Il avait 2 travers : être Polonais et prêtre catholique…

20 décembre 2016 : Bienheureux Michel Piaszczyński (Fr. Jean-Régis)

La grande constellation des saints et bienheureux qui brillent au ciel devrait nous aider dans notre marche vers la belle fête de Noël. Aujourd’hui, le martyrologe nous donne d’honorer la mémoire de Michel Piaszczyński, l’un des 104 prêtres, religieux et religieuses polonais martyrs du nazisme, béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 à Varsovie.

Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, il a deux travers pour le régime nazi : d’une part, il est Polonais ; d’autre part, il est prêtre catholique… Comme beaucoup de ses confrères prêtres, religieux et religieuses, il est arrêté et déporté dans plusieurs camps successifs. Il meurt de faim et de maladie le 18 décembre 1940 au camp de Sachsenhausen. Erudit, il avait été avant la guerre, professeur au grand séminaire de son diocèse après avoir exercé différentes responsabilités diocésaines – il fut notamment pendant trois années aumônier des mineurs polonais en France. Dans l’horreur des camps nazis, par sa foi profonde alliée à une vie de prière intense, le Bienheureux Père Michel a marqué la vie du camp comme un guide spirituel pour les tous les prisonniers qu’il réconfortait et encourageait vaillamment. Il manifesta aussi une grande charité par des actes de générosité peu ordinaire, sacrifiant sa maigre ration pour la donner aux prisonniers juifs.

En ce 20 décembre, les oraisons et les lectures nous donnent aussi à contempler la plus grande étoile de la constellation des saints : la Vierge Marie. La seconde lecture de matines, tirée d’un sermon de saint Bernard sur les louanges de la Vierge Marie, résume à merveille quelles sont les sentiments qui devraient nous habiter en méditant cet évènement extraordinaire que fut l’Annonciation. Saint Bernard s’adresse à la Vierge Marie en ces termes : « Ta réponse, ô douce Vierge, Adam l’implore tout en larmes, exilé qu’il est du paradis avec sa malheureuse descendance ; il l’implore, Abraham, il l’implore, David, ils la réclament tous instamment, les autres patriarches, tes ancêtres, qui habitent eux aussi au pays de l’ombre de la mort. Cette réponse, le monde entier l’attend, prosterné à tes genoux. Et ce n’est pas sans raison, puisque de ta parole dépendent le soulagement des malheureux, le rachat des captifs, la délivrance des condamnés, le salut enfin de tous les fils d’Adam, de ta race entière. » L’Annonciation est vraiment un évènement qui a une portée universelle inégalable. Le bien ne fait pas de bruit : Le « Oui » de la Vierge Marie uni au Oui du Fils de Dieu a  changé la face du monde.

Demandons à Notre-Dame de faire grandir notre ardent désir d’accueillir Jésus, notre sauveur et libérateur, appelé aussi « Clé de David ! Lui qui ouvre les portes du Royaume, et arrache à leur prison les captifs des ténèbres. » (cf. antienne « Ô » du Magnificat de ce jour). Aidé par l’exemple héroïque du Bienheureux Michel Piaszczyński, et comme nous y invite l’oraison de ce jour, devenons assez humble pour faire, à l’exemple et avec l’aide de la Vierge Marie, la volonté de Dieu, ni plus ni moins, ni autrement.

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