« Mon Dieu, si Vous existez, faites que je Vous connaisse… »

1 décembre 2016 : Bienheureux Charles de Foucauld  (Fr. Xavier)

Charles de Foucauld est né à Strasbourg le 15 septembre 1858. A 6 ans, il est orphelin de père et de mère. C’est son grand-père qui le recueille. Il fera sa première communion avec beaucoup de foi. Mais son adolescence sera difficile. Charles a 15 ans, il perd la foi : « Je demeurai sans rien nier, sans rien croire, désespérant de la vérité et ne croyant même pas en Dieu » «A 17 ans, j’étais tout égoïsme, toute impiété, tout désir du mal… Je vivais comme on peut vivre quand la dernière étincelle de foi est éteinte. »

A 20 ans, c’est l’entrée à l’école de cavalerie de Saumur : Charles invite, s’amuse, festoie. Les plaisirs seuls comptent, bien qu’il y trouve finalement un grand ennui. Après avoir été congédié de l’armée pour insubordination, il retourne en Afrique et là, le goût du désert l’envahit. Il veut forcer le Maroc, pays de l’insoumission. Il a 23 ans et se révèle être un homme qui veut prouver sa valeur et qui réussit.

« L’islam a produit en moi un profond bouleversement. La vue de cette foi, de ces âmes vivant dans la continuelle présence de Dieu, m’a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines ! » Mais il comprend aussi que la Vérité n’est pas dans l’Islam. De retour à Paris il prendra du temps dans la solitude pour écrire le récit de ses explorations. A l’église, il supplie durant des heures : « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse… »

Octobre 1886, il va se confesser. A genoux, Charles connaît la grande rencontre de sa vie : désormais Jésus de Nazareth est son unique chemin. «Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui». Il suffit d’un moment pour qu’un cœur se retourne ; il faut beaucoup de temps pour apprendre à aimer. Il s’écoulera 3 ans entre la conversion et l’entrée à la Trappe.

Le 26 janvier 1890 il devient frère Marie-Albéric à Notre-Dame des Neiges, en Ardèche. Mais il lui faut davantage de pauvreté, encore plus d’effacement, 6 mois plus tard il part pour la Syrie où il vivra dans un misérable prieuré pendant 6 ans : « l’Eucharistie est mon tout. Mon âme est dans une paix profonde qui n’a pas cessé depuis mon arrivée ici, qui s’affermit chaque jour. » Mais il n’est encore pas satisfait, il voudrait ressembler davantage à Jésus-Pauvre. « Que faut-il faire pour mieux l’aimer ? » Une question qu’il retourne sans cesse dans son cœur…

Le Supérieur Général de la Trappe comprendra sa vocation spéciale et lui écrira un jour : « La volonté de Dieu est que vous sortiez de la Trappe et que vous alliez vivre à Nazareth même, la vie de Nazareth, la vie de silence et de travail qui est votre désir » ! A Nazareth il s’installe dans une petite cabane au couvent des Clarisses. Sacristain, jardinier, domestique, « Ne cherchez rien d’exceptionnel » lui écrit son père spirituel. Il demeure des heures, des nuits entières à la chapelle, devant le Saint sacrement et garde les yeux fixés sur Celui qu’il aime. Sur de petits cahiers d’écoliers il écrit ses méditations et des commentaires des évangiles. C’est là qu’il écrira la prière d’abandon.

Il quitte Nazareth, et après une année de préparation, il est ordonné prêtre le 9 juin 1901 dans le Diocèse de Viviers. Il demande à revenir au Sahara et il part à Beni Abbès. Il y restera deux années avec ce désir : « Je veux habituer tous les habitants à me regarder comme leur frère, le frère universel ».

 

En août 1905, voulant toujours rejoindre les plus lointains et sur l’invitation de son ami Laperrine, il s’installe à Tamanrasset. Il va y mener une existence tiraillée entre la prière, l’étude, les contacts avec les Touaregs. «De toutes mes forces, je veux montrer à ces pauvres frères égarés que notre religion est toute charité, toute fraternité, que son emblème est un cœur !».

Le 1er décembre 1916, fait prisonnier par un groupe de guerriers Sénousites, il est tué par son jeune gardien pris de panique. Nous sommes en pleine guerre mondiale. Il meurt au milieu des Touaregs le 1er décembre 1916.

Il avait reçu 20 ans auparavant la révélation : « Pense que tu dois mourir Martyr, dépouillé de tout, étendu à terre nu, méconnaissable, couvert de sang et de blessures, violemment et douloureusement tué, et désire que ce soit aujourd’hui »

Le grain est jeté en terre…

[ sources : http://www.eglise.catholique.fr]

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