Médecin des âmes, rendant la santé aux infirmes de la foi…

15 décembre 2016 : Saint Eusèbe de Verceil Evêque et martyr (315-370) (Fr. Xavier)

Saint Eusèbe de Verceil est né en Sardaigne au début du IVe siècle et il était encore enfant lorsque toute sa famille migra à Rome. Plus tard, en étant admis au lectorat, il devint membre du clergé de la ville, en une période où l’Église subissait la grave épreuve de l’hérésie arienne. L’estime de plus en plus grande qui lui était accordée explique qu’en 345, il fut choisi au siège épiscopal de Verceil. Le nouvel évêque commença immédiatement une œuvre intense d’évangélisation d’un territoire encore largement païen, spécialement dans ses zones rurales. Saint Eusèbe s’appliqua tout d’abord à former de dignes ministres de Jésus-Christ et un clergé instruit. Il organisa dans son palais épiscopal une école où les jeunes ecclésiastiques unissaient la vie monastique à la vie cléricale. Ceci allait imprimer sur le clergé de l’Italie du Nord une profonde marque de sainteté apostolique, et susciter des personnalités épiscopales de premier plan.

Solidement formé dans la foi nicéenne, Eusèbe défendit de toutes ses forces la pleine et entière divinité de Jésus-Christ, que le Concile de Nicée avait définie comme étant « de même substance » que le Père.

Le saint évêque de Verceil résista ouvertement à l’empereur et lui reprocha hautement son impiété. Il s’allia à cette fin avec les Pères les plus importants du IVe siècle contre la politique philo-arienne de l’empereur, surtout avec Saint Athanase, porte-drapeau de l’orthodoxie nicéenne.

En l’an 355, dans un concile tenu à Milan par le pape Libère, saint Eusèbe demanda qu’on souscrivît avant tout au symbole de Nicée et refusa de signer la sentence prononcée par les hérétiques contre saint Athanase d’Alexandrie.

Les évêques ariens s’opposèrent au Saint et le firent exiler en Palestine, à Scythopolis, où on lui fit subir d’indignes traitements. Mais Saint Eusèbe, ayant secoué la poussière de ses pieds, et ne redoutant ni les menaces de César ni le tranchant du glaive, accepta l’exil comme une fonction de son ministère.

Les lettres importantes que saint Eusèbe adressa de Scythopolis au clergé et au peuple de Verceil, et à quelques personnes du voisinage, montrent quelles furent envers lui la cruauté et l’insolence effrontée des Ariens. Elles prouvent encore qu’ils ne purent jamais, ni l’abattre par leurs menaces et leurs traitements inhumains, ni l’attirer à leur parti au moyen de ruses adroites et flatteuses.

Déporté, à cause de sa fermeté, de Scythopolis en Cappadoce, et enfin en Thébaïde dans la Haute-Égypte, il supporta les rigueurs de l’exil jusqu’à la mort de Constance. Il lui fut alors permis de rejoindre son troupeau, mais il ne voulut partir qu’après avoir assisté au synode réuni à Alexandrie pour réparer les pertes de la foi.

Il parcourut ensuite les provinces de l’Orient pour rendre à la santé, à l’instar d’un habile médecin, ceux qui étaient infirmes dans la foi, les instruisant dans la doctrine de l’Église. Continuant cette mission salutaire, il passa en Illyrie, et revint enfin dans l’Italie qui, à son retour, se dépouilla de ses vêtements de deuil. Ce fut là qu’il publia les commentaires d’Origène et d’Eusèbe de Césarée sur les Psaumes, commentaires qu’il avait expurgés de toute erreur et traduits du grec en latin. Enfin, illustré par tant d’actions excellentes, il alla recevoir l’inflétrissable couronne de gloire, que tant de souffrances lui avaient méritée. Sa mort eut lieu à Verceil, sous Valentinien et Valens, vers 370.

Sources :

http://sanctoral.com/

Catéchèse de Benoît XVI du 17 Octobre 2007

 

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