Marie, fruit le plus excellent de la Rédemption…

8 décembre 2016 : Immaculée conception (Fr. Joseph)

Méditons le mystère de l’Immaculée Conception en nous laissant guider par le Catéchisme de l’Église Catholique.

 

n°386 Le péché est présent dans l’histoire de l’homme : il serait vain de tenter de l’ignorer ou de donner à cette obscure réalité d’autres noms : (n°387) un défaut de croissance, une faiblesse psychologique, une erreur, etc. Le péché est un abus de la liberté que Dieu donne aux personnes créées pour qu’elles puissent l’aimer et s’aimer mutuellement.

n°390 Le récit de la chute (Gn 3) utilise un langage imagé, mais il affirme un événement primordial, un fait qui a eu lieu au commencement de l’histoire de l’homme (cf. GS 13, § 1).

n°398 Constitué dans un état de sainteté, l’homme était destiné à être pleinement « divinisé » par Dieu dans la gloire. Par la séduction du diable, il a voulu  » être comme Dieu «  (cf. Gn 3, 5), mais « sans Dieu, et non pas selon Dieu« .

n°404 Adam avait reçu la sainteté et la justice originelles non pas pour lui seul, mais pour toute la nature humaine : en cédant au tentateur, Adam et Eve commettent un péché personnel, mais ce péché affecte la nature humaine qu’ils vont transmettre dans un état déchu (cf. Cc. Trente), c’est-à-dire privée de la sainteté et de la justice originelles.

n°405 mais la nature humaine n’est pas totalement corrompue : elle est blessée et inclinée au péché. Le Baptême, en donnant la vie de la grâce du Christ, efface le péché originel et retourne l’homme vers Dieu, mais les conséquences pour la nature, affaiblie et inclinée au mal, persistent dans l’homme et l’appellent au combat spirituel.

n°406 Les premiers réformateurs protestants enseignaient que l’homme était radicalement perverti et sa liberté annulée par le péché des origines.

n°407 Ignorer que l’homme a une nature blessée, inclinée au mal, donne lieu à de graves erreurs dans le domaine de l’éducation, de la politique, de l’action sociale (cf. CA 25) et des mœurs.

n°412 Pourquoi Dieu n’a-t-il pas empêché le premier homme de pécher ? S. Léon le Grand répond :  » La grâce ineffable du Christ nous a donné des biens meilleurs que ceux que l’envie du démon nous avait ôtés « . S. Thomas d’Aquin :  » Rien ne s’oppose à ce que la nature humaine ait été destinée à une fin plus haute après le péché. D’où le mot de S. Paul : ‘Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé’ (Rm 5, 20).

n°410 Après sa chute, l’homme n’a pas été abandonné par Dieu. Dieu l’appelle (cf. Gn 3, 9) et lui annonce de façon mystérieuse la victoire sur le mal et le relèvement de sa chute (cf. Gn 3, 15). Ce passage de la Genèse a été appelé « Protévangile« , première annonce d’un combat entre le serpent et la Femme et de la victoire finale d’un descendant de celle-ci.

n°411 De nombreux Pères voient dans la femme annoncée dans le « Protévangile », Marie.

n°488 « Dieu a envoyé son Fils » (Ga 4, 4), mais il a voulu la libre coopération d’une créature. Pour cela, de toute éternité, Dieu a choisi, pour être la Mère de Son Fils, « une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David, et le nom de la vierge était Marie » (Lc 1, 26-27) : Le Père des miséricordes a voulu que l’Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée, en sorte que, une femme ayant contribué à l’œuvre de mort, de même une femme contribuât aussi à la vie (LG 56 ; cf. 61).

n°490 Pour être la Mère du Sauveur, Marie « fut pourvue par Dieu de dons à la mesure d’une si grande tâche » (LG 56). L’ange Gabriel, au moment de l’Annonciation la salue comme « pleine de grâce » (Lc 1, 28). En effet, pour pouvoir donner l’assentiment libre de sa foi à l’annonce de sa vocation, il fallait qu’elle soit toute portée par la grâce de Dieu.

 

n°491 Au long des siècles l’Église a pris conscience que Marie, « comblée de grâce » par Dieu (Lc 1, 28), avait été rachetée dès sa conception. C’est ce que confesse le dogme de l’Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le pape Pie IX : « La bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel. »

n°492 Cette « sainteté éclatante absolument unique » lui vient tout entière du Christ : elle est « rachetée de façon éminente en considération des mérites de son Fils » (LG 53).

n°508 elle est « le fruit le plus excellent de la Rédemption » (SC 103)492 Plus que toute autre personne créée, le Père l’a « bénie par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ » (Ep 1, 3). Il l’a « élue en Lui, dès avant la fondation du monde, pour être sainte et immaculée en sa présence, dans l’amour » (cf. Ep 1, 4).

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