Qu’Est-ce que le Salut et la Vie éternelle ? (2/5)

Session jeunes, 29 octobre – 1er novembre 2016 sur la Vie éternelle. Père Bernard.

 Nous poursuivons ici l’enseignement sur le Salut et la Vie éternelle, en nous appuyant sur le Catéchisme des évêques de France

Qu’est-ce que le Salut et la Vie éternelle ? (2/5)

Catéchisme des évêques de France :

Dieu qui sauve, un homme en attente de salut

247 Le Dieu d’Israël est un Dieu sauveur… Quand, au seuil de l’Évangile, est annoncée la venue du Messie attendu, il reçoit le nom de Jésus, dont l’étymologie est « Yahvé sauve« … tout au long de l’Écriture, pour faire alliance avec l’homme, Dieu le sauve, le délivre, le rachète.

248 L’homme a-t-il donc besoin d’être sauvé ? L’homme d’aujourd’hui en a-t-il encore besoin? Sauvé de quoi ? Se pose-t-il encore de telles questions? Pourtant nous sommes habités, bon gré mal gré, par le désir du bonheur, par celui de donner un sens à notre existence et de la réussir. C’est le désir de vivre, pleinement et toujours, dans une « qualité de vie », qui comporte la joie d’aimer et d’être aimé. Ce désir est absolu et il est la marque en « creux » de notre vocation. Car nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, dans le dessein de le voir et de communier éternellement à sa propre vie, dans une vie de ressuscités avec le Christ. Qu’il en ait ou non conscience, l’homme a faim de Dieu pour se réaliser pleinement lui-même.

L’incapacité de l’homme à réaliser son salut

249 Les hommes sont contredits dans leur désir, non seulement parce que Dieu, qui seul pourrait combler leurs désirs, demeure inaccessible à leurs propres forces, mais aussi parce qu’ils rencontrent toujours l‘échéance de la mort et le risque constant de la maladie et de la souffrance. De même, ils font l’expérience de la division qui existe entre eux et la nature (travail comportant de la « peine », désastres écologiques…). De plus, la division règne entre eux, qu’il s’agisse de la famille, des structures économiques et sociales ou de la vie politique et internationale. Enfin, chacun se trouve divisé en lui-même: « Ce qui est à ma portée, écrivait Saint Paul à propos de l’homme dont la foi n’a pas transformé la vie, c’est d’avoir envie de faire le bien, mais pas de l’accomplir. Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas » (Rm 7,18-19). Chacun découvre en soi une inclination au mal qui le fait trop souvent tomber dans le péché. De cette situation fondamentale, l’humanité ne peut sortir par ses seules forces.

Le salut, délivrance et plénitude de vie

             

250 Pour faire entendre à ce propos son message, la Bible se sert de deux images. La première est celle du retour à la santé de l’homme malade, menacé et vivant l’angoisse de la mort. Le salut, c’est alors la santé, la plénitude de la vie. C’est ainsi que Jésus, quand il guérit les malades les « sauve »: le retour à la santé physique est le signe du salut total de la personne. La seconde image est celle de la libération de la servitude, soit celle de l’esclave, soit celle du peuple injustement condamné à un esclavage collectif. Ainsi la libération d’Égypte du peuple d’Israël, à travers le passage de la mer Rouge, est la figure permanente de la libération de tout mal, et l’entrée dans la Terre promise est déjà la préfiguration de l’entrée dans le royaume de Dieu pour une vie pleinement heureuse. L’œuvre salvifique de Jésus se situe directement dans ces perspectives. Dans la scène de la Transfiguration il parle de « l’exode qu’il va accomplir à Jérusalem » (Lc 9,31). Il sera le véritable Agneau pascal.

251 Ainsi le salut chrétien comporte dans son unité concrète deux aspects. C’est la délivrance de tout mal, du mal et de la souffrance qui nous atteignent de l’extérieur et auxquels nous ne pouvons rien, ou si peu, comme du mal qui vient de nous, le péché, avec sa conséquence dernière, la privation éternelle de Dieu. C’est, plus encore, le don de la vie, d’une vie éternelle qui a les traits du Royaume que Jésus est venu instaurer, d’une vie dans l’amour, la justice et la paix. Une telle vie ne peut venir que de Dieu. Elle est le fait de notre adoption filiale (cf. Rm 8,15-23 Ga 4,5) et nous fait participer à la nature divine » (cf. 2P 1,4) et à l’échange d’amour entre le Père et le Fils dans l’Esprit. Elle est déjà secrètement sentie et donnée ici bas. Elle se manifestera pleinement et définitivement dans la gloire de Dieu.

Le salut est annoncé à toutes les pages du Nouveau Testament. C’est la Bonne Nouvelle, l’Évangile.

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