Ste Odile, « fille de lumière »

Vendredi 16 décembre 2016 : Sainte Odile (✝ 720) (Fr. Joseph)

Nous commençons notre pèlerinage auprès de Notre Dame des Neiges. Nous arrivons avec nous soucis et nos peines, mais aussi avec notre désir de rencontrer Dieu. Sainte Odile, que la sainte Eglise fête aujourd’hui, va nous introduire dans notre pèlerinage. Sa vie va nous montrer que le Seigneur est proche de nous en toutes circonstances, joyeuses et douloureuses, elle va nous montrer que  les peines endurées préparent de grands dons de grâces

Adalric le père de sainte Odile, était duc d’Alsace. Quand sa fille naquit, il fut très irrité : il désirait un garçon qui serait son héritier, or ce fut une fille, plus encore elle était aveugle : c’était pour le duc le déshonneur de la famille. Il ordonna qu’on la fît mourir. Mais la mère de l’enfant l’enleva à la colère du duc en la confiant à une nourrice de confiance qui l’éleva pendant douze ans. Puis elle l’envoya au monastère de Balme (aujourd’hui Baume-les-Dames, entre Besançon et Montbéliard).

Elle était déjà arrivée à l’âge adulte, quand elle reçut le baptême et, à ce moment, elle recouvra miraculeusement la vue. C’est alors qu’elle reçut le nom d’Odile, ce qui veut dire « fille de lumière ». Cette grâce inspira à la jeune fille le désir de ne vivre que pour Dieu dans la virginité.

Le miracle fit grand bruit, mais ne calmait toujours pas Adalric.

Hugues, un de ses fils, entreprit inutilement de le fléchir. Persuadé que la présence de sa sœur changerait les dispositions de son père, il la fit revenir. Mais son père le maltraita si cruellement, qu’Hugues mourut de ses blessures.

Cependant, cet accident finit par ouvrir les yeux au duc ; il détesta ses fautes et reçut sa fille avec joie. Mais d’autres combats attendaient la jeune fille qui avait voué sa virginité à l’Epoux céleste. Son père voulut la marier, bien sûr avec le prétendant de son choix.

Mais sainte Odile demeura inébranlable. Dans le palais paternel, on la vit cultiver l’amour de la pauvreté, garder la solitude au sein même d’une cour bruyante. Elle repoussa avec constance toutes les alliances qui lui furent offertes, et ce ne fut qu’après de longs et rudes combats qu’elle obtint enfin de son père la permission de se consacrer à Dieu.

Adalric laissa alors sa fille suivre le genre de vie qu’elle désirait. Il l’aida même pour établir une communauté de vierges sur une montagne d’où l’on voit presque toute l’Alsace, appelée aujourd’hui le mont Sainte Odile. Il y fit bâtir à ses frais une église et un monastère auquel il attacha de riches domaines.

Plus tard, Adalric, pleinement converti, vint même se retirer auprès de sa fille, ainsi que sa femme, et il mourut dans les exercices de la pénitence. (On voit encore son tombeau sur la montagne de Hohenbourg : Quelques auteurs lui ont donné le titre de saint).

Odile vint donc habiter dans le monastère avec d’autres vierges qui se mirent sous sa conduite. Elle était un exemple pour toutes : indulgente envers toutes, elle n’était dure qu’envers elle-même. La contemplation des choses divines l’attirait continuellement ; elle y consacrait la plus grande partie de la nuit.

La communauté grandit et compta jusqu’à 130 religieuses. Odile leur apprenait par son exemple à allier les exercices de la vie active avec la douceur de la contemplation. Elle avait une tendre charité pour le prochain; et comme les pauvres et les malades ne pouvaient parvenir que difficilement à son monastère, elle fit construire un hôpital pour les recevoir, au bas de la montagne. Elle leur faisait d’abondantes aumônes ; elle-même les visitait chaque jour, leur servait à manger et leur prodiguait ses consolations, pansant, sans dégoût, les ulcères des lépreux. Elle fonda près de son hôpital un monastère qui fut appelé Nidermünster, ce qui veut dire « le monastère d’en bas ».

Enfin, sentant sa mort approcher, elle convoqua ses filles spirituelles ; elle les exhorta à demeurer fidèles à leurs saints engagements, et à ne jamais abandonner la voie qui conduit au ciel. Enfin, ayant reçu le Viatique, elle sortit de cette vie. C’était le 13 décembre, probablement en l’an 720.

Eclairés par la vie si belle de sainte Odile, tournons nos cœurs vers Notre Dame des Neiges et demandons avec confiance :

O Notre Dame, apprenez-nous la fermeté dans les épreuves !

Apprenez-nous la vie intérieure qui permet de dépasser tous les obstacles !

Apprenez-nous la vraie charité et le vrai dévouement envers le prochain !

Apprenez-nous à goûter Jésus l’Epoux divin !

 

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