Qu’Est-ce que le Salut et la Vie éternelle ? (3/5)

Session jeunes, 29 octobre – 1er novembre 2016 sur la Vie éternelle. Père Bernard.

 

Qu’est-ce que le Salut et la Vie éternelle ? (3/5)

 Suite de l’enseignement…

 La grande hérésie du vingtième siècle : tout le monde est sauvé !

La Vierge Marie, à Fatima le 13 juillet 1917, a rappelé l’existence de l’Enfer et des damnés ! Qui reçoit avec confiance cette prophétie de Fatima ? Nous devons donc rappeler avec courage l’évangile et la tradition. Jésus, dans la prophétie du Jugement dernier, a parlé très clairement des bénis du Père et des damnés. «Le Roi placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux de droite: Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde… Alors il dira encore à ceux de gauche: Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges… Et ils s’en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à une vie éternelle » (Mt 25, 33-46). Ce texte très important, placé par Saint Matthieu juste avant la Passion, n’est pas une parabole mais une prophétie qui annonce un événement réel : le Jugement dernier. Dieu ne peut imposer à aucun être libre et responsable le Salut. Lucifer et les anges révoltés ont refusé, par orgueil, ce Salut. Des hommes et des femmes peuvent aussi refuser le Salut. C’est un mystère ! Judas s’est damné, même si beaucoup aujourd’hui disent qu’il est sauvé. Jésus a dit de lui : il aurait mieux valu pour cet homme ne pas être né ! La Sainte Vierge a fait voir aux enfants de Fatima les hommes et femmes qui tombaient en enfer. L’Enfer existe et il y a du monde dedans, c’est un fait. Mais Dieu n’est pas responsable de l’Enfer. Il n’a pas créé les anges et les hommes pour l’Enfer, mais pour le Bonheur éternel. Il veut que tous les hommes soient sauvés (1 Tm 2,4). Le poète Dante a écrit : sur la porte de l’Enfer, il est écrit : c’est l’Amour qui m’a fait !

Le plus grand désastre, le plus grand mal, c’est la damnation éternelle ! Le Salut le plus important apporté par Jésus c’est d’être sauvé de cette damnation éternelle. Tous les Saints ont compris cela et se sont donnés sans compter pour le Salut des âmes. Saint Ignace de Loyola a été inspiré pour mettre au point les Exercices spirituels pour aider les retraitants à se décider pour la plus grande gloire de Dieu, dans le plus grand service en vue du plus grand Bonheur au Ciel. La première semaine des Exercices spirituels était centrée sur les fins dernières avec une méditation énergique sur l’Enfer, qui pouvait être répétée plusieurs fois. Saint Vincent de Paul, après avoir confessé un pauvre qui allait se damner, a fondé les Lazaristes dont la mission première serait de prêcher des missions paroissiales, dont les grandes prédications seraient centrées sur les fins dernières. Il faut aujourd’hui prêcher à nouveau les fins dernières avec conviction. Il y va du Salut de nombreuses âmes ! Le jeune Jean Bosco, au séminaire, avec son ami Comollo, s’étaient promis que celui qui mourrait le premier viendrait dire à l’autre s’il était sauvé. Une nuit, il y eut un bruit inhabituel, qui  se déchaîna dans le couloir menant au dortoir où reposaient 20 séminaristes. Il y eut un éclat extraordinaire dans le dortoir, et une voix répéta par trois fois: “Bosco, je suis sauvé!”

Le Salut chrétien ne concerne pas seulement l’âme, soulignons-le. Il concerne aussi le corps : nous ressusciterons, tous, avant le Jugement dernier ! Le Salut est notre participation à la victoire du Christ mort et ressuscité, sur la mort, le péché et Satan. Dans le New Age, on parle de l’holisme pour signifier le Salut dans sa totalité. Mais la religion chrétienne est beaucoup plus holistique. Nous sommes sauvés dans notre âme et notre corps et nous participerons pleinement à la Résurrection de Jésus au jour de la résurrection de notre corps.

Le CEC ne donne pas une définition du Salut, mais le Salut est omniprésent en toutes ses parties. Le Sauveur est Jésus : Le Verbe s’est fait chair, est-il affirmé, pour nous sauver en nous réconciliant avec Dieu: « C’est Dieu qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés » (1Jn 4,10). « Le Père a envoyé son Fils, le sauveur du monde » (1Jn 4,14). « Celui-là a paru pour ôter les péchés » (1Jn 3,5): Malade, notre nature demandait à être guérie; déchue, à être relevée; morte, à être ressuscitée. Nous avions perdu la possession du bien, il fallait nous la rendre. Enfermés dans les ténèbres, il fallait nous porter la lumière; captifs, nous attendions un sauveur; prisonniers, un secours; esclaves, un libérateur. Ces raisons-là étaient-elles sans importance? Ne méritaient-elles pas d’émouvoir Dieu au point de le faire descendre jusqu’à notre nature humaine pour la visiter, puisque l’humanité se trouvait dans un état si misérable et si malheureux? (S. Grégoire de Nysse, or. catech. 15) (CEC 457).


Dans l’Eglise catholique
se trouve « la plénitude des moyens de salut » (AG 6) que Jésus a voulus: confession de foi droite et complète, vie sacramentelle intégrale et ministère ordonné dans la succession apostolique (CEC 830). « Hors de l’Eglise point de salut » (CEC 846) : Comment faut-il entendre cette affirmation souvent répétée par les Pères de l’Eglise? Formulée de façon positive, elle signifie que tout salut vient du Christ-Tête par l’Eglise qui est son Corps: Appuyé sur la Sainte Ecriture et sur la Tradition, le Concile enseigne que cette Eglise en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est médiateur et voie de salut: or, il nous devient présent en son Corps qui est l’Eglise; et en nous enseignant expressément la nécessité de la foi et du Baptême, c’est la nécessité de l’Eglise elle-même, dans laquelle les hommes entrent par la porte du Baptême, qu’il nous a confirmée en même temps. C’est pourquoi ceux qui refuseraient soit d’entrer dans l’Eglise catholique, soit d’y persévérer, alors qu’ils la sauraient fondée de Dieu par Jésus-Christ comme nécessaire, ceux-là ne pourraient être sauvés (LG 14).

(CEC 847)  Cette affirmation ne vise pas ceux qui, sans leur faute, ignorent le Christ et son Eglise: En effet, ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Eglise, mais cherchent pourtant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte, ceux-là peuvent arriver au salut éternel (LG 16 cf. DS 3866-3872). (CEC 848) « Bien que Dieu puisse par des voies connues de lui seul amener à la foi ‘sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu’ (He 11,6) des hommes qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile, l’Eglise a le devoir en même temps que le droit sacré d’évangéliser » (AG 7) tous les hommes.

Les Sacrements institués par Jésus sont appelés : Sacrements du Salut (CEC 1127) Célébrés dignement dans la foi, les sacrements confèrent la grâce qu’ils signifient. Ils sont efficaces parce qu’en eux le Christ lui-même est à l’œuvre : c’est Lui qui baptise, c’est Lui qui agit dans ses sacrements afin de communiquer la grâce que le sacrement signifie. (CEC 1128) :  les sacrements agissent ex opere operato (littéralement: « par le fait même que l’action est accomplie »), c’est-à-dire en vertu de l’œuvre salvifique du Christ, accomplie une fois pour toutes. (CEC 1129) : L’Eglise affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. Le fruit de la vie sacramentelle, c’est que l’Esprit d’adoption déifie (cf. 2P 1,4) les fidèles en les unissant vitalement au Fils unique, le Sauveur.

            Je ne vous cite pas de passage sur la troisième partie du CEC : la vie dans le Christ. Il ne faut pas oublier qu’une fois, devenus chrétiens par le baptême, nous sommes tenus à obéir aux 10 commandements de Dieu et à vivre selon l’esprit des Béatitudes. Vous aurez l’occasion d’approfondir cela avec la conférence sur Luther et le Salut.

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