitié de moi! » Jésus s’arrêta et dit: « Appelez-le. » On appelle l’aveugle en lui disant: « Aie confiance! lève-toi, il t’appelle. » Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus. Alors Jésus lui adressa la parole: « Que veux-tu que je fasse pour toi? » L’aveugle lui répondit: « Rabbouni, que je recouvre la vue! » Jésus lui dit: « Va, ta foi t’a sauvé. » Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite » (Mc 10, 46-52). On pourrait penser, en lisant rapidement ce passage, que Jesus veut dire à l’aveugle : Va, ta foi t’a guéri, à présent tu vois ! Le Salut concernerait alors le miracle de la vision. Cependant, la conclusion de Saint Marc révèle une autre lecture : « il cheminait à sa suite ». Cheminer à la suite de Jésus, c’est répondre à l’appel de Notre-Seigneur : viens et suis-moi et devenir l’un de ses disciples. La Foi de Bartimée lui a permis d’obtenir la guérison miraculeuse de sa cécité, mais lui a obtenu une plus grande grâce : celle de devenir disciple de Jésus !

Saint Matthieu rapporte la guérison miraculeuse de l’hémorroïsse : « Or voici qu’une femme, hémorroïsse depuis douze années, s’approcha par derrière et toucha la frange de son manteau. Car elle se disait en elle-même: « Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée. » Jésus se retournant la vit et lui dit: « Aie confiance, ma fille, ta foi t’a sauvée. » Et de ce moment la femme fut sauvée » (Mt 9, 20-22). Nous pouvons remarquer que l’évangéliste Matthieu utilise trois fois le verbe « sauver ». Le CEC introduit la deuxième partie sur les sacrements par une fresque représentant cette scène évangélique. Le commentaire du Catéchisme est éclairant : « les sacrements sont comme ces forces qui sortent du Corps du Christ pour nous guérir des blessures du péché et pour nous donner la vie nouvelle du Christ. Cette image de la guérison de l’hémorroïsse symbolise donc la puissance divine et salvatrice du Fils de Dieu qui sauve l’homme tout entier, âme et corps, à travers la vie sacramentelle ».

Saint Luc parle de la guérison des 10 lépreux. Un seul est venu remercier : « L’un d’entre eux, voyant qu’il avait été purifié, revint sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix et tomba sur la face aux pieds de Jésus, en le remerciant. Et c’était un Samaritain. Prenant la parole, Jésus dit: « Est-ce que les dix n’ont pas été purifiés? Les neuf autres, où sont-ils? Il ne s’est trouvé, pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet étranger! » Et il lui dit: « Relève-toi, va; ta foi t’a sauvé » (Lc 17, 15-19). Ce passage évangélique distingue bien la purification des 10 lépreux (la guérison miraculeuse de leur lèpre) et le Salut du Samaritain lépreux guéri qui est venu remercier Jésus. C’est à lui seul que Jésus a dit : « va ta foi t’a sauvé ».


Saint Jean nous transmet le miracle du paralytique de Jérusalem, infirme depuis 38 ans. Jésus rencontra le paralytique guéri et lui dit : « Te voilà guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive pire encore. » L’homme s’en fut révélé aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait  guéri »  (Jn 5, 14-15). Le verbe « sauver » n’est pas utilisé ici par Saint Jean, mais la guérison miraculeuse du paralytique est bien en vue d’une autre guérison plus importante : le salut de son âme !

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